‹ Notes statistiques sur l'Algérie et considérations sur l'origine et les effets de la crise actuelleChapitre 45 sur 64 · DES RIOYENS DE RAMENER LA CONFIANCE · texte numérisé non relu

DES RIOYENS DE RAMENER LA CONFIANCE

Avan de traiter cette question, qu’il nous soit permis de dire toute notre pensée, sur le projet

d’un port franc, que beaucoup de personnes croient être un moyen puissant de rétablir les affaires et d’attirer une nombreuse population à Alger. Nous ne partageons pas cette opinion, et nous allons motiver la nôtre en l’appuyant sur des chiffres.

En 1835, nous avons eu l’occasion de demander l’application de celte mesure. Le moment nous semblait alors opportun ; aujourd’hui, ce serait plus qu’un anachronisme : le port franc serait une fauteen économie politique.

Pour bien comprendre la question, il convient de comparer l’état des choses aux époques de 1835, et de 1847.

Au mois de mars 1835, nous n’occupions, sur le littoral, que les villes d’Alger, de Bône, d’Oran, de Bougie et de Mostaganem, et celle de Blidah, dans l’intérieur.

La population civile ne s’élevait qu’à 9,748 âmes dont deux tiers étrangers. L’effectif de l’armée était de 28,985 hommes et 5,138 chevaux, que la commission de la chambre des députés proposait de réduire à 21,000 hommes.

A la même époque, le tarif des droits d’importation était le suivant :

Les marchandises importées par pavillon français payaient 4 °[o de leur valeur ;

Le6 marchandises françaises importées par navire étranger payaient 8 °|0 de leur valeur.

Les marchandises étrangères, importées sans distinction de pavillon, payaient 8 °|o de leur valeur.

Indépendamment de ces droits, des droits d’octroi très-élevés étaient imposés aux marchandises venues par mer;

Tous les produits du pays étaient frappés d’un tarif fort élevé. Nous pensons devoir mettre sous les yeux des états faisant connaître le mouvement des affaires de 1832 à 1834, inclusivement.

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