‹ Notes sur l'IndeChapitre 113 sur 142 · MOUSE · texte numérisé non relu

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température minima de 18, dans un terrain sablonneux, et moyennant 100 kilogrammes

1. Ce chapitre a paru en mai 1905 dans le Bulletin du Comité de l’Asie française.

ER EE 7 BASE RS PAR Co MAR PL LENS de graines par hectare: on récolte oénéralement trois mois après avoir semé. Les terrains trop compacts étouffent la plante et diminuent la récolte des trois quarts: la sécheresse donne des arachides petites; trop de pluie donne des arachides pauvres en huile (perte de 3 à 4 0/0); les meilleures conditions sont réunies quand les pluies sont suffisantes et coïncident avec les chaleurs : on peut alors obtenir un rendement de 200 pour 1. Par moyenne, on calcule que, dans l'Inde, l’arachide rapporte 1 candy 3/4, soit 420 kilogrammes, par acre (0,405 hectare).

Le Sud de l'Inde compte deux récoltes d’arachides par an : une récolte principale, qui est mûre aux premiers Jours de décembre et es!

exportée; et une récolte accessoire, dite pelile récolle d’élé, qui est utilisée sur place. On récolte l’arachide comme la pomme de terre.

c'est-à-dire qu'on arrache la plante, on la secoue pour faire tomber la terre adhérente aux racines et on détache les œousses. Cette récolte est d'autant plus laborieuse que la plante s'étale davantage. Des essais ont été

tentés pour acclimater dans l’Inde l’arachide

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LE COMMERCE DES ARACHIDES 287 D RE RER SR VE TR NE EE MAP EUR S Se de Java dont Ia caractéristique est de ne lancer aucune expansion latérale, ce qui permet d'arracher la plante en un tour de main (d'où diminution des frais de récolte) et de semer deux fois plus serré, ce qui double les bénéfices, la récolte étant deux fois plus abondante pour des frais généraux identiques.

Mais les résultats n’ont pas été encourageants : l’arachide de Java n'a donné dans l'Inde que des graines pauvres en huile (30 0/0).

La première exportation d’arachides qu'ait faite Pondichéry remonte aux environs de 1860. A cette époque, l’arachide cultivée était l’'arachide du pays (country ground-nut), qui paraît avoir existé de tous temps dans l'Inde; elle demandait quatre mois pour arriver à maturité, mourait aussitôt mûre et donnait des graines très robustes, d’une conservation facile. C'était un avantage. Mais la moindre pluie sur une récolte mûre et non encore arrachée déterminait Ia germination immédiate des graines et tout était perdu ; c'était un inconvénient sérieux auquel on s’efforçait de parer en arrachant précipitamment les ré-

colles. La culture des arachides fut poussée d’une façon très active à partir de 1877-78, date de l’apparition des teintures à la fuschine dans l'industrie (ruine des indigotiers hindous) et du triomphe de Ceylan et de la côte malabare aux dépens de Pondichéry dans le commerce de l'huile de coco. Les récoltes furent abondantes jusqu'en 1895 ; mais en 1895-1896- 1397 elles baissèrent progressivement et en 1898 furent à peu près nulles. La colonie s'émut : des recherches furent entreprises par la Chambre d'agriculture et par le gouvernement pour trouver les causes de ce désastre.

On émit d’abord l'hypothèse d'un épuisement du terrain, puis celle d'une dégénérescence de la graine et la seconde fut vérifiée par l’expérience suivante : des arachides de Bombay, du pays et du Sénégal ayant élé semées en égales quantités, à la même époque, sur d’égales étendues et dans des terrains identiques, les arachides de Bombay donnèrent à la récolte 21 livres de graines; celles du pays 41 livres et celles du Sénégal 632 livres. Les agriculteurs de la province de Madras qui

souffraient du même état de choses se ran-

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gerent à l'opinion des agriculteurs pondichériens et de grandes quantités d'arachides furent importées du Sénégal dans le Sud de l'Inde. Ces graines ayant été semées, la culture des arachides reprit avec une incomparable énergie et la production se maintient très satisfaisante depuis cette époque.

Actuellement donc l’arachide hindoue est d'origine sénégalaise ; mais elle a pris dans l'Inde des qualités qu'elle n'avait pas au Sénégal : son péricarpe s'est aminci de telle sorte que ce péricarpe qui fait 25 0/0 du poids de l’arachide sénégalaise ne fait plus que 21,5 0/0 du poids de larachide hindoue ; en outre, l'amande a bruni et s’est enrichie. Voici l'analyse complète de l’arachide hindoue :

PTE dicurrcu es CREED ere OUR 21,5 Episperme !. :,...:.: Her ME CL PP Germe.:..... PDC ES PS Pare FPE 2,90 Amande dE N'a sre 079 a 0261078 pb; Aa de. sv 010 ?-2°6 0 68,88 100 »

1. L'épisperme est une pellicule rougeâtre qui enveloppe l'amande ; elle contient un principe astringent qui donne à l'huile d'arachides un goût désagréable si l'amande n'a pas été dévêtue de l'épisperme avant l'écrasage.

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