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ARTICLE PREMIER - LES ECRITS PHILOSOPHIQUES

On entend par écrit philosophique toute étude un peu approfondie sur l'homme, ses origines, sa nature, ses relations, ses droits, ses devoirs, ses destinées. C'est un champ très vaste qui comprend Dieu et tout le monde créé. A vrai dire, c'est le champ tout entier des connaissances humaines.

Le but des écrits philosophiques, c'est de démontrer ou de réfuter, approfondir, débattre, exposer, résoudre tous les points de vue de ces redoutables problèmes.

Les écrits philosophiques se présentent sous les formes les plus diverses: traités, lettres, essais... Les deux formes les plus usitées sont la dissertation et le dialogue.

La .dissertation, est l'examen critique et détaillé d'un sujet controversé, en' suivant une procédure qui a toujours varié suivant les épo-

que et les "pays., Elle n'examine une question que sous quelques unes de" ses ¥ac'esr" e'n quoi elle diffère du traité qui embrasse tout ce qui a rapport a son objet.

Quand une -dissertation a pour but de défendre la vérité .religieuse, on l'appelle dissertation apologétique.

Le dialogue met ^aux." prises plusieurs personnages qui échangent leurs idées. Cette forme d'enseignement est très ancienne. Platon est regardé comme le père de ce genre qui pourtant existait bien avant lui. Ses dialogues philosophiques^ sont célèbres et ont été imités par Cicéron dans ses Tusculanes. Les Français, chez qui le génie "de la conversation est si développé devaient naturellement recourir à ce genre. Pascal, Fénelon, Fontenelle, Montesquieu et Voltaire en ont fait un fréquent usage. Les dialogues philosophiques de Leibniz,; de Berkeley et de Renan ont eu une certaine vogue,

"La grande difficulté de ce genre d'ouvrage,- nous dit Larousse, c'est de donner un caractère individuel et vivant à chaque interlocuteur et de ne .pas laisser dégénérer le dialogue en-une suite de dissertations et de" monologues. . . ;

ARTICLE DEUXIEME -L'HISTOIRE. " ;ji ' :

L'histoire, c'%st,;ïce récit raisonné des faits vrais, importants, intéressants ou kiiçrieux^ antérieurs à nous, racontés en vue de lf instruction des hommes,, ' .' P ' ■ ■ ■■■■x ■:.

Récit raisonné; deux mots;1 -qui 'ne doivent -pas-être séparés car ils expriment les traits essentiels de l'histqrre.- Si l'on compare l'histoire à un homme vivant, le récit sera l'.ofesature; raisonné, ajoute les muscles le sang et là vtL'e. Tout le reste est accessoire. Les descriptions, les documents, £es notes' explicatives, les pages lyriques, le style ont bien leur importance,; .mais ils 'ne sauraient être que le vêtement et la parure, '■-' * -•' &.<

Donc, une série de noms et de dates, une causerie à la Joinville, une compilation d'anecdotes evid-e documents, un simple chapelet de faits sans commentaires '.sont dès matériaux de l'histqire, mais ce n'est pas de l'histqire; proprement dite'. Il faut nécessairement comme trame un récit, une narration suivie; mais un récit pur et simple, une narration sans commentaires' ou 'conclusions ne serait pas plus de l'histoire qu'un cadavreJn'est un homme.

Des faits. Non de $;- légende s ou des. fictions., mais des faits incontestables^.. Cette condition est bien difficile à-realiser absolument: sur nombre"de questions,, il y- -a absence de documents, sur d'autres, les^ documents sont, contradictoires. Qui pourra -jamais débrouiller complètement. UA" tel: éche veau?-.. Un homme, qui. .pendant toute sa vie travaille lj établir ) la vérité, sur.i un, seul point, , sur mnnseul fait important, c^oit avôi-r remporté, une- grande victoire, s', il- parvient enfin à son but. ''De la cette, boutade:," "Et orestairy=i qua"< s'écrit l'histoire."

Sur la plupart des faite, nous n'avons gtu*une certitude relative; mais, s'agit-il de nous rendre compte des intentions, le mystère est encore plus: impénétrable, et, dans bien des cas, il nous faudra attendre la grande manifestation de la vallée de Josaphat,

Importants; qui peuvent avoir des conséquences.

Intéressants ou curieqxt non seulement parce que ces faits sont de na» ture à plaire, mais aussi parce qu'ils sont les symptômes des choses cachées et jettent le plus souvent sur les événements, jusque-là ia» compris, un jour nouveau et inattendu.

Antérieurs à nous. Pour les choses récentes et tant soit peu discu» tées, les passions humaines hé manquent pas de- tout embrouiller. Corn» bien faut-il attendre d'années avant d'entreprendre d'écrire l'histoire d'un homme ou d'une époque*? Il est impossible de donner une réponse précise: tout dépend des circonstances.

Racontés en vue de l'instruction des hQmmes. C'est ce noble but qui donne a l'histoire toute son importance,

a) D'une façon générale, l'histoire enrichit l'intelligence d'une foule de connaissances qui sont une préparation éloignée I l'exercice de tous les talents. Mgr. Laflèche disait* "Donnez-moi un prêtre qui possède parfaitement son "histoire de l'Eglise, et je le dispen* serai de toutes les thèses de &actorat," Tous les élèves connaissent ces aphorisme: "L'histoire se. répète," et "Il n'y a rien qui

ressemble à un homme comme un autre homme,"

b) L'histoire instruit le moraliste en lui fournissant de multiples et illustres exemples pour appuyer ses thèses.

c) Elle instruit le psychologue, «ar l'histoire, étudiée avec réflexion* donne la science des sciences, celle du coeur humain, et cela,- sans fréquenter ni la cour, ni les clubs, ni le monde, sans sortir de

son cabinet de travail.

d) Elle instruit le philosophe, car elle fournit un vaste champ d'observation pour traiter en connaissance de cause" tout ce qui a rapport à l'homme: questions sociales, gouvernement du peupla, administration de tous les départements de la chose publique, causes de ruine et de progrès...

e) Enfin, l'étude de. l'histoire permet aux esprits de premier ordre de s'élever jusqu'à la .philosophie de l'histoird qui consiste à tirer des conclusions générales d'une suite d'expériences, par le moyen d'une induction presque aussi rigoureuse que celles qui ont servi à établir les principes fondamentaux de toutes les autres sciences humaines.

La plus haute conception de la .philosophie de l'hi-stoire, c'est de chercher à lire dans la succession d'événements qui se produisent sur la terre la pensée souveraine de, la Providence, qui régit et dirige l'humanité dans son libre développement.

Voici la formulé .d'une philosophie ordinaire de l'histoire: "Les hommes n'ont que' le gouvernement qu' ils méritent." (De Bonald.) et, en regard,, celle de la plus beauté conception de la philosophie de l'histoire: "L'homme s'agite, et Dieu le mène," (Bossuet.)

Qualités d'un bon historien.

a) L'4. nf o rm'a t ion. La; première préoccupation de l'historien doit être de remonter" a ux sources, r-der compulser les archives, d'atteindre les documen-ts originaux. Ce 'travail est ingrat mais indispensable.

b) La véracité. L' information :ne servirait de rien, si l'historien, dans le calme de son cabinet, était capable de mentir de propos délibéré. Dès qu'il est prouvé qu'il a sciemment faussé un texte, son autorité est détruite et le lecteur est en droit de douter de tout le reste de l'ouvrage. Le cas est- assez rare..

c) Le sens critique. Les matériaux une fois réunis, il faut en apprécier la valeur. Il y en a qui sont plus ou moins dignes de foi: quelques-uns ont été dictés par la passion, d'autres sont inexacts ou écrits par des gens mal informés.

"Le travail de • la critique n'est que l'élément négatif de l'histoire. Plus d'une fois, il faut suppléer à l'insuffisance des documents par l'effort intense de l'esprit pour arriver à l'intuition du passé." (Kurth.) "L'historien véritable est fait d'un érudit doublé d'un voyant." (Gaston Boissier. )

d) L' impartialité, qui consiste dans le désintéressement de l'écrivain dans les recherches et la manifestation de la vérité. L'histoire ne doit pas dénaturer les faits pour les plier à un système ni refuser à chacun sa part de blâme ou d'éloge.

Il ne s'agit pas de neutralité absolue, ni de complète insensibilité, car la plupart des événements racontés touchent à -dés sentiments qui nous sont chers et dont ils furent la négation destructive ou l'affirmation féconde: attachement à la famille, à la patrie, à la religion, aux lois morales... Le lecteur s'accomoderait mal avec un phlegme philosophique qui ne s'offense de rien.

D'ailleurs, il ne faut pas oublier, dans notre respect pour la vérité, qu'un historien n'est pas simplement un copiste ou un commis aux archives; s'il ne se. errait jamais de son jugement pour déduire certaines conclusions non exprimées dans les documents, l'histoire serait une simple compilation de faits, livrée à l'appréciation personnelle de chaque lecteur en particulier.

Les principaux obstacles à l'impartialité sont: les passions politiques et l'esprit de parti, le patriotisme mal compris, les préjugés de l'esprit de système, le tempérament de l'écrivain.

L'histoire exige donc, en outre de la science des faits, une réunion de qualités intellectuelles et morales qui se trouvent rarement dans un même individu. "L'histoire, avec ses grands devoirs, est une espèce de magistrature; c'est un tribunal qui évoque les témoins du passé et les fait parler fidèlement, r--.is qui ensuite juge sans passion et sans faiblesse sous le regard de Dieu et de la postérité. "(Mestre. )

Eléments à apprécier dans un écrit historique.

a) La disposition des faits et l'unité d'ensemble: l'histoire ne doit pas se composer de parties décousues sans rapport entre elles, mais de parties liées par quelques principes communs. Elle doit former un ensemble complet, une entité distincte. Dans bien des cas, cette unité n'est pas facile à assurer, et beaucoup d'historiens n'ont pas su s'y astreindre.

b) .L'animation et le coloris. L'histoire est la résurrection du passé, Le seul moyen-de rendre, la vie au passé, c'est d'en dramatiser le pé» cit. par des narrations rapides, empreintes de couleur locale. Le décor est un élément nécessaire pour que les personnages puissent être

'"."justement appréciés." ■ liLLL:

c) Le style. L'historien est à la fois un témoin et un juge. Le ton de l'histoire sera donc .en général, simple et grave, comme celui d un témoin consciencieux, qui dépose devant un tribunal; point d'emphase ni de déclamations, ni de figures recherchées. L'historien est aussi juge; le droit lui appartient donc de louer et de blàoer. C'est même son devoir essentiel. Il est parfaitement légitime que ses protestations prennent le ton indigné, quand il est prouvé que la vérité et la justice ont été ouvertement outragées.

Evolution dans la conception de l'histoire.' •

Chez les Grecs et les Latins, l'histoire ê4éit avant tout une oeuvre littéraire, une oeuvre d'art.' On se servait de' 'la vérité historique comme d'une trame sur laquelle on brodait mille j&Lie^ -chos.es: descriptions,- harangues, portraits..... Les anciens étaient" môïh~s~soucieux de donner la stricte vérité que des' récits intéressants où l'imagination avait souvent la plus large part.

Chez les Français, les premiers monuments historiques appartiennent plutôt à la poésie qu'à la prose "et à l'histoire: Chansons de Gestes, Le Roman du Brut et du Brou... On comprit bientôt, cependant, que l'histoire exigeait plus d'exactitude, et on commença â écrire en prose. Les premiers historiens ne songèrent pourtant pas un seul instant à éliminer l'élément personnel. Rien de plus personnel que les Mémoires de Villehardouiri, l'histoire de Saint Louis par Joinville, et même les Chroniques de Frolssart. . ; .

Commines fut le premier à introduire dans l'histoire l'observation des relations de causalité. A ce titre il est le premier historien.

Si donc nous cherchons dans les développements réguliers de l'histoire quels en sont 'les éléments constitutifs, il faut bien reconnaître un élément impersonnel, qui est la vérité objective, et un élément personnel, qui est l'observation de l'Influence certaine des causes physiques et de l'influence probable des causes morales sur les événements du passé. . • ■ . j- [

Depuis le moyen-$ge jusqu'au XIXe siècle l'histoire a tourné sur ces deux gonds: objectif et subjectif, impersonnel et personnel. Dans tous les ouvrages qui méritent le nom d'histoire, ces deux éléments se retrouvent, visibles et incontestables'* . •

Avec le développement de la critique au XIXe siècle, ces deux gonds semblent être devenus des pôles opposés- entre lesquels l'histoire a oscillé suivant les prétentions des diverses écoles.

a) Avec l'école romantique, le coeur et 1' imagination ont vivifié les récits des événements passés aux dépens de la vérité objective. (Taine, Michelet...) . 'i '< "

b) Avec l'école scientifique, dont Fustel de Coulanges fut le pontife, l'historien est devenu un compilateur, un archiviste, un ré-' gistrateur d'actes notariés,

c) L'école narrative de Barrante, tout en respectait la vérité objective, ne se fait' pas' scrupule de s'éloigner du texte même des documents. Elle est fille de l'écoie scientifique, mais elle est un peu plus souple que sa mère. On l'appelle aussi descriptive, parce que les seules traces de personnel qu'on y trouve-, c'est le talent de l'auteur dans

le détail de l'exposé des faits.

d) L'école philosophique moins esclave des faits, met tout son mérite dans la recherche du fil conducteur des événements, remontant des effets aux causes, établissant des principes. Tel Guizot dans la plupart de ses oeuvres.

L'idéal de cette école, c'est de ramener les événements du monde à l'unité de cause et de fin. L'historien, s' élevant au-dessus des volontés libres qui produisent les faits particuliers, au-dessus des lois sociales qui régissent la vie des peuples, cherche une cause supérieure, une loi suprême qui dirige la marche des événements et les fait concourir à une fin déterminée: véritable philosophie ou métaphysique de l'histoire.

On comprend les difficultés d:un pareil problème. . îcueil. presque inévitable, c'est l'esprit de système. Chaque historien' peut .avoir son explication personnelle. Voici les prinoipales:

1. Celle de Vico, philosophe italien; la nature commune de l'humanité,

et l'évolution circulaire des trois âges:théocratique, héroique, humain.

2. Celle de Herder et de Taine: la nature extérieure: action combinée de la race, du milieu et du moment.

3. Celle de Bossuet: Action combinée de la Providence et de la liberté humaine: "L'homme s'agite et Dieu le mène."

Notes. Tout écrivain est libre d'employer son talent à écrire des romans historiques, mais, évidemment ce "n'est pas de l'histoire.

D'autre part, il nous semble que rien ne justifie la prétention de ceux qui, par dévotion pour la vérité objective, veulent écarter toute' déduction personnelle de l'histoire. Car, enfin, ces compilations de documents ' sont faites pour être lues. Or, quel est l'homme sensé qui ne reconnaît pas .plus d'autorité à un historien pour tirer des conclusions qu'à un simple lecteur? Le lecteur, le plus ' souvent, n'a fait aucune étude préparatoire pour juger sainement ces problèmes; il peut même être un parfait ignorant. Les- conclusions: d'un historien ne sauraient être infaillibles, mais elles valent .toujours mieux que les déductions d'un homme qui n'est pas du métier.

Quant aux solutions proposées par les différentes écoles philosophiques, elles -ne sont pas dénuées de fondement, mais, à part celle •de Bossuet, elles sont de pures théories, plus ou moins probables . Pour nous, Chrétiens, il est évident que "L; homme -s'agite et que Dieu le mené.*' Quand il s'agit d'expliquer comment II .le- mène, il ne saurait exister de certitude absolue en dehors d'une révélation directeB Mais, dans l'appréciation de l'action des causés libres sur le cours des événements, l'opinion d'un homme de génie vaut mieux que celle d'un crétin. »■ .

.- ; -L'histoire est-elle une science?

; Deux écoles adverses donnent des réponses opposées à

tcette question. D'après -les uns, L'histoire ne serait- qu'un entassement de faits particuliers et exceptionnels. Or, il n'y a pas de science du particulier. On dit encore que l'histoire ne 'Saurait remonter aux causes, qu'elle ne peut formuler de lois, qu'elle ne peut- donner la certitude... D'autes, avec Taine, prétendent au contraire, .que les faits humains sont soumis à des lois absolues, comme le monde physique; il ne s'agit que de les découvrir

A notre avis, la vérité est entre 'ces deux extrêmes: l'histoire est une science, mais une science mo'rale.

a) L'étude des faits nous conduit à une connaissance des causes..

b) Cette connaissance des causes est si souvent confirmée par les farts, qu'il est légitime d'en arriver à formuler des lois plus ou moins générales: "L'histoire est un perpétuel recommencement,"

c) Sur certains faits de premier ordre, l'histoire «engendre une véritable certitude. Qui pourrait douter de l'existence d,e Champlain, et de son passage à Ottawa en 1613?

d) Mais, quelles étaient ses intentions réelles? Etait-ce bien le vrai et pur patriotisme, ou l'amour du gain dans la traite des fourrures, qui animaient le Père de la Colonie, et dans quelle' mesure ces différents sentiments étaient-ils combinés dans l'âme de Champlain dans telle ou telle circonstance? Voilà évidemment un problème qu'aucun

homme ne peut trancher d'une manière absolue. Cette incertitude sur plus d'un point ne doit pas nous faire dédaigner l'histoire. Il faut, en de tels sujets, camme dans tout ce qui touche à la vie morale ou sociale, attacher le plus haut prix aux probabilités.

Les sciences connexes à l'histoire,

L'histoire ayant pour base l'évocation consciencieuse et objective du passé, elle doit rechercher avec soin toutes les traces qu'ont laissées les pensées et les actes des hommes d'autrefois: correspondance, actes officiels, diplômes, chartes, chroniques, inscriptions... Les sciences auxiliaires de' l'histoire sont donc': l'archéologie (vieilles choses ou monuments) , l'épigraphie (inscriptions) , la paléographie (écritures anciennes), la chronologie (les dates), la numismatique (monnaies et médailles), la philatélie (timbres-postes)...

L'historien ne doit pas être l'esclave aveugle de sa documentation; il lui faut donc en outre .un grand sens critique. Critique externe: examen de la provenance des documents et de leur authenticité, leur classement, l'épuration de leur texte.;.. . Critique interne: chercher quelle a été la véritable pensée de l'auteur. Q,u'a-t-il voulu dire? Etait-il sincère, bien informé?; Il faut 'donc -démêler les causes d'erreur, parfois involontaire, de ses devanciers ou des autres témoins invoqués. L'hi'st'orien doit donc être doublé d'un , moraliste sagace, n'ignorant pas que "l'esprit est souvent la dupe du coeur." ' '

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