‹ Notes sur l'Histoire de l'ObésitéChapitre 4 sur 40 · I. -— DESCRIPTION DES STATUETTES · texte numérisé non relu

I. -— DESCRIPTION DES STATUETTES

a) La VÉNUS DE WILENDORF est la figuration la plus ancienne que nous ayons de la forme humaine. Elle a été trouvée par Szonbathy sur les bords du Danube dans le foyer aurignacien de Wilendorf. L’artiste des temps préhistoriques fut peut-être, sans le savoir,

de

un sagace observateur. La morphologie des caractères sexuels secondaires est bien mise en évidence, le diamètre iliaque l'emporte largement sur le diamètre acromial. L’obésité est évidente, le cou ramassé semble absent, les seins sont pleins et hémisphériques, le ventre en batracien est énorme et étalé; l'ouverture de la vulve est très marquée et basse par rapport aux cuisses. La Vénus de Wilendorf est obèse mais sans stéatopygie.

b) PIETTE a trouvé dans la caverne de Brassempuy, dans les Pyrénées, deux statuettes en ivoire qui ont les petites lèvres ou nymphes développées, les fesses sont volumineuses mais étalées.

c) LA DAME DE LESPUGNE a été trouvée par le D’ René de Saint-Perrier, dans la grotte de Lespugne, en Haüte-Garonne.

« La tête est petite, sans indication des traits de la face », écrit M. de Madariaga, seuls les cheveux sont marqués, tombant sur le haut du visage, et en arrière jusqu’au niveau des omoplates. Le cou est mince, le torse grêle, les bras détachés du corps viennent s’appuyer sur deux seins monstrueux qui pendent du maigre thorax, comme deux outres tombent sur le ventre qu’ils repoussent en avant. Les cuisses sont grosses, les fesses aplaties sont énormes, mais la cambrure accentuée des reins, particulière aux femmes stéatopyges boschimanes, n’existe pas.

d) LA FEMME DE LAUSSEL est un bas-relief sur pierre, découvert en 1912 par le D’ Lalanne, à Laussel (Dordogne), représentant une femme à tête fortement dolichocéphale, aux seins volumineux retombant sur un ventre proéminent. La main droite tient une corne de bison ornée de treize coches transversales. On a

vouiu voir dans cette sculpture la représentation d’une divinité tellurique des premiers âges. A cette statuette on trouve, avant tout, de la stéatotrochanterie et de la stéatomerie.

Il faut dire que l’on a reproché au D' Lalanne de ne pas surveiller ses fouilles, et l'authenticité de cette statuette a été mise en doute.

e) Enfin, le D' Jullien a trouvé à Barma-Grande, des statuettes nettement stéatopygiques, sans stéatomerie, ni obésité.

Telles sont les statuettes de l’époque paléolithique.

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