‹ Notes sur l'IndeChapitre 120 sur 142 · POS ENS · texte numérisé non relu

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306 NOTES SUR L'INDE CNRS Eu nn ren ne EN USM EU OR PERSAN LS progressive : c’est la période de dégénérescence de la graine signalée précédemment : à partir de 1899 le mouvement reprend etest à nouveau salisfaisant en 1902. Les quelques autres fluctuations enregistrées par la courbe liennent simplement aux variations météorologiques (chaleur. pluie, 2 FE À En somme, le maximum d'exportation est de 900,000 balles: c’est à peu près le chiffre atteint pendant ces dernières années ; On peut donc dire que le commerce des arachides est en ce moment aussi heureux que possible à Pondichéry. Cependant les commerçants pondichériens sont. depuis plusieurs années, en émoi ; 1ls ne manquent pas une occasion de clamer que le port de Pondichéry court à sa ruine, que le commerce des arachides se déplace au profit des ports anglais, qu'il faut parer promptement à cette menace de l’avenir ; et ils proposent une série de mesures coûteuses. Il] ne me parait pas Juste de présenter la situation de cette manière : {out d'abord, il ne saurait être question pour le port de Pondichéry de décadence. Les chiffres que J'ai rapportés affirment de la facon la

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plus probante que l'exportation des arachides n’est pas en baisse ; elle atteint un chiffre très convenable qu’elle n’a Jamais dépassé d'une façon bien sensible. Que des ports anglais exportent eux aussi depuis plusieurs années une grande quantité d’arachides, c'est vrai ; que l'exportation des ports anglais aille en croissant, c’est encore vrai. Mais ce dont 1l faut bien se pénétrer c’est que les arachides exportées par les ports anglais ne sont pas des arachides soustraites au trafic pondichérien. Ce sont des arachides provenant de terrains nouvellement ensemencés. En réalité, si l'exportation des ports anglais augmente, c'est que la production des arachides augmente également. Autrefois, Pondichéry était à peu près seul à exporter des arachides simplement parce que les territoires proches de Pondichéry étaient à peu près les seuls cultivés en arachides ; il était naturel que ces territoires vinssent déverser leur production au port le plus voisin. Depuis quelques années, la culture des arachides s'étend sans cesse vers le sud de l'Hindoustan, dans les provinces de TanJore et de Madura. Il est rationnel que les ara-

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