‹ Notes pour servir à l'histoire du général Richard Montgomery [microforme]Chapitre 7 sur 30 · ES · texte numérisé non relu

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‘“__Ménagez votre vie, lui dit celui-ci affectueusement.

“__Père, vous voulez dire mon honneur, reprit Montgomery.

‘“ En passant devant sa maison, Montgomery détourna la tête en disant à l’un de ses compagnons :

‘“—Je ne dois pas regarder de ce côté-là.

“ Il partit pour New-York, où devait bientôt passer Washington, en route pour Boston. Il trouva la ville sur pied : on l'attendait. La milice était sous les armes, les cloches carillonnaient, les tambours battaient la générale. Rendu dans Broadway, il vit passer Washington. Montgomery était dans une maison sise en face de l'hôtel de ville. Le futur président des Etats-Unis remit leurs brevets d'officier général à

Schuyler et à Richard, ainsi que leurs ins-

tructions. Montgomery demanda à Wash-

ui-Ci ington de l’attacher à sa personne. Celui-ci lui répondit :

leur, — Général, vous avez une rude besogne

| à faire vous-même. Je me fie à vous sur

tout et pour tout.

Les ‘“ Washington ne fit pas long séjour à New-York ; il partit de suite. Il voyageait Eh. en sx/ky traîné par une paire de chevaux blancs. Son uniforme était bleu ; il avait une is ceinture pourpre et un chapeau à plume.

Pre Tout ceci sembla déplaire au gouverneur Hu anglais Tryon.

re ‘ Partout on s'était mis à conspirer. Mont- ; bat- gomery était tenu au courant de ce qui se ee passait, et, pour éviter l’effusion du sang, il PARTY donna au oouverneur Tryon le conseil de hôtel retourner en Angleterre, ce que fit ce der- Unis nier, la nuit même où lui parvint cet avis al à officieux.

ins- “ En ouvrant sa commission, Montgo-

ash- ï mery trouva en blanc tous les brevets des

ni 2 0 Va t KAD sr À died cé ù ù D as rss cer à Te AN an ee ma ER "à

officiers de sa brigade. Telle était la confance qu'il inspirait, qu'on lui en laissait entièrement le choix.

‘“ À quelques jours de là, arriva le compte rendu de la bataille de Bunker's Hill. Les journaux anglais en publiaient le récit. Ils étaient en grand deuil. Enfin le sang avait coulé ; les Américains avaient été battus dans leur premier combat. Les quartiers du général étaient remplis de gens à longues figures. Ils demandaient des nouvelles ou des encouragements.

“ __Messieurs, leur dit-il, je suis satisfait ! ce que je craignais n'est pas arrivé. Les Américains se sont battus. Ils ont tenu tête, et c’est là une expérience dont l'Anglais se souviendra.

“ Les loyalistes se mirent à jubiler en apprenant le succès des troupes anglaises.

Plusieurs dames vinrent réclamer la protec-

tion du quartier général. Les messieurs de

leur côté ne se pressèrent pas de demander des brevets d’officier à Montgomery. Seuls, les ouvriers vinrent spontanément s'offrir.

Le général les accepta, et quand les cadres de la brigade furent remplis, il eut la satisfaction de refuser plusieurs de ces ‘“ cockneys ” qui s'offrirent, mais trop tard.

“__Vous auriez dû être les premiers, leur dit-il brusquement ; soyez maintenant soldats de deuxième classe.

‘“ Montgomery partit pour Ticondéraga avec 4,000 hommes. En route il eut plusieurs malades et déserteurs. Peu habitués à la guerre, plusieurs se sauvaient même au bruit que faisait la chute d’une feuille,

“ Montgomery, dégoûté, offrit trois fois sa démission. Le Congrès refusa chaque fois, lui promettant delui envoyer 10,000 hommes de troupes. Ils n’arrivaient jamais. Sa patience était à bout. Lecommandanten chef Schuyler

était malade, ce qui faisait traîner la cam-

pagne. À peine arrivé sur les bords du lac Champlain, Montgomery embarqua ses troupes. ;\u fort Chambly, le canon fut tiré pour la première fois. La maladie du général Schuyler força ce dernier à retourner chez lui. Peu aprèsle fort Saint-Jean se rendit, et, coincidence remarquable, celui quile commandait était ce même majorqui,en obtenantune promotion au détriment de Montgomery, avait dégoûté ce dernierdu service militaire anglais

‘“ Chacun sait comment s'opéra la reddition de Montréal.

‘“ Montgomery a toujours été sous l'impression que cette ville aurait pu se défendre plus vigoureusement.

“Les officiers anglais défilèrent, écrit-il, devant mes soldats, sans que je fisse semblant de les voir. J'en rougis encore pour l'uniforme de Sa Majesté, mais les troupes se rendirent prisonnières dès qu'elles virent quelques pièces en batterie.

‘“ Montgomery voulait passer l'hiver à Montréal. Les troupes étaient en haillons, et l'on n'avait plus de vivres. Les demandes de renforts restaient sans réponse. Le général se démit encore deux fois de son grade, sans pouvoir faire accepter sa démission.

Ce fut alors que la marche mémorable d’Arnold à travers les solitudes du Kennebec et de la Chaudière vint dérouter tous les plans de Montgomery et le mena sur le

chemin du sacrifice et du martyre militaire.”

Ici se termine ce manuscrit trop court de Mme Montgomery.

Au moment de son mariage, ce brave soldat était loin de rêver encore aux gloires

et aux horreurs de la guerre.

—Mon mari n'a plus qu'une ambition disait sa femme ; il ne rêve plus que la vie

des champs. Il aime sa famille, ses livres,

ses rares amis. [l se complait dans ce petit monde où il est fort prisé et fort aimé.

L'agriculture trouve en lui un adepte dévoué. Il partage son temps entre sa ferme et son

moulin.

Hélas ! deux ans employés ainsi passent vite. Tout ce bonheur, toute cette tranquillité furent brisés le jour où Montgomery fut élu député pour le comté de Duchesse et fit partie de la première Convention provinciale.

Ce fut vers ce temps-là que parut un document précieux pour notre histoire, M.

Alfred Garneau m'a fait le plaisir de m'en

donner ce résumé.

“ Lettre adresssé aux habitants de la

Province de Québec ci-devant le Canada.

| De la part du Congrès Général de l'Amé- | rique Septentrionale, tenu à Philadelphie.

e petit aimé.

évoué.

et son

Jassent e tranromery chesse

ention

rut un re, M.

e m'en

de la Canada.

l'Amédelphie.

eu mena

Imprimé et publié par ordre du Congrès, A Philadelphie, De l'imprimerie de Fleury Mesplet.

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