semtis
Les aiguillons sont droits, rarement un peu arqués : Tel qu’il est constitué, ce groupe est un des plus reconnaissables et ne peut être confondu avec celui des ■Tomentosæ ; un seul caractère suffirait à l’en distinguer, c’est celui si important des sépales persistants, vivant de la vie du réceptacle florifère et ne se désarticulant jamais.
Les Villeuses sont classées dans les ouvrages spéciaux d’après la présence des glandes, la largeur des folioles, la grosseur du fruit : tous caractères ayant peu de valeur. Nous n’avons jamais pu rencontrer une Villeuse complètement églanduleuse, tant sur des individus vivants que sur des échantillons d’herbier. Les Rosa Pomiferaei Recondita; Grenieriet Resinosoïdes, nous ont paru semblables deux à deux et ne différer entre eux que par la grandeur des folioles. La grosseur du fruit ne saurait non plus être invoquée, car on peut trouver des fruits très gros dans le R. Pomifera, moyens dans le R. Grenieri, petits dans le R. Minuta (Bor :).
Il n’y a donc pour nous qu'un seul type spécifique, le Rosa Pomifera (Hermann).
Les Villosæ sont des plantes essentiellement montagneuses, signalées dans l’Europe centrale et boréale, la région Gaucasique, les montagnes de la Grèce : elles n’ont pas été signalées en Asie, en Afrique et en Amérique.
A la suite de l’étude des roses proprement dites, il nous reste à dire quelques mots d’une plante
intéressante, tour à tour placée et retirée du genre Rosa : le Hulthemia Berberifolia.
La rose à feuilles de Berberis a été décrite pour la première fois par Pallas. C’est Dumortier qui en 1824 proposa le nom de Hulthemia en l’honneur d’un amateur belge Van Hultheim : Bindley, créa le genre Lowea, et Bunge augmenta la nomenclature du Rhodopsis.
VHulthemia peut être ainsi décrit : sous-arbrisseau très petit, très rameux, entièrement glabre ou légèrement velu (v. Velutina^ Per :). à aiguillons tous stipulaires, presque opposés, étalés, légèrement incurvés; folioles ovales, plus ou moins étroites (v. Stenophylla, Boissier), subsessiles, dentées : fleurs solitaires terminales jaunes, à onglet des pétales, marqué d’une large tache pourpre, à réceptacle florifère hérissé, à sépales aigus-lancéolés, velus sur le dos, étalés persistants. Les carpelles sont parfaitement glabres; le fruit est globuleux, resserré au sommet.
On a beaucoup discuté pour savoir si la feuille unique était bien une feuille ou des stipules connées imitant les feuilles et prenant leur place : d’après la majorité des rhodologues qui ont pu étudier cette plante, on doit pencher vers la première idée. Cette plante est rare dans nos jardins où elle pousse difficilement : son hybride formé avec le R. Invo~ lucrata {R. Hardyi., Paxton) est plus connu ; nous avons pu l’étudier à notre aise et nous nous
sommes rendu compte de la structure florale de cette singulière espèce dont l'a fleur est exactement celle de VHuUhemia.
Le genre monotype HuUhemia est essentiellement asiatique et habite les localités les plus sèches, les plus arides de la Perse, où il forme des ,buissons, et sert à chauffer les fours : on l’a retrouvé dans la Songarie chinoise et plus récemment croyonsnous^ dans» le Turkestan.,