‹ Notes pour servir à l'histoire de la gynécologieChapitre 9 sur 22 · Livre IL. — Stérilité de la femme · texte numérisé non relu

Livre IL. — Stérilité de la femme

Dans ce livre IL. Hucher passe en revue toutes les maladies de l'utérus : phlegmons, abcès, ulcères, érysipèle, ædème, skirrhe, cancer, calcul, ascension, descente de matrice, maladies du col, mollesse du col, obstruction du col, rhagades du col el version ulérine appelée perversion, aversion, declina- Ho, inclinalio et obliquitasut -

Livre IE. = Stérilité sympathique de la femme. Livre IV. — Causes cachées de la stérilité ou des maléfices.

Jean Varandé, de Nismes (an 1606), prit le bonnet de docteur en médecine de Montpellier en 1587, y fut nommé professeur en 1597, parvint au décanat en 1609 et mourut en

De Morbis mulierum Libri I, in lucem editi, opera: Romani à Costa. Monspessuli, 1620, in &° :

Ce qu’il y a de surprenant, c'est que le même ouvrage parait être imprimé en 1619 à Lyon : Operà, dit-on, Petri Mylei Doctoris Medici, ce qui prouve que ce hvre a, été donné au publie par les Ecoliers de Varandé, qui s'empres-

AE ESTONIE ; sérent de le faire imprimer sur les cahiers qu'il leur avait dictés.

Cet ouvrage est clair et méthodique. La théorie est celle de son temps, mais la pratique se ressent trop de la polypharmacie des Arabes.

François Ranchin (1627), de Montpellier, docteur en médecine de cette Faculté en 1592, devint professeur en 1605, à la place de Jean Saporta, qui était mort, et 1l fut élu chancelier en 1612 à la place d'André du Laurent. Il mourut en

Opuscula medica, utili jucundàque rerum varietate referta, publici juris facta curà et studio Henrici Gras, doctoris medici Monspeliensis. Lugduni, 1627, in-4°.

Il y a dans ce recueil un traité De morbis virginum, divisé en trois sections, où Ranchin traite plusieurs questions, qui intéressent les maladies des femmes, mais où il ne dit rien qui n’eût été déjà dit plusieurs fois.

Il a composé également : Tractatus de morbis ante partum, in partu et post partum.

Livre [ (1645) (posthume). — Ce titre dit assez la division de l'ouvrage. Il traite de la grossesse, de son régime. Vomissements, faiblesse, douleurs des dents, des lombes, envies, maux de tête.

Livre If. — Il traite des femps de l'accouchement, des signes du travail, difficulté du travail, etc.

Livre IT. — Du régime de l'accouchée, hémorragie après l'accouchement, hémorroïdes, diarrhée puerpérale, défaut de lait, excès de lait, des maladies aiguës de la grossesse.

Lazare Rivière (1640), de Montpellier, prit ses degrés en 1611, dans la Faculté de cette ville, y fut nommé professeur en 1622 à la place de Laurent Coudin, mort en 1620 ; remplit cel emploi avec honneur jusqu'en 1655, date de sa mort, 66 ans.

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Ce professeur a composé « Des institutions de médecine », qui était un fort bon traité dans son temps ; mais son prineipal ouvrage est un cours de maladies intitulé Praxis medica. Ce livre eut beaucouup de succès. Bientôt Lazare Rivière Joignit à ce livre une {héorie suivant les principes de son temps, et le traité fut imprimé dans cet état à Paris, in-8°, en

On traite dans cel ouvrage de toutes les maladies du corps en XVII livres.

Le XV° en enter est destiné aux maladies des femmes, qui y sont expliquées avec netteté et pour lesquelles on propose une curalion très sensée, de sorte qu'un médecin judicieux peut avec ce seul secours faire la médecine avec succès.

Il ne faut pas dissimuler que Rivière suit ordinairement Ssennert pas à pas et souvent sans le citer.

Au reste, un certain Bernardin Chrisiin, de l’île de Corse, qui avait étudié en médecine à Montpellier sous Rivière, qui s'était fait ensuite cordelier et qui ne laissait pas de pratiquer la médecine, après avoir compilé quelques secrets de chimie, eut la hardiesse, pour les autoriser, de les faire imprimer à Venise, en 1676, sous le nom de Rivière. Mais Jean Chatelain, doyen de Montpellier, dit que ce Christin a faussement attribué ces secrets à ce professeur.

Praxeos medicæ, livre XV, de Lazare Rivière. — Suppression des règles. — Les causes peuvent en êlre rapportées à l'utérus lui-même, à ses vaisseaux, au sang.

Surabondance des règles, Fleurs blanches, qu'il traite avec des feuilles de chêne (décoction) et les médicaments astringentis.

Inflammaltion de l'ulérus. — Ses causes sont : un tempérament sanguin, bilieux, un relâchement de l'utérus, le froid, la chaleur, des règles trop abondantes, excitalions des parlies, pessaires ou médicaments excilants, suppression des

SN OA PL SE EE ne LR LAN eg ARE 1 IRAN SPC AR Lo P SE Det SR NE

règles. Une malade qui reste au lit trop longtemps peut avoir un déplacement de l'utérus dans lequel le sang peut se transporter, ainsi que d’autres humeurs, contractions trop violentes d'un accouchement.

Traitement. — Injections de lait et d'opium avec un peu d'eau de roses, liniment d'huile de rose, lotus dans du vinagre ou onguent de rose, cérat de santal.

Ulcère de l'utérus. Skirrhe de l'utérus. — Ses causes sont : les règles, les lochies des femmes en couches, l'air froid, l'eau froide, la suppression des règles. Le sang se condense et produit en partie le skirrhe.

Cancer utérin. — Même explication que pour le skirrhe et même division que dans les autres ouvrages analysés : en cancers ulcérés et non ulcérés.

Gangrène et sphacèle de l'utérus, utérus prolabé, ulérus clos, accouchements.

‘Troisième Période

En 1553, la circulation du sang est découverte. A cette époque les ouvertures de cadavres sont plus fréquentes, mais il est arrivé souvent qu'on a pris l'effet du mal pour la cause. La pharmacie n’est plus chargée d’un si grand nombre de remèdes. On est entièrement revenu de la faiblesse que nos pères avaient eue pour l'astrologie et les talismans. L'Amérique à fourni le quinquina, l'ipécacuanha, le simarouba.

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Antoine Menjot (1667), de Paris, étudia en médecine dans la Faculté de Montpellier, où il prit ses degrés en 1636. Il vint ensuile exercer la médecine à Paris avec une charge de médecin du Roi et il mourut, avant 1697, âgé de plus de 80 ans, |

Ja composé plusieurs dissertations pathologiques, distri-

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