‹ Notes pour servir à l'histoire de la gynécologieChapitre 10 sur 22 · NOTÉE · texte numérisé non relu

NOTÉE

buces en quatre parties. Entre ces dissertations, on en trouve quelques-unes sur les maladies des femmes, comme De Furore Uterino, dans la première partie ; De Picà dans la seconde, et De Sterililate dans la troisième. Mais ces dissertations ne contiennent que des raisonnements pathologiques, sans diagnoslie, pronoslic, ni traitement.

Bernard Connor (1695), Anglais ou Irlandais, étudia en médecine à Montpellier vers l'an 1690 et peut-être y prit-il ses degrés : 1l vint ensuite à Paris, où il fut agrégé à la Chambre royale, d’où vient qu'il se donne le titre singulier de e Regia Cameræ Parisiensis Societate. Pendant le séjour qu'il y fit il eut l’occasion de voir un squelette où le tronc du corps, composé des vertèbres, des côtes, de l'os sacrum, ne formaient qu'un seul os.

Il ouvrit aussi le corps d'une femme, y trouva un sarcome considérable dans l'utérus.

Il alla en Italie, y vit : 1° l'éruption du Vésuve ; 2° la grotte del Cane. De retour en Angleterre, 1l publia un livre sur ces quatre sujets

Dissertationes medico-physicæ, De Antris lethiferis, De monts vesuvii incendio, De stupendo officium coaltu, De immani Uteri sarcomate. Oxonn, 1695.

On a un autre ouvrage intitulé : Evangellum Medici sive Medicina mystica, de suspensis naturæ, legibus, sive de miraculis reliquisque ev toux Géluus memoralis, quæ médicæ indigini subjici possunt. Londini, 1697, in-8°.

Jacques Lazerme (1733), docteur et professeur de la Facullé de médecine de Montpellier, fit imprimer à Montpellier en 1751 un abrégé de médecine sous le titre qui suit : Curationes

NORTS EE

Morborum ex scriptis Jacobi Lazerme, Regis Consilari et professoris Medici Monspeliensis excerptæ. Monspeli, 1750. Cet ouvrage fut traduit en français et imprimé en déux tomes sous le titre : Méthode pour guérir les maladies, traduit du latin par M. Lazerme. Paris, 1753. ' | Les maladies sont traitées très succinctement dans cet ouvrage.

On n'y trouve qu’une vaine compilation de recettes communes, triviales, sans aucune théorie, qui mette en état de connaître les causes et les sièges des maladies, les différences qui en distinguent les espèces, les signes qui servent à fonder le pronostic qu'on doit porter, et à déterminer les indications qu'on doit se proposer de remplir.

Ces défauts se font surtout remarquables dans le Traité des maladies des femmes, où l’on ne trouve aucune explication du mécanisme de la menstruation, ni de la cause du retour périodique des règles, où l'on parle des règles immodérées et des règles supprimées, c'est-à-dire du dérangement des règles, sans avoir dit ce qui cause leur cours réglé, où l'on croit donner des recettes pour le chlorosis et la passion hystérique, sans dire un mot des causes qui produisent des maladies si difficiles à expliquer : où l'on enseigne que la descente de la matrice vient du relâchement de ses ligaments, quoique la fausseté de cette opinion soit démontrée : enfin, où l'on croit pouvoir apprendre à traiter les maladies des femmes, sans dire un mot de la structure de cette partie ni de la nature des fonctions auxquelles elle est destinée dans l'état de santé. Avec de telles théories, la médecine retombe dans l'empirisme et se réduit à une simple routine comme dans la seconde époque, car c'est ainsi que les Gordon, les Valescus de Taranta, les Gérard de Solo enseignaient alors la médecine à Montpellier.

Gérard Fitz-Gérald (1758), Irlandais d'origine, docteur et professeur en médecine dans la Faculté de Montpellier, mort en 1748. ;

On a fait imprimer après sa mort un Traité sur les maladies des femmes, sous le titre suivant : Traité des maladies des femmes, traduit du latin, de M. Fitz-Gérald, professeur de médecine en l'Université de Montpellier, 1758.

L'ouvrage est divisé en deux sections, l'une des Maladies chroniques des femmes, qui contient VIII chapitres, et l’autre des Maladies aiguës des femmes, qui en contient autant.

Il traite des maladies des femmes un peu plus en détail que Jacques Lazerme, parce qu'il n'y traite que ces maladies. Mais dans le fond ce sont les mêmes principes, les mêmes opinions, la même pratique.

On dirait que la médecine n'a point changé depuis cent ans, car ces deux ouvrages ne valent pas ce que Rivière enseignait en 1640 dans la même Faculté.

J. Astruc (1761), professeur royal de médecine et médecin consultant du Roi, écrit un Traité des maladies des femmes

en VI livres. | Livres I et IT. — Les maladies des femmes qui sont cau-

sées par les règles.

Livres III et IV. — Des maladies des femmes qui dépendent de l’état de la matrice.

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