‹ Notes sur l'IndeChapitre 124 sur 142 · Ici je ferai remarquer que si la Chambre de com · texte numérisé non relu

Ici je ferai remarquer que si la Chambre de com

merce calcule le tarif d'emmagasinage à 3 caches par balle, elle ne peut même plus compter sur le chiffre de

recettes de 6,828 roupies que j'ai établi précédemment

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pour les magasins généraux, puisque ce chiffre était 1 r : ‘ M établi sur une base de 4 caches par balle ; il faut done | € F , P 2 A DEA ES : Nes 14 Ce réduire de 1/4 (1,707 roupies) ce chiffre des recettes et ‘11 Re ne compter que sur un bénéfice net de 5.121 roupies, ce | 4 . . 1" SET : {l | El qui porterait Ie déficit annuel à 10,600 roupies. s l; A 4 gs (1 qe Li) hf { (l [4

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les pousser; en quelques minutes les wagonnets seraient conduits aux plates-formes d’embarquement. Le coût prévu est de 2 caches par balle au lieu des 5 caches que l'opération analogue coûte actuellement. D'où, au total, une économie de 6 caches par balle.

Mais sur quelles arachides portera cette économie? Sur celles produites sur les territoires avoisinant Pondichéry, incontestablement: mais non sur celles du territoire de Cuddalore et qu'on prétend attirer; en effet, n'oublions pas que celles-ci auront à payer pour venir de Cuddalore à Pondichéry un surcroît de 5 caches par balle (frais de chemin de fer à raison de 6 a. 6 c. par tonne) + 0 c. 4 par balle {frais de transbordement à Cuddalore moyennant 6 caches par tonne), soil ©. 4 par balle. En réalité, donc, les arachides venues de Cuddalore ne bénéficieraient que de 0 c. 6 par balle; je sais qu'en matière commerciale 1l n’y a pas de petites économies, mais vraiment c'est peu; et je doute que lattrait de ce gain minime précipite à Pondichéry chaque année 30,000 tonnes d’arachides.

D'ailleurs, l'avantage serait-1l énorme, Je ne

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doute pas que le gouvernement anglais ne prenne aussitôt toutes les mesures nécessaires pour empêcher un exode qui lui serait préjudiciable. Et certainement, étant donné que tout le commerce hindou est à la merci du gouvernement anglais par l'intermédiaire des chemins de fer dont il fixe les tarifs, Pondichéry, modeste et impuissante enclave, n'aurail pas à espérer pouvoir lutter.

Toutes les améliorations projetées pourraient être bonnes si le gouvernement anglais

devait gentiment el sans protester laisser en-

lever le commerce de ses ports. Nous savons fort bien que le gouvernement anglais est trop avisé pour béatement nous regarder faire; 1l suffit de considérer avec quel empressement et quel à-propos 1l a établi Negapatam près de Karikal, Calicut et Tellicherry près de

. Mahé, Cocanada près de Yanaon.

Un des riches commerçants d’arachides de Pondichéry disait récemment : « Le chemin de fer Cuddalore-Pondichéry me sera extrêmement utile : non que j'aie l'intention de faire venir à Pondichéry les arachides que j embarque ailleurs, mais je pourrai désormais

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aller très commodément surveiller ma suceursale de Porto-Novo. » Dans ces conditions, tout élant examiné avec impartialité, je crois pouvoir déclarer qu'exécuter les travaux projetés serait de la pure folie. Pondichéry devrail se convaincre qu'elle n’exportera jamais que les productions des territoires qui l’avoisinent immédiatement ; qu’elle se contente de cette exportation limitée, mais sûre : c'est la

sagesse. Vouloir davantage serait la ruine.

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