ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT
Certainement la crise d’Alger n’aurait pas eu jles effets désastreux que l’on déplore, si , au milieu des capitaux isolés et des maisons d’Algérie, il eut été fondé des établissements de crédit sérieux, et si, à côté d’eux, il eut existé un comptoir de la Banque de France. Nous avons la conviction que la clairvoyance et la sagesse de ces établissements eussent été d’un utile enseignement pour les esprits imprudents et aventureux que des intermédiaires avides ont entraînés à tant d’écarts; et que l’exemple de leur réserve eût empêché les opérations excentriques sur les terrains et les constructions, cl beaucoup d’autres folies. Nous regrettons donc qu’aucune institution de ce genre n’ait encore pu être fondée, car c’est, à notre avis, l’un des meilleurs moyens de faire fructifier avec sécurité les capitaux productifs, et de mettre un terme aux excès des capitaux usuraires, une des principales causes des désastres qui ont affligé Alger.