Le bureau de zootechnie comprend
a) La division biochimique prépare la tuberculine, la malléine, les sérums, fait les analyses des substances animales, etc. ; |
b) La division de laiterie s'occupe de l'organisation laitière : écoles, marchés, législation, production, inspection des laiteries, etc. ;
c) La division d'inspection des viandes destinées à la consommation dans les pays ou à l'exportation vers les États qui exigent des certificats d'inspection, etc. ;
d) La division de pathologie étudie les maladies animales, répond aux demandes lui envoyées, etc. ;
e) La division de quarantaine surveille les importations de bétail ;
f) La division de zoologie rassemble, décrit les animaux nuisibles et renseigne au sujet de leur destruction ; |
g) Le service expérimental assiste les autres sections dans leurs recherches,
. principalement dans celles relatives aux sérums et à la fièvre du Texas. Elle
dispose d'une grande ferme où se poursuivent les essais.
Le bureau de zootechnie a pour tâche prépondérante de travailler à l'extinction des maladies contagieuses et de favoriser l'exportation du bétail. Il s’est occupé surtout de la pleuro-pneumonie contagieuse des bêtes bovines : Le bureau surveilla l'importation du bétail, et à son entrée le soumit à une quarantaine. À l'intérieur du pays, on prit des mesures non moins sévères. On envoya des inspecteurs dans les localités qu’on supposait infectées ; on imposa aux animaux reconnus malades une quarantaine très rigoureuse ; on rechercha soigneusement toutes Les bêtes atteintes, on les acheta, puis on les fit abattre, pour procéder ensuite à la désinfection des étables. Ces mesures radicales, employées d'ailleurs dans certains pays d'Europe, ont donné en Amérique des résultats tels, que le ministre a pu dire qu'on pouvait considérer la pleuro-pneumonie comme ayant disparu du territoire de l'Union.
Ce travail a coûté 4,500,000 dollars, c'est-à-dire 115,000 dollars de moins que la somme dépensée dans le même but en Angleterre.
Dans un des rapports du bureau de zootechnie, nous lisons qu’on est parvenu à extirper complètement les épizooties les plus dangereuses. La fièvre du Texas a été confinée dans quelques États du Sud; grâce à la désinfection soignée des wagons de chemin de fer, elle ne saurait plus que difficilement être importée dans les étables du Nord.
C'est en 1887 que le bureau de zootechnie commença son œuvre. Son histoire est un exemple de ce que peuvent la persévérance et la patience. Malgré les critiques injustes et une opposition violente, il accomplit néanmoins ce que beaucoup considéraient comme impossible.
Le service de l'examen des animaux d'exportation a adopté une méthode permettant l'immatriculation et l’enregistrement des animaux exportés, afin de les pourvoir de certificats d'origine et de santé attestant qu'ils sont, ainsi que leurs régions de provenance, francs d'épizootie.
Les animaux sont marqués à l'oreille au premier marché où ils sont amenés ; les places où ils reçoivent leur nourriture sont connues ; on prend note du wagon dans lequel ils sont expédiés et, au port d'embarquement, l'inspecteur reçoit toutes les informations nécessaires, qu'il transmet à l'inspecteur du port étranger de débarquement.
Les moutons sont inspectés avant l'exportation, mais ne sont pas marqués comme les bovidés.
L'inspection officielle des viandes fut commencée d'une manière en 1891.
La loi exige que la viande examinée soit marquée d'une manière reconnaissable, ce qui est fait à l’aide d'une plaque métallique fixée à tout quartier ou morceau de viande par un fil de fer et muni d’un cachet officiel. Ce moyen
permet à l'acheteur de vérifier si la viande qu’il achète a été examinée, car si le cachet est bien fixé au fil de fer, la plaque métallique ne peut être enlevée et déplacée d’un morceau sur un autre. C'est encore un moyen de contrôle pour Ja viande transportée d'un État dans un autre ou exportée à l’étranger.
L'examen microscopique, pratiqué par un personnel nombreux, est l’objet de l'attention la plus sévère de la part du « Bureau of animal industry ».
Comme l'Angleterre introduit aux États-Unis beaucoup de bovidés reproducteurs, un délégué du « Bureau of animal industry » américain tuberculine en Angleterre, à la demande des importateurs, les sujets destinés à être importés en Amérique. De cette façon, les importateurs évitent les pertes considérables qu'ils subissaient quand l'animal était déclaré tuberculeux à son arrivée aux États-Unis (1).
3. Pour empêcher les accaparements de produits agricoles par les spéculateurs, qui, dans ce but, faisaient souvent courir de faux renseignements, on a créé le
Bureau des statistiques agricoles.
Ce bureau a pour mission de renseigner les intéressés sur la production et la consommation des produits indigènes, non seulement dans les États- Unis, mais encore dans les pays étrangers. Il ne s'occupe pas des recensements proprement dits, qui incombent au ministère de l’intérieur. Celui-ci s’enquiert de l'étendue des terres cultivées, du nombre de têtes de bétail, etc., et le bureau des statistiques agricoles emploie ces données comme point de départ de ses travaux. Ceux-ci consistent surtout à faire des évaluations mensuelles de l'état des récoltes. Dans ce but, on a imaginé un système rationnel copié par plusieurs autres pays. Dans chaque comté, il y a deux correspondants : l'un envoie mensuellement ses estimations à un agent de son État qui condense et corrige les données reçues, en se basant notamment sur la connaissance qu'il possède de la façon d'agir des correspondants; en connaît-il qui ont l'habitude d’'exagérer dans l’un ou l’autre sens, 1! ramène leurs estimations à leur vraie valeur. [Il coordonne ensuite les données recueillies et en fait un rapport qu'il envoie au département de l’agriculture. Le second correspondant, qui à son tour reçoit des communications de trois confrères, expédie ses évaluations directement au ministère, où le statisticien les compare avec celles des autres agents.
Les correspondants sont généralement des cultivateurs, qui se prêtent gratuitement à ce travail. Le département leur adresse cependant en retour le
yearbook et diverses publications officielles. Ils prennent pour point de départ
une récolte se développant dans les meilleures conditions, c’est-à-dire sans être endommagée par des insectes ou des influences climatologiques; cette récolte s'appelle le standard crop et reçoit la cote 100. Elle varie nécessairement de contrée à contrée, si bien qu'au département de l'agriculture, on n'a pas
(4) Nineteenth animal report of the Bureau of animal industry, 1902, p. 26.
DRN Tr de
encore recueilli des données en chiffres qui la représentent, mais on admet que les experts s'en font une idée exacte chacun pour sa région.
Comme on voit, le bureau des statistiques procède à des estimations, qui, ainsi faites, rendent les plus grands services, car elles tiennent chaque instant le gouvernement au courant de l’état des récoltes; elles ont, d'ailleurs, été reconnues comme étant généralement très exactes.
Le bureau des statistiques s'occupe encore de la prévision des récoltes en se basant sur des renseignements émanant des mêmes correspondants. Cette tàche est difficile, car elle ne repose pas sur des données mathématiques, et les résultats obtenus dépendent surtout de l’habileté de la personne chargée de ce travail. Cette besogne, qui a beaucoup de ressemblance avec la prévision du temps, se base, d’ailleurs, en partie sur cette dernière. M. Dodge, père, qui était chargé de la direction du bureau des statistiques, excellait en cette matière.
On conçoit qu'un service de prévision des récoltes puisse être de la plus grande utilité aux cultivateurs en les aidant dans leurs calculs pour la vente et l'achat de produits agricoles, en leur indiquant l'extension à donner à telle ou telle culture, etc.
Le bureau des statistiques renseigne également sur le mouvement des produits agricoles, notamment pour les importations et les exportations.
Cest le 10 de chaque mois qu'est publié le rapport sur les récoltes. Le ürage comporte 200,000 exemplaires, de 4 à 16 pages. Un sommaire très abrégé est communiqué aussitôt à la presse par les soins des associations d'informations télégraphiques.
Des estimations se font également dans les divers États par les soins du Board of ugriculture.
Au Kansas, il a été créé dans ce but 600 agences spéciales réparties sur le territoire de l’Etat à raison de 6 dans chaque comté. Les agents estiment la valeur des récoltes, du cheptel vivant, etc., aussi souvent que le secrétaire du Board le juge utile pour le public. Ce sont des hommes très bien choisis, ayant fait ce service pendant dix ans, et ayant ainsi acquis une grande habileté. On leur donne des indemnités, mais souvent ils se contentent de recevoir gratuitement les publications du Board.
Comme les agents qui font les recensements, 1ls annotent leurs données sur des questionnaires qu'ils adressent directement à l'administration de l’agriculture.
Il arrive parfois qu’un cultivateur est à la fois correspondant du gouvernement de son État et du département de l’agriculture de Washington.
On a constaté que les évaluations du gouvernement fédéral et des États concordent ordinairement.
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A Washington, le ministre de l'intérieur est chargé d'un travail analogue, mais, comme nous l'avons déjà fait remarquer, c'est la division des statistiques du département de l’agriculture qui s'occupe des estimations.
Le bureau des statistiques comprend plusieurs divisions parmi lesquelles nous Citons :
La division des marchés étrangers ayant pour but d'étendre les relations commerciales des agriculteurs américains en les tenant au courant de la production, de l'importation, de l'exportation, de l'offre et de la demande des divers produits agricoles sur les marchés de l'étranger, dont elle étudie le mode de transactions. Elle fait connaître les renseignements recueillis en distribuant des rapports imprimés.