CE QU ELLE DOIT FAIRE II
Elle nous montre que parfois, pour avancer réellement, il faut reculer en apparence: elle nous fait distinguer le progrès et le regrès réel du progrès et regrès apparent.
Tandis que l'Histoire générale des sciences nous donne la vue complète des méthodes de recherche, l'Histoire spéciale de telle ou telle science ne nous montre qu'une partie du tableau que nous avons intérêt à connaître. Toutes les sciences n'ont pas suivi le même développeipent, toutes ne sont pas à im moment donné au même stade de leur évolution: teurs méthodes et leurs techniques ne sont pas également perfectionnées. Or, les procédés généraux de l'esprit hunMUJi sont partout les mêmes : et tel procédé particulier dérivé, qui a servi à découvrir une loi et qui n'est appliqué encore que dans telle science, pourrait être appliqué a^tec avantage dans telle autre. Et il importe que l'application possible soit signalée et préparée dans et par l'Histoire générale des Scienceé.
L'Histoire générale des Sciences est éminemment utile.
Elle n'est pas seulement destinée à satisfaire la curiosité humaine. Elle sert à connaître et à agir. Elle sert à donner l'esprit scientifique et la méthode scientifique. Esprit scientifique et Méthode scientifique d'une part, et Histoire générale des Sciences d'autre part, ce sont là deux faces d'un même objet, deux connaissances complémentaires — comme sont complémentaires, pour la possession d'un même phénomène, la connaissance de l'état Statique (Esprit scientifique) et celle de l'état dynamique et cinématique (Histoire générale des Sciences).
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L'avenir est ce qui nous importe.
La science veut savoir pour prévoir l'avenir, et prévoir afin de pourvoir. Elle veut connaître les faits et les causes ou conditions, afin d'avoir la possibilité de déterminer les lois qui permettent de prévoir.
La Science se fait par le moyen de la Méthode scientifique que le savant emploie grâce à l'Esprit scientifique qu'il possède.
L'Histoire générale des Sciences nous fait assister au travail de la Méthode scientifique et de l'Esprit scientifique. En nous montrant ce travail, elle nous fait connaître l'Esprit scientifique et la Méthode scientifique.
Le passé de la science nous fait connaître son avenir, l'avenir qui nous importe. (P. 7 à 21.)
L'Histoire générale des Sciences — comme toute science positive — recherche des^aiï^, des causes ou conditions, et des lois. Elle recherche ce qu'il y a de commun dans l'histoire des sciences spéciales. Et ce qu'il y a de commun aux diverses sciences spéciales, c'est la Méthode scientifique et l'Esprit scientifique ; et ce qu'il y a de commun dans les histoires des diverses sciences spéciales, c'est l'histoire de l'Esprit scientifique ou de la Méthode scientifique.
L'Histoire générale des Sciences est nécessairement philosophique, comme la Philosophie des Sciences doit nécessairement être historique ou basée
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laa L HISTOIRE GENERALE DES SCIENCES
sur rhistoire. Histoire générale des Sciences et Philosophie des Sciences s'appellent et se pénètrent.
L'Histoire générale des Sciences — recherchant ce qu'il y a de commun à diverses sciences — doit nécessairement comparer ces sciences, et comparer les évolutions de ces sciences. L'Histoire générale des Sciences est une histoire comparée, de même que l'Histoire comparée des Sciences serait, en un certain sens, une histoire générale. On doit donc parler d'une Histoire générale et comparée des Sciences.
L'Histoire générale des Sciences est encore dans l'enfance. Elle a encore si peu signalé son existence que certains hommes, certains savants, ne savent pas ce qu'elle peut être, ignorent qu'elle existe et qu'elle puisse être utile, et même supposent qu'elle ne pourra jamais exister. (P. aS à 33.)
L'Histoire générale des Sciences — bien qu'elle soit à peine née — nous laisse apercevoir déjà un certain nombre de lois ou de tendances générales.
Elle nous montre l'alternance ordinaire des deux courants généraux qui, dans chaque domaine de la science, se partagent la faveur publique et la puissance. Elle nous montre l'oscillation de chacun des deux courants ou des deux tendances, — oscillation qui conduit la tendance de la position de faveur ou de culture à la position de défaveur et d'oubli, et qui conduit ensuite à la position opposée ou inverse.
Elle nous montre les diverses attitudes que l'esprit prend en face de la nature ou des objets à étudier.
Elle nous montre comment — dans l'évolution de l'espèce humaine, comme dans celle de l'individu —
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les périodes de doute et celles de croyance alternent, et comment la croyance, quand elle est aveugle (ou quand elle va contre les preuves ou en dehors des preuves), nous conduit à Terreur. (P. 87 à 3g.)
Elle nous montre que la science est faite au moyen de matériaux solides (les faits) et d'un ciment plus ou moins ferme ou consistant (les théories constructives). — Les faits sont surtout dans la nature; les théories sont surtout dans notre imagination.
Elle nous montre que la faveur publique va toujours alternativement des faits aux théories constructives, et réciproquement ; et que, aux périodes où Ton voit les faits, on dédaigne les théories, et que, aux périodes où Ton imagine les théories, on dédaigne les faits. Elle nous montre les défauts des deux systèmes extrêmes, qui tendent : Tun, à construire sans matériaux solides; l'autre, à construire sans ciment ou sans lien aucun — ou plutôt à juxtaposer sans construire. (P. Sg à 43.)
Elle nous montre Talternance des deux tendances analytique et synthétique, considérées, en particulier, sous la forme de la réunion dans un même esprit des diverses parties de la connaissance humaine (synthèse subjective, en un sens — encyclopédisme), ou de la disjonction de ces différentes parties (analyse subjective ,en un certain sens — spécialisme.) '
On voit d'abord venir la synthèse — aussi bien objective que subjective — , puis l'analyse, puis on voit la synthèse qui point.
D'autre part, la synthèse objective se montre, ou se montrera, non seulement dans la science, mais encore dans l'art (Musique des couleurs), et partout. (P. 43 à 48.)
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ia4 L'fflSTOIHK GÉNÉRALE DES SCIENCES
Elle nous montre les tendances analytique et synthétique agissant dans le domaine de Texplication du monde, et apparaissant sous la forme de l'unification de la Science ou sous la forme contraire. Ramener tout à Tunité dans la science (comme tout, semblet-il, se ramène ou est réductible à Tunité dans la nature) est une tendance qui existe toujours chez les grands esprits, et qui, chez les moyens et petits esprits, alterne avec la tendance contraire — moins fréquente et moins intense pourtant que la première.
Elle nous fait connaître — entre autres choses — les efforts qui ont été faits pour ramener les phénomènes physico-chimiques au phénomène mécanique, et les phénomènes biologiques aux phénomènes physico-chimiques. (P. 48 à 5o.)
Elle nous montre que ce qui est aujourd'hui science a été autrefois fantaisie, que, à Torigine de toute connaissance scientifique ou positive, il y a une prétendue connaissance qui n'a rien de scientifique, que les divers objets connus aujourd'hui scientifiquement ont été autrefois connus ou imaginés d'une façon empirique et fantaisiste. Elle nous porte à croire que, là où nous voyons actuellement régner l'empirisme et la fantaisie, la science pénétrera un jour et portera la lumière et régnera à son tour.
Elle nous fait voir ou nous porte à croire que, dans tous les domaines de l'activité humaine (beaux-arts, industries, etc.) l'évolution doit être semblable. (P. 5o à 53.)
Elle nous montre que l'homme ramène tout à soi : il se met au centre de tout, et prétend tout modeler sur sa propre forme. Chacun croit que ce qu'il fait, c'est ce qu'il faut faire, que ce qu'il est, c'est ce qu'il faut être, que ses tendances actuelles (tendances
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analytique, ou constructive, ou autres) sont les tendances permanentes des vrais savants de tous les temps et de tous les lieux.
Chacun prétend faire tourner le monde et l'histoire autour de son individu (égocentrisme), de son espèce, de sa nation, de son pays et de son temps. (P. 54 à 57.)
Elle nous montre que l'histoire de la Méthode scientifique est l'essentiel de l'Histoire générale des Sciences, et qu'on Ta peu étudiée jusqu'à présent.
Elle fait voir que l'auteur qui s'en est le plus occupé, Aug. Comte, n'a guère éclairé nettement qu'une des six parties de l'histoire de la Méthode scientifique, parties qui sont : 10 questions à poser, 2» manière de poser les questions, 3° manière d'observer les faits, 4° manière d'imaginer les hypothèses explicatives, 50 manière d'instituer les expériences de contrôle, 60 manière de tirer les conclusions. (P. 57 à 59.)
Elle nous montre que les grandes révolutions accomplies dans la science sont contemporaines de révolutions dans la méthode, et sont conséquence de révolutions dans la méthode, — et que les plus grands noms de la science sont ceux des hommes qui ont révolutionné la méthode.
Les diverses étapes parcourues nous ont conduit à la période (dont la venue est prochaine et dont les avant-coureurs se montrent) où apparaîtra l'Organisation de la Science et du Travail scientifique, — organisation faite de propos délibéré, et à laquelle tous seront associés. (P. 59 à 64.)
Elle nous montre quels sont les objets que l'homme étudie, recherche ou cultive.
Elle montre que, dans la science, la faveur et
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126 l'histoire générale des sciences
rétude oscillent du vrai à Futile et réciproquement, comme dans Fart elles vont du beau à l'utile, comme dans la morale elles vont du bien à Tutile, comme elles oscillent ailleurs, dans tous les domaines de l'activité humaine.
Elle nous fait voir que le mieux est d'associer les deux tendances ou mouvements ou actions, c'est-à-dire de rechercher à la fois : d'une part le çrai, le beau et le bieUy et d'autre part V utile. (P. 65 à 67.)
Elle nous montre le parallélisme de certaines cultures et évolutions scientifiques — et, par exemple, le parallélisme de la culture et de l'évolution de la « médecine » et de la culture et de l'évolution de r« agriculture », ces deux connaissances parentes. (P.68 à70.)
Elle nous montre les résultats atteints, les conclusions auxquelles arrivent les hommes, par suite de l'attitude prise par eux et des conditions des objets étudiés.
Elle nous montre qu'il est fort dangereux, dans la science, d'énoncer des impossibilités (que la nature ne tient pas pour impossible), — car on voit que la nature réalise souvent ce dont l'homme affirme l'impossibilité.
Elle fait voir que l'esprit humain, dans sa croyance aux impossibilités, passe par trois stades, qui correspondent : le ler à l'ignorance profonde, le 2^ à la demiscience, le 3e à la science plus grande et plus prudente.
Elle montre que le novateur est, par définition, un faiseur ou un montreur de paradoxes, et que toute grande découverte a été d'abord — pendant plus ou moins longtemps — chose paradoxale.
Elle fait distingue!^ le paradoxe vrai (oa qui correspond à la vérité) du paradoxe faux (qui correspond à Terreur). (P. ^5 à 80.)
Elle montre que le progrès (marche dans le sens du mieux) a été poursuivi dans tous les domaines, et qu'il a été incontestablement obtenu dans le domaine de la science ou du vrai, et dans celui de Tindustrie ou du matériellement utile.
Elle nous fait espérer qu'on l'obtiendra aussi (et sans que personne puisse contester le résultat) dans les domaines du beau et du bien. (P. 80 à 83.)
Elle montre que le domaine de la science tend à s'agrandir de plus en plus, et que la science et l'esprit scientifique tendent à pénétrer de plus en plus dans tous les domaines, dans tous les domaines où se manifestent l'intelligence et l'activité humaines. (P. 83 à 85.)
Elle montre que les opinions en apparence contradictoires sont d'ordinaire seulement différentes, qu'elles sont l'expression ou la traduction d'un même objet qui, ayant plusieurs faces, peut être vu de plusieurs façons différentes et pourtant toutes également vraies ou exactes.
Elle fait voir que la contradiction apparente aboutit souvent à une conciliation réelle, quand un esprit puissant, capable de voir les différentes faces des objets, s'occupe de l'étude complète de l'objet à l'occasion duquel la contradiction est apparue. (P. 85 à 87.)
Elle montre que le progrès venant de l'idée ne se produit que si le milieu de culture dans lequel l'idée est lancée est prêt à la recevoir.
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128 l'histoire générale des sciences
Si le terrain n'est pas préparé, Tidée ne germe pas. Si le penseur est trop en avance sur son temps, on croit qu'il est illuminé ou fou. (P. 87 à 90.)
Elle montre que la faveur dont jouissent l'idée et le penseur qui l'a émise tient à des conditions qui dépendent pour partie seulement de la valeur de l'idée ou du penseur. Ces conditions sont (la valeur de l'idée mise à part) : la préparation du milieu récepteur ou l'adaptation de l'idée au milieu, la conservation et la divulgation des écrits, le style des écrits, l'amitié des disciples, les amitiés d'école ou en général de groupe, etc. (P. 90 à 98.)
Elle montre que le progrès dans la science dépend de conditions diverses, dépend du savant, du milieu, de l'objet étudié, du point de départ ou du faitbase, du point de vue, etc., et particulièrement des méthodes.
Elle fait voir que, parfois, les plus grands progrès dérivent d'inventions d'apparence modeste ou non géniale — comme le sont, par exemple, celles du verre, du papier, de l'imprimerie. (P. q3 à 96.)
Elle montre que parfois l'erreur est utile, parce qu'elle conduit à la vérité, parce qu'elle est l'étape nécessaire que l'imperfection humaine nous force à traverser avant de parvenir à la vérité. (P. 96, 97.)
Elle montre que nombre d'erreurs aujourd'hui connues comme telles ont été longtemps enseignées comme vérités par les meilleurs esprits, ont été longtemps classiques.
Elle nous fait voir combien il est utile de faire l'histoire de ces erreurs, de les éclairer et d'en déterminer les causes, afin d'empêcher ceux qui vien-
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dront après nous d'errer où les premiers se sont trompés, de choir où les premiers sont tombés.
Elle montre que toutes les idées importantes tendent à enfler leur importance, et que les disciples tendent à pousser Jusqu'à l'exagération et à l'abus l'usage qu'ils font du fait nouveau ou de l'idée ou de la théorie.
Elle fait voir que les disciples maladroits et ignorants ne sont pas seuls à déformer la théorie ou la parole du maître, mais que les ennemis ou les malveillants s'attachent aussi à pratiquer la déformation, d'une façon plus ou moins systématique. (P. 98 à loi).
Elle montre qu'il n'y a « rien de nouveau sous le soleil», pas plus dans les idées ou les théories que dans les faits de la nature.
Elle fait voir qu'on trouve toujours chez de plus anciens auteurs le germe de l'idée qu'on croit neuve, et que ce qu'on peut apporter d'original, c'est plutôt Une forme nouvelle ou un développement nouveau qu'une idée nouvelle vraiment pure de tout antécédent. L'invention existe ; mais elle est telle. (P. loi à 104.)
Elle montre que la science est œuvre sociale — servant à tous, liant tous, faite par tous.
Elle fait voir que, même lorsqu'on prétend parler seul et travailler seul, on collabore avec d'autres et l'on discute avec d'autres. Et la connaissance que nous prenons de cette collaboration inconsciente et anonyme nous permet d'expliquer certaines erreurs apparentes — que l'on peut comprendre, lorsqu'on rapproche les affirmations des différents coUabora-
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l3o l'histoire GENB1U.LE DES SCIENCES
tenrs anonymes, lorsqu'on rapproche les répondes des questions auxquelles elles répondent, lorsqu'on rapproche tous les écrits traitant d'un même siijet, lorsqu'on éclaire un passage d'un auteur* au moyen du eontexte formé par les écrits des contemporains, éicrits dont l'ensemble constitue comme un texte so- (»aL<P. r«fàM%
Elle montre bien d'autres choses encore^pM^^n'ai pctô signalées dans ce travail.
L'Histoire générale des Sciences est encore dans sa première enfance, ou même elle n'existe encore qu'en germe. Il faut Tétablir sur des fondements solides, et la construire oii l'édifier avec des matériaux choisis et un ciment qiii tienne : il faut recueillir des faits, et du rapprochenient de ces faits tirer les lois d'évolution qu'ils laissent apparaître.
Les matériaux, les faits seront fournis d'ordinaire par les histoires des sciences particulières, histoires faites ou à faire. Il faut interroger tous les monuments que l'histoire consulte, les monuments de tous les temps et dé tous les lietix, et en particulier les écrits de tous les écrivains, quel que soit l'objet sur lequel ils ont écrit.
Le ciment qui doit réunir les faits intéressants pour l'Histoire générale des Sciences sera fourni par la Méthode scientifique, dont le plan pourra être emprunté et pour la recherche et pour l'exposé des lois qui expriment l'évolution de la Science.
Elle sera enseignée à ceux qui ont besoin de posséder l'Esprit scienrifique ou la Méthode scientifique, à ceux, en particulier, qui veulent faire avancer la science. Elle sera donc présentée surtout dans l'enseignement supérieur, et comme complément à toutes les études quelconques faites là, — jxarce que la con-
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RESUME l3l
naissance de Thistoire de la Méthode scientifique est utile ou nécessaire à tous ceux qui veulent connaître la Méthode scientifique.
Elle sera enseignée par ceux qui, curieux de toutes choses (sciences, arts, etc.), étudient spécialement ou possèdent TEsprit scientifique et la Méthode scientifique. (P. 107 à ii3.)
L'Histoire générale des Sciences est utile à connaître : elle est utile au développement de la Science et de TEsprit scientifique, et utile au développement des applications.
Elle est histoire des faits, et histoire des doctrines.
Elle est histoire àe^ faits, entendus dans le sens large du mot (elle étudie et présente des faits, des causes, et des lois), et histoire des méthodes.
Elle est histoire des vérités découvertes, et histoire des erreurs commises.
Et en étudiant ces difl*érents objets — sous lesquels on voit apparaître la Méthode scientifique —,' le chercheur apprend à connaître la Méthode scientifique ou l'Esprit scientifique, et.se prépare à posséder Méthode et Esprit scientifiques. En particulier, la présente étude donne les qualités — nécessaires au savant — de modestie, de tolérance, de hardiesse et de ténacité.
Elle fait connaître Tensemble du tableau des progrès de l'esprit humain, — ensemble que les histoires' des sciences particulières ne peuvent montrer.
En faisant connaître le passé, l'Histoire générale des Sciences prépare l'avenir, l'avenir de la connaissance et de la puissance humaines. Elle permet de faire que l'iiomme devienne plus savant, et aussi plus puissant sur la nature et sur lui-même. (P. 114 à 119)
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