Procès-verbaux des XXI, 22 mars 16S
3. Cet usage, si peu favorable à l'attention de l'auditoire pendant le service, et qui est remplacé depuis longtemps dans nos églises par la collecte faite aux portes, subsiste encore dans de nombreux endroits, tant en France qu'en Allemagne et en Angleterre.
réunie pour engager un chantre ou un organiste spécial.» Le Magistrat proposait en conséquence de fixer le lieu de culte au temple de Saint-Thomast de l'inaugurer après les fêtes de Pâques, et de le célébrer tous les jeudis, à neuf heures du matin. Il ne pouvait être question du dimanche, les pasteurs des paroisses officielles de Strasbourg, jaloux de leurs droits, n'entendant pas céder leurs chaires pour aucun des trois services célébrés alors en ce jour. On les trouverait peut-être aujourd'hui de meilleure composition. Le prédicateur ne devait point être astreint à suivre les péricopes prescrites, mais pouvait librement choisir son texte, tout en s'engageant formellement à ne jamais s'écarter de la confession de foi luthérienne ^
Ces propositions furent ratifiées par le Conseil, Ritter agréé comme prédicateur et Tun des aumôniers de THôpital, le sieur Keifflin, mentionné en même temps comme son suppléant éventuel, as'il était assez capable**» L'autorité ecclésiastique proprement dite, le Couvent, n'eut aucune part à cette décision^ provoquée uniquement par les directeurs de l'instruction publique, et ne fut pas même consultée après coup. On se borna simplement à lui notifier l'arrêté du Conseil".
Quand on en vint à fixer les détails d^exécutiou, il se trouva que le titulaire désigné pour la prédication française était trop occupé déjà pour en