‹ Notes pour servir à l'histoire des classifications dans les espèces du genre rosaChapitre 10 sur 18 · V. glabra · texte numérisé non relu

V. glabra

uniscrrata.

biserrata.

, i uniserrata.

r. pubescens t,.

I biserrata.

Chacune de ces variétés peut se présenter avec les pédoncules floraux glabres, velus, glanduleux.

Les Caninæ sont réparties abondamment dans l’ancien continent depuis Madère et Ténériffe jusqu’aux régions boréales : elles ne dépassent pas les régions occidentales de l’Asie, n’existent pas

clans l’Asie centrale et orientale et ne se retrouvent cjue naturalisées en Améric{ue clans le haut Mexique II. Montezumæ (Hmb. et Bonpl.).

Kubi(|;inosiii‘ (D. G.).

I.e groupe des Rubigineuses^ si voisin des Canines est formé d’une nombreuse cohorte de variétés éminemment caractérisées par la présence de glandes subfoliaires généralement odorantes (odeur de pomme de Reinette). Suivant que ces glandes existent ou manquent, on a fait les 3 séries des Suavifbliæ^ Micranthæ et Sepiaceæ {Pseudo-Rubiginosæ). On peut ainsi les définir : arbrisseaux à aiguillons de deux sortes ou bien conformes, folioles médiocres ou petites chargées de glandes subfoliaires et quelquefois dans le jeune âge suprafoliaires, doublement dentées à dents fortement glanduleuses composées plus ou moins aiguës et profondes ; quelquefois les folioles sont pubescentes légèrement, dans d’autres cas elles sont complètement glabres ; il en est de même des pétioles; pédoncules et réceptacles fructifères bispides-glanduleux, à sépales glanduleux caducs, quelquefois dressés après l’antbèse, mais tombant à la maturité; pétales babitiiellement assez peu larges, blancs ou roses foncés.

Les Ruhiginosæ Veræ sont en outre de ces caractères communs, couvertes d’aiguillons de deux sortes, les uns crochus, les autres plus nombreux, grêles, droits, sétacés ; les rejets stériles sont droits, roi-

des; les corolles d’un rose-vif;les rameaux forment un buisson compact; le fruit mûr est pulpeux, désagréable au goût, laissant de l'amertume dans la bouche. Le nom de R. Rubiginosa est appliqué à bien des formes : le type de l’herbier de Linné, serait le R. Comosa., Rip.) celui décrit dans le Mantissa^ le R. Apricoimm., tous deux à fruits globuleux. Pour les auteurs qui le décrivent à fruits ovoïdes, c’est une forme appartenant à une autre section R. Permixta (De.sg.). Il est certain que les R. Apricoruin et Comosa ne doivent pas être séparés l’un de l’autre, les sépales prétendus persistants du second tombant avec la plus grande facilité naturellement : quant au R.

(Lem.) c’est une belle variation très fréquente dans laquelle les fleurs .sont disposées en ombelle le plus souvent triflore : ces trois espèces doivent donc, à notre sens rentrer l’une dans l’autre, sous le nom plus ancien de R. Rubiginosa (L.).

Dans les Micranthæ, les aiguillons sont uniformes, crochus, non entremêlés de soies glanduleuses, les rejets stériles flexueux en zigzags, les corolles petites, blanches ou pâles, le buisson lâche, les fruits acidulés non désagréables au goût : les glandes sont. moins odorantes : les formes les plus communes sont les R. Diminula [Borem)] Micrantha {Smiih) ] Permixta (Desg.).

Les styles velus ou hérissés dans les Suavifoliæ sont habituellement glabres ou glabrescents dans les Micrantliæ.

Dans les Sepiaceæ caractérisées par la forme des feuilles lancéolées, atténuées aux extrémités, cà dents profondes aiguës, les pédoncules sont très rarement hispides-glanduleux, les fleurs sont blanches, quelquefois roses.

Le Rosa Sepiiim (Th.)est le type de cette sous-sec tion, il est très polymorphe et a donné lieu à la création de quelques espèces qu’il est bien difficile d’en distinguer avec certitude [R. Arvaiica, R. Virgultorum) dans lesquelles les fruits sont sphériques ou ovoïdes, les pétioles tomenteux ou non. Le Rosa Biturigensis (Boreau), qu’on rapporte à cette division nous paraît mieux caractérisé et nous ne sommes pas éloignés d’y voir une bonne espèce : il tient beaucoup par le port du R. Spinosissima, auquel Schültz le rapporte comme hybride. M. Royer {Flore de to Côte-c?’Or), le compare aux deux parents présumés et fait observer que les fleurs sont souvent stériles : les fleurs sont roses, les aiguillons très nombreux, droits, sétacés; dans les échantillons recueillis dans le département de l’Aube, les tiges sont presque inermes et diffèrent beaucoup du type des environs de Bourges.

C’est encore à cette sous-section qu’appartiendrait d’après M. Deséglise, le Rosa Klukii, mais il résulte des recherches de Grépin, que cette espèce est des plus ob,scure et qu’on ne peut rien affirmer de certain à son sujet : d’après Borbas, ce serait le R. Inodora (Fries); d’après Deséglise

la plante des auteurs français serait sen Rom Subdola, dont les pédoncules présentent, quelques poils glanduleux; dans la plante du Caucase, ils seraient lisses et les styles soudés en colonne (par suite d’un accident fréquent pendant la dessiccation).

Les Rubiginosæ nous semblent devoir être présentées ainsi :

R. Rubiginosa, L. — Gum variantifiius R. Micrantha (SiniUi}. —

/f, Sepwm (Thuillier). —

Les Micranthées sont plus répandues que les Suavifoliæ qui ne se trouvent point dans la région Caucasique : les Rubigineuses se trouvent aux Canaries, habitent le plateau central de l’Europe et manquent en Amérique.

Orientales (Crépin). — Hispanicio (Christ), p. p.

Petite section détachée des Rubigineuses et ayant des rapports avec les Vülosæ. Les espèces qui la composent forment de petits sous-arbrisseaux en buissons compacts, glanduleux ou tomenteux : les aiguillons sont conformes ou dimorphes, les fleurs roses ou blanches, le fruit précoce, couronné par les divisions calicinales persistantes. Les folioles sont souvent glanduleuses sur les deux faces.

Flore albo — R. Sepimil Flore roseo — R. Riliirigensis.

Pedunculis glandulosis — R. Subdola.

Les espèces qui composent ce groupe habitent la région méditerranéenne et s’avancent depuis l’Asie- Mineure et la Grèce jusqu’à l’île de Corse et peutêtre aux Alpes Maritimes. La seule espèce française est, jusqu’à ce jour, le Rosa Seraphini{\i\ :)^ dont le lieu d’origine est la Corse : on le retrouve au Maroc; c’est sur des échantillons vivants de ce pays que nous avons pu l’étudier : les fleurs sont blanches, les feuilles glanduleuses sur les deux faces, petites, coriaces, à odeur désagréable rappelant celle de certains Rhus, le fruit mûrit de très bonne heure et très rapidement aussi tombent les pièces calicinales.

Tomentonte (Desôgliso).

Groupe renfermant un grand nombre de formes difficiles à répartir en divisions nettement tranchées : les espèces ont été fondées avant tout sur la présence des glandes subfoliaires et la dentelure- des folioles, caractères encore plus variables dans ce groupe que dans tous les autres.

Arbrisseaux lâches, à tiges stériles, longuement arquées au sommet; aiguillons assez grêles, peu comprimés à la base, un peu arqués, rarement droits ; folioles plus ou moins pube.scentes-tomenteu.ses, rarement glabres ou glabrescentes, églanduleuses ou non sur le parenchyme ou les nervures, surdentées ou non ; corolle d’un rose-pâle ou blanche ; sépales plus ou moins rapidement caducs, mais finissant par .se désarticuler à la maturité.

M. Deséglise distingue les Tomentosæ Veræ et les Pomiferæ, mais ces dernières sont extrêmement distinctes {Villosæ) : les Tomentosæ ont avant tout d’intimes affinités avec les Canines^ surtout avec les Tomentellæ.

La présence de dents glanduleuses ou de dents simples, ne doit pas prendre une trop grande importance dans ce groupe : ainsi le R. Dumosa se présente à dents simples et à dents glanduleuses seulement dans les folioles inférieures des ramuscules florifères : L’importance des glandes n’est pas non plus à exagérer, ainsi des Tomenteuses habituellement églanduleuses présentent parfois des folioles avec quelques glandes à la base de la nervure médiane : une sous-section des Transitoriæ pourrait donc être établie comme dans les Caninæ.

Les formes à dents simples sont relativement rares dans ce groupe et suivant les principes que nous avons énoncés au commencement de ce travail elles correspondent à un état églanduleux : nous n’avons remarqué que le R. Pellita (Rip.), à fleurs blanches, à pédicelles et réceptacles hispides-glanduleux, à folioles très fortement tomenteuses; c’est d’après M. Deséglise la même plante que le R. Cinerascens (Dum.) que son auteur indique comme couronné par les sépales persistants (mais probablement jusqu’à la maturité seulement), et à fleurs roses : or, notre plante, vue et nommée par le D’’ Ripart, présente des fleurs du plus beau blanc : peut-on

réunir ces deux plantes ? Nous sommes tout disposé à le faire, ne voyant pas de différences plus considébles entre elles.

l'armiles formes à .dents composées glanduleuses, nous pouvons citer les Rosa SubglobosaQÏ Tomentosa que nous ne croyons pas séparables autrement que par la forme des fruits : c’est le R. Tomentosa qui établit le plus nettement le passage des TomenteU’ ses aux Canines. Ges formes sont généralement églanduleuses, mais elles se relient aux glanduleuses par des modifications du R. Tomentosa que Grépin a classées dans un groupe des Semi-Glandulosæ, portant des glandes seulement sur les feuilles inférieures.

Parmi les espèces manifestement glanduleuses, la plus fréquente dans notre région est le R. Cuspidatoïdes (Grépin) confondu longtemps avec le R. Cuspidata du Gaucase. Gette rose assez répandue dans l’Europe occidentale serait, d’après Borbas, une villeuse à sépales persistants kabitant spécialement la Suède, tandis que la plante française serait le R. Pseudo - Cuspidoia (Gr.). Nous avons communiqué des échantillons que nous avions ainsi dénommés à M. Grépin, le meilleur juge dans ce différend, et celui-ci y a reconnu son R. Cuspidedoïdes.

Le R. Terebinthinacea (Besser) indiqué dans le département de l’Yonne par Boreau, ne serait également que le R. Pseudo-Terebinthinaeea{ïiQThm) : le typo de Besser, très rare dans les grands herbiers,

serait une forme remarquable du R. Tomentosa^ et caractérisée par des aiguillons dimorphes : la plante ainsi nommée par Deséglise est une Gallicane^ R. Subdolida^ celle de Grenier correspond au R. Coriifolia.

Pour nous et après mûr examen, nous ne pouvons admettre qu’un seul type spécifique :

1 ^ , . , ( fbliolis-l

Eqlandulosai , „

( vel 2-seFratis

Glandulosa

Les Tomenteuses sont plus répandues que les Rubigineuses et les' Canines ; elles habitent l’Europe centrale et occidentale, la région Gaucasique, l’Asie- Mineure, l’Arménie, le Lazistan : elles ne sont point citées en Afrique et dans le Nouveau Continent, tandis que les Canines existent en Afrique ainsi que les Rubigineuses.

VUIasæ (Crépin).

Les Villeuses séparées à juste raison des Tomenteuses en sont distinctes par le port des arbrisseaux à tiges droites, non arquées au sommet; par les folioles plus allongées, toujours à dents composées glanduleuses, les fleurs roses, les fruits très gros pomifères, couronnés par les sépales connivents persistants : ces caractères et la villosité de toutes les parties les rapprochent des Sabinüv et des OrHentales.

folioliis

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