‹ Notes sur l'IndeChapitre 119 sur 142 · US (TE FA · texte numérisé non relu

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certaine partie de leur poids pendant la traversée à cause de la dessiccation progressive des arachides ; la perte de poids tolérée par l'acheteur concernant les arachides hindoues est de 5 kilogrammes par balle, c'est-à-dire qu'une balle pesant 80 kilogrammes au départ de Pondichéry est cependant agréée en Europe si, à l’arrivée, elle ne pèse que 75 kilogrammes.

Le mouvement de la navigation du port de Pondichéry montre que les chargements sont faits presque uniquement par des bateaux étrangers, anglais le plus souvent. Les bateaux français n'apparaissent pour ainsi dire pas dans ce port français; on en note un — des Messageries Maritimes — en 1903 : on n'en compte aucun en 1904. Il faut remarquer d'ailleurs que les commerçants pondichériens ne font rien pour attirer les bateaux français dans leur port : des commerçants importants sont représentants à Pondichéry de compagnies anglaises de navigation : l’un est représentant de F « Asiatic C° »; un autre, président de la Chambre de commerce, personnage influent, chef d’un parti politique, est

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représentant de Ia « British India Ce » ! ; et ces représentants ont intérêt à amener le fret aux Compagnies qu'ils représentent puisqu'ils ont des émoluments en proportion de ce fret el aussi, pour eux-mêmes, des tarifs de faveur.

Les bateaux français viendraient à Pondichéry si Pondichéry leur demandait de venir et leur assurait le fret : beaucoup de bateaux des Chargeurs-Réunis et de cargos des Messagerics Maritimes rentrent de l’Indo-Chine avec un chargement de riz insuffisant qui ne demanderaient qu'à prendre des arachides ; car le riz — marchandise lourde — et l'arachide — marchandise légère — constituent l’un avec l’autre un excellent chargement. Ce Carg'O des Messageries Maritimes quiesl passé en 1903 à Pondichéry y est allé, précisément parce qu'on l'en avait prié. Il existe à Pondichéry un représentant de la Compagnie de navigation Gordon Woodroff dont les navires

1. Depuis la publication de ce chapitre dans le Bulletin du Comilé de l'Asie française, le personnage visé par ce passage est mort; il n'en demeure pas moins vrai que son attitude vis-à-vis des compagnies anglaises de nawigation ont dù faire le plus grand tort aux compagnies si-

milaires françaises,

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ne vont à Pondichéry que sur la demande de ce représentant lequel s’est préalablement assuré du fret. On pourrait procéder de la même façon vis-à-vis des navires français.

Le graphique ci-joint montre le mouvement

d'exportation des arachides à Pondichéry

Nombre de balles 900 C00

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