‹ Notes pour servir à l'histoire du Général Richard MontgomeryChapitre 12 sur 13 · TOMBE DE MONTGOMERY DANS L’ÉGLISE DE SAINT-PAUL, A NEW-YOKK · texte numérisé non relu

TOMBE DE MONTGOMERY DANS L’ÉGLISE DE SAINT-PAUL, A NEW-YOKK

à la postérité le souvenir reconnaissant que la patrie américaine conserve de la conduite patriotique , de l'esprit d' entreprise et de la persévérance du major-général Richard Montgomery . Après une série de succès remportés au milieu des obstacles les plus décourageants, il fut tué sous les murs de Québec, pendant l'attaque faite par lui contre cette ville, le 31 décembre 1775. Il était âgé de trente-sept ans.

Le major-général George Cullum, qui a écrit beaucoup sur l’histoire militaire des Etats-Unis, dit que Richard Montgomery avait l’intrépidité et la taille de Ney, la fermeté de Macdonald, l’énergie de Masséna, la prudence de Soult, la décision de Davoust, la froideur de Suchet et l’élan de Lannes.

Les seuls souvenirs personnels qui restent aujourd’hui de Montgomery sont les quelques lettres que vous venez de lire, sa

NOTES SUR LE

correspondance avec le général Scbuyler, qui est aux archives de Washington, sa montre et son cachet encore aujourd’hui dans la famille, et son sabre qui est déposé au musée de la Virginie. Lady Ranelagh envoya, quelque temps après la mort du général, un excellent portrait de lui, à Mme Montgomery. Il représente le général à l’âge de vingt-cinq ans. Il a une belle tête qu’il porte hère et haute, une physionomie franche, décidée, l’œil un peu rêveur, l'allure martiale et distinguée.

En songeant à l’exhubérance de vie, de force, de jeunesse que présente ce portrait de Montgomery, et en rapprochant toutes ces belles choses de la description que le colonel Livingston nous donne de l’état où

il retrouva les restes du général, on ne peut s’empêcher de répéter les dernières paroles qu’il disait à sa femme en la quittant pour aller combattre et mourir :

— Tis a mad world my masters. I once t J lo u o ht so : now I know it.

— Nous traversons un monde méchant, mes maîtres. Jadis, je m’en doutais : aujourd’hui je le sais.

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