COLONISATION
Jusqu’à ce jour, les travaux relatifs à la colonisation par l’agriculture n’ont pas produit, sauf quelques rares exceptions, des résultats encourageants ; cela tient à plusieurs causes.
Et d’abord, aux rouages trop compliqués de l’administration, et à ses remaniements trop fréquents, qui rendent l’expédition des affaires d’une lenteur décourageante et ruineuse pour les colons;
A l’insuffisance des fonds alloués jusqu’à ce jour, pour les travaux de la colonisation proprement dite ;
Au manque de chemins de communication pour relier les propriétés rurales aux grandes routes, de manière à rendre possibles et économiques les transports des denrées sur les lieux de consommation et d’embarquement ;
Au maintien des droits de douane dont les produits du sol sont frappés à leur sortie des ports de l’Algérie, et à leur entrée dans les ports de France ; etc.
Ces causes, que nous nous bornons à signaler, sont imputables à l’administration ; d’autres incombent aux colons, nous allons les signaler.
L’agriculture ne s’improvise pas ; elle exige de ceux qui s’y livrent, des connaissances qui ne s’acquièrent que par la pratique, la connaissance atmosphérique des lieux, l’étude de la terre qu’on exploite, afin d’en régler l’assolement ; et les bénéfices ne se font que par un labeur constant, un ordre et une économie de chaque heure.
Les colons qui sont venus en Algérie avec l’intention de se livrer aux travaux agricoles, ont-ils mis ces règles en pratique ? On va en juger. Pour nous faire mieux comprendre, nous les diviserons en trois classes.
— de Constantine.
Forêt de la petite plaine de Bougie . 200 \
du Djerjera .
de l’Ouarencenis .
> 267,000 hectares.
de l’aghalik du Tell .
du khalifa du Sebaou .
Forêt
du cap Filfila .
des environs de Philippeville. . . .
entre Collo et Bougie .
des Aurès .
Forêt
de Daïa .
des Djaffra . . .
Report des quantités connues . .
Ensemble général. .
838,519 hectares.
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