PRÈS-DE-VIL:,E ENDROIT OU MONTGOMERY A ÉTÉ TUÉ
ques jours auparavant en faisant une reconnaissance autour de la ville le général avait eu le cheval de sa cariole tué par un boulet.
Le corps d'armée de Montgomery était presque nu ; il était affamé. A ses hommes rangés en bataille, Montgomery tint ce langage :
—Soldats de New-York, vous n'aurez pas peur de suivre votre général partout où il vous conduira.— En avant! marche !
À ce moment trois compagnies du détachement de Arnold refusèrent de marcher.
Montgomery leur parla de courage, d’honneur. Ces mâles paroles les ramenèrent au devoir. Chaque homme pour se reconnaître portait écrit sur un papier ou sur une écorce ces mots : La liberté ou la mort.
Enveloppés dans une tempête de neige terrible, les soldats américains marchèrent jusqu'auprès de la barrière de Près-de- Ville.
Pendant ce temps-là, Arnold avec son
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contingent se glissait du côté de Saint-Roch, avec mission d'enlever les barricades et l'artillerie du Sault-au Matelot ; Livingston dirigeait une fausse attaque contre la porte Saint-Jean ; le major Brown en faisait autant du côté de la Citadelle.
À quatre heures du matin, toutes les colonnes ennemies étaient parvenues au rendez-vous assigné. Rien dans Québec ne décelait qu'on s'était aperçu de l'approche de l'ennemi. Rien au dehors n'indiquait à l'ennemi que l'éveil était donné, et que partout nos postes avaient été doublés.
Tout à coup deux fusées montèrent dans le ciel noir, et ce fut le signal.
Alors la ville s'enveloppa comme dans une ceinture de fer et de feu.
La porte Saint-Louis tremblait sur ses gonds, le Sault-au-Matelot versait la mitraille sur Saint-Roch. La porte Saint-Jean
s'éclairait de sinistres lueurs. Une pluie de
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