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même ville, le champion fut un taureau choisi dans un grand lot d'animaux nourris à la station de Nebraska.
C’est par des travaux de ce genre que les stations expérimentales ont pu gagner l’estime des cultivateurs; leurs conseils sont partout bien accueillis et très appréciés.
D'ailleurs, les expérimentateurs vivent avec les cultivateurs sur un pied d'intimité qui étonne. Ceux-ci visitent de temps en temps les établissements de leurs États respectifs pour se rendre compte des résultats des expériences, pour apprendre à connaître les nouvelles plantes fourragères, l’application des engrais chimiques, les nouvelles méthodes d'alimentation. Les relations suivies des stations avec les fermiers permettent de découvrir facilement les besoins scientifiques de ces derniers que ces institutions cherchent à satisfaire, alors que sur le continent un grand nombre de stations restent confinées dans les recherches théoriques.
Les stations expérimentales, après avoir fait une découverte, la vérifient directement à leur ferme ou à celle du collège agricole auquel elles sont annexces.
En général, ces fermes qui n’ont qu'une étendue relativement faible, ne visent pas à être rémunératrices, mais les cultivateurs admettent parfaitement que ce sont des exploitations expérimentales, où, parmi un grand nombre d'essais, un certain nombre doivent nécessairement constituer en perte. Au ieu de critiquer les travaux des stations, ils témoignent un vif désir de s’en instruire, lisent avidement les publications agricoles et les rapports de stations pour connaître les résultats des expériences. Malheureusement, ils ne s'adonnent pas encore assez aux études proprement dites, à l'étude de la chimie agricole n1 de la physiologie : ils sont presque trop pratiques.
Les sociétés d'agriculture, les communes et les particuliers commencent à exprimer leur reconnaissance aux stations et à leur faire des dons considérables en argent.
Les stations expérimentales recoivent chacune, annuellement du gouvernement fédéral un subside de 45,000 dollars et la plupart des États leur fournissent des allocations plus ou moins considérables.
Le revenu total des stations expérimentales s'élevait, en 1903, à 1 million 427,237 dollars, non compris le crédit de 161,000 dollars dont disposait le bureau des stations expérimentales du ministère de l’agriculture. Il n'est
donc pas étonnant qu'elles puissent entretenir un personnel de près de
800 expérimentateurs.
L'année dernière, les stations publièrent 371 rapports et bulletins, envoyés à plus d’un demi-million d'adresses inscrites au registre des expéditions régulières.
La plupart des stations complètent les publications par l'envoi de communiqués aux journaux ou par des publications spéciales. Le nombre des consultations écrites progresse de plus en plus, embrassant les objets les plus divers.
Chacune des stations est organisée sur le même plan que le département technique du ministère de l’agriculture ; pour les principales branches, 1l y a
"de
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un ou plusieurs spécialistes. Au point de vue technique, on peut dire qu'une seule station possède une organisation plus complète que l'administration centrale de l'agriculture de certains pays d'Europe.
Les écoles d’agriculture et les stations expérimentales ont formé une association « Association of colleges and stations » où sont étudiées et discutées les améliorations à introduire dans l'enseignement et dans les méthodes employées aux recherches scientifiques.
Les stations expérimentales sont en général placées sous la surveillance des collèges d'agriculture qui dépendent directement du gouvernement de leur État respectif. Néanmoins, les stations sont en relation directe avec un service spécial du département de Washington, mais dans le but seulement d'unifier les méthodes employées pour les recherches et de coordonner les résultats. Cette division exerce, par voie de conseils, une haute direction sur les travaux des stations, afin de les maintenir dans le cadre tracé par le législateur et leur faire produire les résultats les plus pratiques. Le gouvernement fait aussi examiner annuellement les dépenses effectuées par les
stations.
Recherches sur l'alimentation de l’homme.
Depuis dix ans, le service des stations expérimentales du ministère de l’agriculture des États-Unis a entrepris l'étude de l'alimentation de l’homme et fait des enquêtes diététiques nombreuses, embrassant les régions les plus variées et les populations les plus hétérogènes.
Ces études et ces expériences sont entreprises avec le concours d’un certain nombre de stations expérimentales et d’écoles d'agriculture et comportent notamment : Ÿ
a) La réunion et la publication du résumé de toute la bibliographie, tant européenne qu'américaine, relative à l'alimentation de l’homme;
b) Une enquête diététique aussi étendue que possible, dans le but de déterminer quelle est l'alimentation ordinaire des diverses races et des diverses catégories de personnes habitant les climats variés des États-Unis;
c) Une étude de la valeur nutritive et de la valeur vénale de tous les produits alimentaires en usage aux États-Unis ;
d) Des expériences de digestibilité concernant les principaux aliments ;
e) L'étude des transformations subies par les aliments sous l’action des préparations diverses qu'on leur fait subir;
f) La détermination de l'énergie potentielle renfermée dans les divers aliments et dans les produits formés par eux dans l'organisme humain.
Cette vaste étude, appelée, à juste titre, par les Américains, « enquête nationale sur l’alimentation de l'homme », a déjà produit plusieurs résultats d'intérêt scientifique ou d'utilité générale que le département de l’agriculture s'empresse de faire connaître au public.
C'est ainsi qu'au point de vue scientifique, les études faites sur la transfor-
RS A SR : a EP # ar PAT er as pv * J “ \ # : Tarn « LE Lu 1 * S 4 k En j'a ‘ Mc GES COTE AE - T0 - PEL Se RATIO + LR mation de l' énergie par l'organisme Re jL MRC que Ja loi de la conser-
3h = vation de l'énergie est applicable aux êtres organisés. Il résulte, en effet, d' u ES grand nombre d'essais, entrepris pendant plusieurs jours avec un grand D: #3 nombre d'individus, que l'énergie potentielle fournie par les matériaux brûlés VUE dans l'organisme humain est à l’énergie dégagée de cet organisme sous forme : de chaleur et de travail comme 4,000 est à 999. LS
En résumé, l'étude de l'alimentation de l’homme, entreprise par les me. eu expérimentales et les écoles d'agriculture sous la direction d’un service central ‘ia du département de l’agriculture, à la tête duquel se trouve l'éminent physiologiste Atwater, constitue l’une des plus vastes recherches scientifiques connues, et elle ne peut manquer de produire, tant au point de vue de la science qu'au point de vue utilitaire, les résultats les plus féconds. : |