M.DCC.LXXIV
Cette lettre est signée:
‘# Par ordre du Congrès.
26 octobre 1774. |
Henry Middleton, président.’
Ce congrès avait débuté le 6 septembre
1774. Voici le commencement de cette |
lettre : elle a 18 pages.
‘“ Aux habitans de la province de Québec. Amis et Concitoyens, ?
Hampshire, de Massachusetts Bay, de Rhode-Island
& des Flantations de Providence, du Connecticut,
de la Nouvelle-York, du Nouveau-Jersey, de la
| “ Nous les Délégués des colonies du nouveau | |
Pennsylvanie, des comtés de New-Castle, Kent et Sussex sur le feuve de la Ware, du Maryland, de la Virginie & des Carolines septentrionale & méridionale, ayant été députés par les habitans des dites Colonies pour les représenter dans un Congrès général à Philadelphie, dans la province de Pennsylvanie, &c, &c.”
M. Rodrigue Masson, de Terrebonne possède un exemplaire de cette lettre.
M. Garneau joignait à ce résumé le document suivant. Il prouve jusqu’à quel point nos ancêtres étaient sollicités par le
Congrès.
“To Francis Guillot of River Duloup : Gentleman—
‘“ Relying Especial Trust & Confidence in Your Friendship Zeal & Attachement to the cause of Liberty & Relying upon Your Exertions to Oppose & Frustrate the Cruel Designs of a Wicked Ministry form'd against the Lives & Liberties & Properties of the Inhabitants of the Thirteen United Colonies of America which if Carried into Execution must in its Opperation prove as fatal to this & the other
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GÉNÉRAL RICHARD MONTGOMERY 27 American Colonies as those which have already united in Opposition to the Wicked Designs of Administration, I do by Virtue of the power & authority Delegated to me by the Honorable the Continental Congress appoint you the said Françis Guillot to bé Captain of an Independant Company of such Brave French Canadians as you may already have or may hereafter Inlist to Act in Concert with the American troops in Opposition to the Ministerial Army in Canada. You are from time to time to Receive & Obey such Directions as you shall receive from the Commander in Chief, or other Your Superior Officers, the pay of yourself, your under Officers & Soldiers to be the same as any other Troops sent here under the Command (sic) & Direction of the Continental Congress : given at Head Quarters at Sorrell the 7th day June 1776.
JNo. SULLIVAN, Commander of the Continental forces in Canada.
M. Alfred Garneau annotait ainsi ce curieux document : ‘‘ J'ai trouvé cette pièce entre les feuilles d’un manuscrit in-folio
acheté le 15 octobre 1870 à Québec, par
moi, chez l’encanteur Park, rue Saint-Jean.
Ce manuscrit appartient aujourd’hui à M.
l'Abbé Verreau, principal de l’école Normale Jacques-Cartier, Montréal.”
Le peuple ne répondit guère à ces appels.
Il suivit l'exemple du clergé. Je puise encore dans les carnets de M. Garneau la curieuse lettre suivante écrite à Carleton par le vicaire-général, M. de Montgolfier. Elle donne une idée des agissements du temps.
Je lui conserve son orthographe :
montréal 21 juin 1776.
Monseigneur
il y a tant de choses a dire, que je me trouve presque obligé a garder le silence, par la difficulté du choix de matieres qui peuvent être plus intéressantes, ou de celle qui pourroient vous être inconnues, et agreables ou utiles.
ce qui y a dessentiel et de certain cest quaux approches de larmee de Mr. carleton tous les ennemis ont disparu, et se sont retires, je ne scais ou audela du lac champlain. ils ont brulé dans leur fuite, le fort
t- Jean.
ormale
appels.
+ puise neau la ton par r. Elle
temps.
in 1776.
e trouve fculté du ressantes, nues, et
st quaux s ennemis pu audela ite, le fort
GÉNÉRAL RICHARD MONTGOMERY 29 chambly, et les mauvaises baraques de St. jean. les troupes du roy sont en possession du fort St. jean, et il y a une garnison de cinq ou six cent hommes. il n’est pas possible pour le present de poursuivre plus loing les fuyards, parceque le roy na absolument, ny barques ny bateaux sur ce lac. son excellence les avait poursuivi en personne, jusques à quelques lieux au dela de la prairie, mais ayant appris la quil navait plus dennemis a combattre dans cette province (car tous les canadiens sont fidèles et braves aujourd huy). il est tourné du coté de montreal, ou il a fait son entree triomphante hyer a midi. j'ai eu l’nonneur de le recevoir et de le complimenter le premier au sortir de son bateau, sur la greve ; et de laccompagner ensuite au travers de toute la troupe, et aux acclamations du peuple, depuis la porte du port, jusques à son hotel, la maison de Mr. deschambaux, ou lencienne intendance, pres de bon secours. je vous envois cy joint copie de mon compliment, un peu plus bas, mais ou il y a du vray. les rejouissances ont continué toute la nuit, pendant laquelle il y a eu une illumination générale.
sans doute que pour la rejouissance ecclesiastique,
pour lentiere et prodigieuse delivrance de la province