Par exemple, lors de la guerre des Eyéques, en
' 2. C'est ainsi que le grand-père de l'illustre ammeister Dominique Dietrich (f 1694), Dominique Didier, était venu de Saint-Nicolas en Lorraine s'établir en Alsace . Le fils devint fervent luthérien .
5. On le voit par les noms d'Abry, Macler, etc., qui se trouvent au-dessous de la Confession de foi de 1657.
Mais ils se confondaient assez rapidement avec la population allemande» et les derniers surtout se rattachaient d'autant plus facilement aux paroisses luthériennes officielles, qu'ils appartenaient par leur naissance à l'Eglise de la Confession d'Âugsbourg.
Quant à ceux qui ne voulaient abandonner ni la langue ni le culte de leurs pères» ils étaient obligés de chercher ailleurs la satisfaction de leurs besoins religieux. Ils s'adressaient de préférence à Bischwiller» où se trouvait depuis 1543 une paroisse ré* formée, composée, en partie du moins, de réfugiés huguenots. Parfois le pasteur de cette communauté se hasardait à venir à Strasbourg pour y visiter les malades, mais le Couvent ecclésiastique surveillait ces menées «hérétiques» avec un soin extrême pour empêcher la contagion parmi ses ouailles. En 1597,1e pasteur Jean-Anastase Gaufridy étant venu un peu plus souvent que d'habitude à Strasbourg, le Couvent demanda, par délibération* du 12 novembre, l'expulsion de tous les réformés de la ville ; la Cène réformée fut appelée du haut de la chaire une «goinfrerie de paysans^», et le Magistrat cédant à ces clameurs, décréta, le 10 décembre 1597, que les bourgeois réformés eussent a s'abstenir dorénavant de toute participation à un culte extérieur'. C'était encore un pas de plus fait dans la triste voie de l'intolérance.
Les seules traces d'un culte en langue française
1 . Lettre du duc Jean de Deux-Ponts au Magistrat, ^ déo. 1597. Rœhrich, Reform, im Elsass, HF, p. 174.