La division des sols comprend
a) Le laboratoire de recherches physiques relatives au sol : propriétés, analyses physiques, etc. ;
b) Le laboratoire de recherches chimiques relatives au sol : propriétés, composition chimique des sols, besoin d'engrais, ete. ;
c) La section de l'inspection des sols chargée du classement des terrains, de la description des conditions climatériques, géologiques, des méthodes de culture, d'irrigation, de drainage, etc. ;
d) La section des recherches sur le tabac étudie l'adaptation de certains sols à la culture des diverses variétés de tabac, s'occupe des méthodes de culture, de l'introduction des variétés appropriées, des expérienres diverses, etc. ;
e) La section de la mise en valeur des sols. L'adaptation des diverses cul-
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tures aux sols et toutes les questions relatives à la mise en valeur des terres sont du ressort de cette section.
1. Bureau d’entomologie. Les vastes étendues de terrains affectées à des récoltes spéciales font de l'Amérique un véritable paradis pour les insectes nuisibles. Il en existe environ 300,000 espèces, dont beaucoup n'ont pas été étudiées. Les dégâts causés chaque année s'élèvent à 150 à 200 millions de francs. Or, pour les combattre efficacement, il faut connaître leurs mœurs. L'établissement d'un bureau d'entomologie se justifiait donc pleinement.
Ayant pour tâche de surveiller le monde des insectes, il dispose d'agents disséminés dans différentes parties des États-Unis. Ces derniers fournissent des rapports pour permettre au bureau central de prendre les mesures nécessaires. C’est ainsi qu'ils l’ont renseigné sur la multiplication excessive des sauterelles dans les montagnes Rocheuses.
Si les ravages causés par les sauterelles sont assez considérables pour justifier la dépense, on envoie sur les lieux un agent pour étudier le mal, rassembler les matériaux nécessaires aux recherches à organiser par le département et faire l'expérience des remèdes proposés par le chef du bureau.
Le bureau d’entomologie possède, comme les bureaux de chimie, de zootechnie et de botanique, les installations les plus complètes relatives au recherches qui lui incombent. IL s'applique surtout à étudier la vie des insectes en captivité, en fait des collections pour le musée et fournit chaque année 4,000 à 5,000 réponses aux cultivateurs qui demandent des remèdes contre les ravageurs.
Il comprend des sections étudiant les insectes nuisibles à l’apiculture, l'horticulture, la sylviculture, la sériciculture et l'agriculture.
Parmi les nombreux résultats obtenus par ce bureau, nous n’en rappellerons qu'un seul, comme exemple :
Un insecte, le Fluted scale, ravageait les cultures d'orangers de la Californie. Le bureau d’entomologie l'étudia et trouva que son pays d’origine était l’Australie, où il faisait relativement peu de dégâts à cause de ses ennemis naturels non importés en Californie.
A l'occasion de l'exposition de Melbourne, on chargea deux agents de visiter l'Australie pour y étudier et recueillir les ennemis naturels de l’insecte.
On en introduisit plusieurs en Amérique et l’un d'eux, le Vedalia cardinalis sest si bien multiplié depuis, que certains vergers ont été complètement délivrés des ravageurs.
8. La division de géographie zoologique et botanique étudie la distribution géographique des animaux et des plantes, dresse des cartes à cet effet et recherche les conditions de la vie des oiseaux et des mammifères.
Elle recommande des mesures à prendre pour la protection des animaux utiles et pour la destruction des espèces nuisibles.
Les renseignements recueillis sont publiés par des bulletins.
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Ce bureau étudie les animaux nuisibles; un assistant s’est occupé pendant une année entière à déterminer les espèces d'oiseaux qui s'étaient tués près des phares de la côte. D'autre part, on y fait l'examen de l'estomac de divers oiseaux dans le but de déterminer leur nocuité ; on a étudié 10,675 spécimens dont la plupart avaient été envoyés par l'Union des ornithologistes américains. IL s'agissait surtout de hiboux, de corbeaux, d'éperviers et de pies.
Les dégâts causés par un grand nombre d’oiseaux semblent dépasser de beaucoup leurs bienfaits. Ils mangent les baies des plantes nuisibles dont ils rejettent les graines dans leurs excréments, de sorte qu'ils favorisent la propagation de ces plantes.
Cette division a publié un travail important sur le moineau qui est surtout nuisible aux États-Unis parce qu’en hiver il dévore les bourgeons des arbres fruitiers.
9. Le bureau de sylviculture. Il y a quelques années, ce bureau n'était pas considéré comme important, parce qu'aux États-Unis on ne soignait pas les forêts, on les dévastait. Actuellement, le traitement des forêts commence à se faire avec tout le soin voulu. Ge bureau s'occupe des aménagements de forêts publiques et privées; il recueille sur les questions forestières des renseignements destinés à être publiés et fournit des réponses à toutes les demandes d'informations particulières ; il tâche d’édifier le public sur l'importance et les avantages actuels et futurs des forêts. Les intéressés demandent du reste de plus en plus des renseignements sur la sylviculture. Le bureau fait également des recherches et des expériences sylvicoles ét distribue des semences de bonnes essences forestières.
10. Le bureau des cultures a pour tâche générale de faire des recherches sur les plantes utiles ou nuisibles à l’agriculture. Il comprend :
a) La section de physiologie et de pathologie végétale, étudie les conditions des plantes saines et malades; elle tâche de trouver aux diverses maladies des remèdes préventifs et curatifs; elle possède, comme la division d'entomologie, des agents dans les divers États, pour constater l'apparition éventuelle des maladies et être renseignée sur les points où elle doit porter son activité (‘);
b) La section des recherches et des expériences relatives à la pureté des semences, à l’essai des variétés nouvelles avant leur introduction dans les campagnes, au danger des plantes vénéneuses, etc., etc. ;
c) La section de recherches agrostologiques. Elle a pour but d'étudier l’histoire naturelle, la distribution géographique, l'utilité des plantes fourragères et des herbages et leur adaptation aux divers sols et climats des États de l'Union, etc.
Elle a déjà déterminé la flore herbagère des divers États. Elle entretient
(1) Chaque mois cette division fait paraître le Journal of Mycology, un volume de: 200 pages environ, bien illustré
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l’herbier du département; plus de 12,000 plantes nouvelles ont été introduites en une année, et 15,000 échantillons en double ont été envoyés aux divers établissements d'instruction agronomique.
Une plante, dite « chardon de Russie », ayant causé de grandes appréhensions parmi les cultivateurs du Nord-Ouest, on a envoyé dans cette région un agent spécial chargé d'étudier des moyens propres à anéantir ou, du moins, à atténuer le pe
La station de Garden city (Kansas) a trouvé des herbes ua dans les régions arides des steppes, ont fourni deux tonnes de bon fourrage par acre. Elle a obtenu 30 boisseaux de blé par acre avec le blé dit de Jérusalem. Plusieurs centaines de bushels de semences des herbes et du blé en question ont ensuite été distribués gratuitement aux cultivateurs de ces régions.
Cette division à publié une brochure contenant l'index alphabétique de toutes les plantes nouvelles introduites dans l'herbier du département;
d) La section des recherches pomologiques publie les informations relatives aux essences fruitières : qualité, adaptation aux divers sols et climats, conditions de culture, récolte, conservation, vente dans le pays et à l'étranger ; elle importe les variétés de fruits les plus recommandables.
Chaque année, des milliers de fruits lui sont envoyés pour être déterminés. Pour faciliter cette besogne, elle a fait pour chaque fruit des aquarelles extrêmement soignées qu'elle conserve et qu’elle publie ;
Lors d'une assemblée de la Société d'horticulture américaine, on a adopté une résolution d’après laquelle cette « division » du ministère sera considérée comme arbitre national pour la dénomination et l'identification des fruits.
e) La section des parcs et jurdins est chargée de l'entretien et de l’ornementation des parcs entourant les bâtiments du département; elle étudie aussi la culture sous verre, etc. ;
f) La section de l'introduction et de la distribution des semences el des plantes à pour mission de se procurer de nouvelles graines et de nouvelles plantes qui pourraient donner naissance à de nouvelles industries, ou qui, par leurs aptitudes extraordinaires, seraient capables d'augmenter la valeur des récoltes, soit en quantité, soit en qualité, et de contribuer ainsi à la prospérité de l’agriculture. Ces graines et ces plantes sont distribuées gratuitement en sachets de papier ou de coton d’une contenance d'un « quart » (1.136 litre).
On s'efforce d’envoyer dans chaque région les semences de plantes qui paraissent les plus aptes à profiter des conditions culturales et à supporter le climat. L'achat des graines se fait à des maisons de confiance et on ne les paie qu'après en avoir vérifié soigneusement la pureté et le pouvoir germinatif.
Pour effectuer ce travail, on dispose d’un laboratoire très bien monté. Après les essais, les semences passent au magasin, et de là dans la chambre d'emballage où la mise en sachets se fait par des femmes.
Cette section distribue parfois plus de 10 millions de paquets de semences par an.
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