WEIL-HALLÉ
Education physique.
Stomatologie.
Radiologie clinique.
Puériculture.
Par délibération en dale du # décembre 1798. l'Ecole a arrêté que les opinions émises dans les dissertalions qui lui seront présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et qu’elle n'entend leur donner aucune approbation ni improbation.
A mes PARENTS (in mémoriam).
A la très proche mémoire de mon GRAND-PERE,
D' Dubousquet-Laborderie.
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À ma FEMME et à mes FILLES.
À mon beau-père, M. Charles GROLLET,
en témoignage d'affection.
A mon beau-frère, le D’ Louis GROLLET,
en témoignage de vive amitié.
Meis et amicis.
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Au D’ FIESSINGER,
Professeur de Pathologie expérimentale et comparée, médecin de la Charité,
qui a bien voulu me faire l'honneur de présider cette thèse.
Au D' VIGNES, qui m’a inspiré cette thèse,
Professeur agrégé à la Faculté de Médecine.
Accoucheur de l’hôpital des Enfants assistés.
Témoignage de très respectueuse amitié.
A mes MAITRES de l’Ecole de Médecine de Limoges.
A mes MAITRES des hôpitaux de Paris :
D' AMEUILLE (1° semestre 1928).
D' MouLONGUET, professeur agrégé (2° semestre 1928).
D' TROISIER, professeur agrégé (1929).
D' LEVEUF, professeuf agrégé (1* semestre
D' METZGER, professeur agrégé (2° semestre 1930).
P' FiEssiNGErR (1930).
D' PP. Lévy (1931).
D' VIexEs, professeur agrégé (2 semestre 1933).
P' LŒpPER (1934).
Au D' FERRAND, médecin de l'hôpital Saint-Joseph.
PREHISTOIRE
L’obésité apparaît-elle avec les premiers documents humains; nos lointains ancêtres préhistoriques durent-ils compter avec elle? Telles sont les premières questions qui viennent à l'esprit en étudiant l'histoire de l'obésité.
Ïl semble un peu hasardeux, à première vue, d'affronter la pathologie d’époques aussi éloignées, mais la route que nous suivons a déjà été parcourue. Certains, en effet, se sont efforcés, au moyen d’ossements témoins, de déterminer quelques-unes des affections dont avaient à souffrir les hommes préhistoriques.
Ces recherches n’ont pas toujours été vaines; par lé secours de la radiographie, grâce à des séries de coupes, On a pu reconnaître sur les os la trace de quelques affections qui les frappent avec élection.
Ainsi a-t-on diagnostiqué, à longue distance, le rhumatisme chronique qui aurait été fréquent à l’humide période quaternaire, mais aussi certaines atteintes tuberculeuses ét sur la diaphyse de tibias, surtout d’outre-Atlantique, la marque de la spécificité.
Et comme en présence d’un squelette il est assez facile, à quelques années près, de déterminer l’âge de l'individu dont ce squelette était l’armature vivante, on a montré que l’homme préhistorique mourait dans la règle jeune, atteignait exceptionnellement là cinquantaine.
Ainsi l’étude attentive des ossements et des seuls ossements a été fructueuse en ce qui concerne la
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pathologie des hommes préhistoriques et a permis d'arriver à des notions relativement précises.
Bien qu’actuellement on admette qu’une maladie infectieuse (tuberculose, syphilis et autres) soit susceptible de jouer un rôle dans l’étiologie de l'obésité; bien que le rhumatisme chronique puisse accompagner l'obésité, nous ne pouvons conclure de la seule étude des ossements à l'existence probable de la polysarcie aux temps préhistoriques.
Nous regrettons bien vivement que l'obésité ne laisse pas sur l’os une marque spécifique et nous nous voyons obligés d’avoir, dans la conduite de cette étude, recours à d’autres documents que les documents osseux qui sont, malheureusement pour nous, d’un secours insuffisant.
Or, il existe des statuettes contemporaines de ces temps très reculés et elles revêtent l’aspect de forme féminine à obésité généralisée ou localisée.
Il est peu de science qui, autant que la préhistoire, prête à discussions et à arguties; lorsqu'un fait est isolé et qu’il n’est pas corroboré par d’autres témoignages, il prête à toutes les hypothèses; ainsi, par exemple, lorsqu'on découvrit le premier squelette de l’homme au front fuyant, aux arcades sourcilières saillantes, caractéristique de la race dite de Néanderthal, beaucoup de savants se refusèrent à voir là un aspect humain racial et invoquèrent les uns une anomalie (rachitisme, microcéphalie, idiotie congénitale) ; d’autres ne voulurent voir là que le représentant d’une race de singes anthropoïdes; il fallut la découverte d’une vingtaine de squelettes du même type, dont l’homme de la Chapelle au Saint, pour faire admettre la réalité humaine et raciale.
Il en va de même aujourd’hui pour les quelques statuettes que nous possédons de l’époque aurignacienne.
Elles sont rares, elles ne sont pas toutes semblables, l'authenticité de certaines a été contestée, les unes sont à obésité généralisée, d’autres à obésité localisée.
Elles ont donné lieu à des discussions passionnées (en rapport avec cette obésité), d'autant plus vives qu’elles mettent en jeu tout un échafaudage théorique sur les migrations humaines.
Nous n’entrerons pas dans les détails un peu ardus de ces discussions spécialisées, nous les esquisserons à grand trait sans perdre de vue la première question que nous nous sommes proposée au début de ce chapitre :
— L’obésité existait-elle chez les hommes préhistoriques ?
Nous verrons la difficulté d’une réponse ferme et d’une conclusion d’allure définitive.
La thèse de M. Georges Michiels : « L’Obésité partielle, stéatopygie », faite en 1926 sur l’instigation et sous la direction de M. Félix REGNAULT, nous sera fort secourable.
Nous prendrons dans cette thèse beaucoup des éléments de la discussion; nous utiliserons également un article paru en 1926 dans la revue Esculape, sous la signature de M. Jean Avallon.
Dans un premier temps nous décrirons ces statuettes.
Dans un second temps, nous envisagerons en les schématisant, les discussions qu’elles ont fait naître.