L. Voir à ce sujet mes articles sur l'éducation dans la
Revue Bleue (7 et 14 octobre 1905).
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Ce qu'il y a de merveilleux dans l'organisation hindoue, c'est que les individus sont altachés au même métier et que les mélanges d'une castle à l’autre sont interdits, afin que les habitudes prises se conservent et s’amphfient par les transmissions héréditaires sans Jamais s’éparpiller. Les organisateurs.
pour être obéis, ont parlé au nom de Dieu et ils ont menacé les indisciplinés : Manou a dit notamment : « Toute contrée où naissent des hommes de race mêlée qui corrompent la purelé des classes est bientôt détruite ainsi que ceux qui lhabitent. » et : « Quelque distinguée que soit la famille d'un homme, s’il doit sa naissance au mélange des classes, il parlicipe à un degré plus ou moins marqué du naturel pervers des parents. »
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Cest pourquoi aucune force héréditaire n'a été gaspillée ; depuis deux mille ans que les brahmes seuls étudient, ils ont acquis une intelligence supérieure, ouverte aux sciences et à la philosophie.
La caste des guerriers s’est éteinte, faute d'emploi.
La caste des agriculteurs, depuis des siècles qu'elle est rivée au sol, possède un amour indestructible de la terre et consent pour cette terre souvent capricieuse des efforts que ne fourniraient pas des laboureurs d'occasion.
La caste des artisans s’est divisée en une infinité de castes. toutes Jalousement [ermées, qui représentent chacune un métier el dans laquelle le fils, à peine formé, empoigne les outils du père et gagne sa vie sans autre apprenbissage que celui qu'il a fait en grandissant dans le ventre de sa mère.
Chacun a sa place dans la société hindoue et chacun est bien à sa place ; la division du travail est effectuée d’une façon telle que pas un atome d'aptitude intellectuelle ou physique n'est perdu.
Nous, nous croyons devoir Jeter parmi les Hindous des idées d'égalité qui sont contraires à toutes leurs idées de discipline sociale : nous en avons fait des électeurs : nous leur avons donné des conseillers municipaux, des conseillers généraux, un député et un sénateur et ous les incitons à élever des
revendications, eux qui, paisibles et doux, ne
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LE € MAMOUL » 259 PE PR demanderaient que quelques poignées de riz pendant les famines.
Et l’argent que nous pourrions consacrer À leur acheter du riz, qui sauverait les pauvres de la mort, nous l'employons à payer toute une nuée de fonctionnaires dont l'utilité n’apparait pas.
Les Hindous sont des sages ; 1ls préfèrent le joug du mamoul au Joug de la mahamaya!; ils sont contents de leur organisation et désirent la conserver; cela ne veut pas dire qu'ils
ne croient pas au progrès, mais seulement qu'ils veulent laisser le progrès venir de luimême ; ils ont confiance en l’évolution naturelle ; ils savent qu’elle marche d'un pas sûr quoique lent; et ils ne veulent pas la harceler ; avis à ceux qui, prétendant conduire et hâter le progrès, ne font que le contrarier et le retarder dans sa marche.