‹ Notes sur l'IndeChapitre 115 sur 142 · CE · texte numérisé non relu

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il est débiteur à la Banque de 8,000 roupies productives d'intérêt au taux annuel de 7, 8 ou 9 0/0 suivant les époques. Actuellement, le taux de la Banque de l’Indo-Chine à Pondichéry est de 11 0/0 ; ce taux est toujours de 2 0/0 supérieur au taux des Banques du territoire anglais, pour la raison que la Banque de Pondichéry a peu d'argent en caisse, qu'elle est obligée de s’en approvisionner au fur et à mesure de ses besoins en territoire anglais et qu'il lui faut solder les frais de transport de cet argent (frais de chemin de fer, paiement des hommes de confiance charœés d'effectuer le transport, ete...). Ces 2 0/0

supplémentaires sont également destinés à

dédommager la Banque du séjour improductif

que fait quelquefois le numéraire dans ses liroirs en attendant la demande du commercant. Pendant la saison 1902-1905, la Banque de l’Indo-Chine a prêté, rien que sur les arachides, 16 millions de francs.

Lorsque le commerçant est en possession de toutes les arachides qu'on lui a commandées, il les embarque ; aussitôt l’'embarque-

ment effectué, il remet les connaissements à

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la Banque et celle-ci, d’une part, paie au commerçant les ? roupies par balle dont elle est débitrice (en retenant toutefois sur ces deux roupies les intérêts des sommes prêtées) el, d'autre part, adresse à l'acheteur européen les connaissements et tire sur lui une traite pour la valeur de l'expédition. Les petits commerçants pondichériens ont donc des bénéfices très réduits par les intérêts qu'ils paient à la Banque et se trouvent en mauvaise posture vis-à-vis des richissimes maisons étrangères établies à Pondichéry : ces maisons, en effet, opèrent avec leur propre argent et de ce fait peuvent vendre à meilleur marché. Les maisons étrangères établies à Pondichéry sont au nombre de trois : la maison Best and C, qui est anglaise et déjà à Pondichéry depuis de longues années ; la maison Volkaert, qui est suisse, établie en 1902, et la maison grecque des frères Ralli, établie en 1904 : la maison Ralli est la plus considérable ; elle a dans l'Inde cent soixante-neuf succursales prospères.

Toutes ces maisons pondichériennes ou élrangères ont à leur service un dobachy ; le

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dobachy est un employé indigène très au courant des choses et des gens du pays, qui s'occupe du personnel, de la manutention et surtout qui traite avec les agriculteurs pour l'achat des récoltes. L’Européen ne s'occupe

que de passer les marchés avec l'Europe

l’un fait donc l'achat, l’autre la vente. Le dobachy, en plus d’un traitement fixe, a un tant pour cent sur les affaires ; 11 est un auxiliaire indispensable et gagne souvent autant, quelquefois plus, que le patron européen. Les dobachys sont toujours fort riches ; 1ls contresignent les papiers rédigés par la Banque à l’occasion des nanlissements d’arachides, et leur signature est pour la Banque la plus solide garantie, car le commerce des arachides n’est pas sans danger : la spécula- Lion y intervient largement, les achats et les ventes sont faits souvent à longs termes el

les cours varient quelquefois dans de fortes

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proportions ; il faut considérer en effet

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qu'entre les parallèles 40° Nord et 55° Sud

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les arachides sont cultivées en de mullples

contrées toutes d’une météorologie ‘capri-

cieuse, d’une production irrégulière et que

chaque production a son influence sur les tarifs.

Les arachides sont le plus souvent achetées décortiquées aux agriculteurs : la décortication est donc effectuée au lieu de production ; elle se fait au fléau. On a calculé qu'un homme el une femme (l'homme maniant le fléau, la femme épluchant les arachides battues) décortiquent en douze heures 500 litres de graines.

Les arachides arrivent à Pondichéry soit par chemin de fer, soit — {rès rarement — par la route ; elles sont conduites aux magasins. Les magasins sont constitués, d'une part, par douze locaux que la Banque a construits sur des terrains concédés par la colonie, à charge d'y établir ces magasins, et loués chacun à raison de 425 roupies par an; puis, d'autre part, par des maisons de la ville blanche et de la ville noire accommodées en magasins.

Actuellement, 1! y a à Pondichéry trente-cinq de ces magasins improvisés ; il y en a eu jusqu à quatre-vingts pendant les saisons heureuses. Tous ces magasins sont quotidienne-

ment visités par des employés de la Banque

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mon de L - . 2x3 - ss - = PL DT D or RE PE = TS = ca TS SON nés = RES et z ». à rt DAC ne cel AT

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298 NOTES SUR L'INDE chargés de surveiller les marchandises en nantissement!. Par moyenne, on peut dire que les frais de location des magasins s’élèvent à 4 caches ? par balle et par an.

Les arachides une fois conduites aux ma- SASINS son! pesées et séchées, mises en Sacs, arrimées ;: et les sacs son! marqués soit au pinceau, soit avec des plaques percées à Jour.

Ces différentes opérations coûtent :

1. Aux termes de la loi francaise, en cas de contestation judiciaire, la Banque ne pourrait établir son droit de propriété sur les arachides nanties qu'autant qu'elle prouverait avoir la clef des magasins contenant les arachides en question. Jusqu'à présent, pour faciliter à ses agents la surveillance des arachides nanties, la Banque n'avait pas pris garde à la loi et ne possédait pas la clef des magasins privés. Le Conseil d'administration de la Banque de l'Indo-Chine à Paris vient de prier la succursale de Pondichéry de procéder légalement. Le service des nantissements aura des garanties plus sûres, mais sera considérablement gêné dans son fonctionnement voit-on l'inspecteur des marchandises nanties prendre chaque jour 35 à 80 rendez-vous pour le lendemain avec les propriétaires des magasins privés, afin d'ouvrir à heure déterminée chaque local et d'en vérifier le con-

tenu ?..

2. La roupie vaut 1 fr. 666; la roupie se divise en haque anna vaut donc environ 0 fr. 10 ; l'anna

16 annas :

chaque cache vaut donc

se divise en 12 caches ou pies ;

environ 0 fr. 008.

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