LE TES
3 7 DLPN 2 cn
PA ( | Ln |
Qu ne Meur pre
point après les services que pourront rendre de telles améliorations, que ces améliorations seraient simplement des améliorations de luxe et que notre colonie a mieux à faire, pour l'instant, que du luxe. Qu'avant de s'empêtrer dans de nouvelles dettes, elle paie les anciennes, celles, par exemple, qu'elle a contractées vis-à-vis de la Compagnie du South Indian Railway pour le chemin de fer de Karikal à Peralam; ou, si elle croit pouvoir aisément supporter de nouvelles charges, qu’elle entreprenne d'améliorer le port de Karikal qui se distingue autant par son mouvement de voyageurs et de riz que par sa désastreuse tendance à s’ensabler ; qu'elle entreprenne de donner de l’eau potable aux populations de Chandernagor qui n'ont pour boire que l’eau boueuse et infectée de lOugli; qu'elle améliore les routes qui ‘sont toutes extraordinairement défoncées et quelquefois impraticables, qu’elle consacre à leur empierrement, non pas des morceaux de briques, mais du granit qui abonde dans le pays; qu'elle offre aux Hindous des hôpitaux convenables et non des granges dont les parias
L'AGRICULTURE ET. L'INDUSTRIE 335 Re SR Es te PAR veulent à peine; qu'elle vienne en aide aux femmes enceintes ; qu’elle organise une Goutte de lait pour les malheureux petits dont les mères ont les seins vides; qu'elle répande l’enseignement primaire.
Voilà des améliorations indispensables et qu'il faudrait entreprendre; elles seront entreprises seulement quand l'administration sera économique et non politique, quand elle s'accordera avec les pouvoirs locaux au lieu d'être presque constamment en conflits maladroits avec eux, et que toutes les énergies éparpillées seront groupées et consacreront sincèrement leurs efforts au bien du peuple.