livre rayé comme les livres de comptes et relié en parchemin
Cet ouvrage est moins considérable que les deux
(1) C'est évidemment le nom d'un sauvage instruit par les Pères Jésuites. Il n’y a plus de Nudénans parmi les Abénakis de Pierreville, le seul nom actuel y ressemblant quelque peu est Annans,
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dictionnaires ci-dessus mentionnés ; ce n’est réellement qu’une liste de mots avec le mot correspondant en latin, avec quelques détails explicatifs à de rares exceptions. La partie abénakis-latin du No. 3 contient de nombreux ajoutés de la main de M. l'Abbé Maurault, consistant surtout en traductions françaises de mots latins et quelquefois il ajoute des r1:s abénakis et des explications. Je vois au mot ‘ Pôbôna ” ajouté par lui qu'il met simplement cette note ‘‘ v. racines, p. 192,” et au mot ‘“ Kôt,” aussi de son écriture,‘ v. racines, p. 226.” Pôbôna,en abénakis moderne, veut dire blessé à mort, et Kôt, jambe ; or, à la page 192 du dictionnaire abénakis-français, je trouve le mot banban-né, il est aux abois, à l’article de la mort ; et à la page 226 le mot £ant, jambe. C'est donc ce dictionnaire que Messire Maurault désignait sous le nom de racines ou dictionnaire des racines.
On trouve pa:fois dans cet ouvrage des renseignements intéressants ; par exemple au mot: Ugerugat, spatium noctis. Uanbanakkæi scilicet non per dies sed per noctes computant tempora, sic menses per lunas, annos per autumn, vel rer hyem.
Dans le No. 4 au mot Mahigan, variant quelque peu ce qu’il y a au même mot dans le No. 3, on lit: “Vicus Luporum Sylvicolorum :ilicet qui linguâ ‘ fere eadem utuntur. Usurpant 7 pro 7. a-mahi- ‘ ganiak, lupi.” Le No. 3 comporte: ‘“ Mahigan, lupus. Item vicus sylvicolar. qui Uanbanakææ lingua simili loquuntur vocanturque Amahiganiak,” c’est-àdire que les Abénakis les appelaient ainsi. Ce mot Mahingan, ou Mahigan comme disaient les Abénakis,
ou Mohican comme on l’a écrit depuis, est de l’algon-
eue
18 VIEUX MANUSCRITS ABÊNAKIS.
quin ainsi qu'on le voit de l'écriture du Père de la Chasse, dans le dictionnaire François-Abénakis du Père Aubéry au mot Loup.
Je ne sais comment il se fait que les Abénakis aient fini par suivre l'exemple des Mahingans en substituant / à 7 dans leur langage.
Au mot: Muhà ou muhân, edo, manduco. Hinc Muhuak, Algonkini. Eski-muhuetsik, qui manducant carnem crudam. Dans le Dictionnaire Abénakis-Français on voit: MS8h8ak, Algonquins, parce qu'ils mangent fort. Eski-m8h8étsik,Esquimaux, qui mangent cru
No. 5.
C'est un volume in-40, relié (en cuir de caribou), formé de divers cahiers réunis, mais paginés séparément, contenant 176 pages. A la première page on lit ceci :
HocC CODICE CONTINENTUR :
1. Quæstio de saltatione Sylvicolorum cum fumigatorio tubo, à P. Jacobo Lesueur, Sylvicolorum Uanbanakæorum pastore.