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hectares, 1,000 étaient plantés en indigofères lesquels donnaient annuellement plus de 37,000 kilogrammes d'indigo et alimentaient 92 mdigoteries et 121 teintureries. L'application industrielle des teintures à la fuschine a durement frappé cette culture et les industries connexes ; actuellement, les plants d’indigofères el les teintureries sont en petit nombre; seules sont teintes les pièces de cotonnades destinées à la Côte occidentale d'Afrique et dont nous reparlerons.
Aujourd'hui, on cultive surtout les bananiers, pour leurs fruits: les ricins, pour l'huile d'éclairage et d'alimentation; le riz; les palmiers, pour leur sève; les cocotiers, pour leur sève el pour leurs fruits et les arachides.
Les palmiers cultivés appartiennent à l’espèce du borassus flabelliformis ; leur exploitation dure trois mois par an; par une incision faite au sommet du tronc, on laisse écouler le suc ou padany; ce suc évaporé donne le Jagre de palmier qui est du sucre presque pur et dont les indigènes sont très friands : fermenté, il donne l’arack qui est un alcool.
Les cocotiers sont cultivés sur 1.000 hec-
L'AGRICULTURE ET L'INDUSTRIE 337 Done pd RE PS de ne Lan tares du territoire de Pondichéry; le cocolier, à partir de l’âge de cinq ans et pendant soixante-quinze ans environ, donne chaque mois un pédoncule floral ou spadix ; si le cocotier est cultivé pour les noix, on laisse le spadix donner ses fruits : chaque arbre donne environ 80 cocos par an: chaque fruit fournil, en moyenne, 625 grammes d’enveloppe fibreuse, dont on tire la bourre de coco — laquelle sert à faire des tapis, ou bien, préparée et teinte en noir, constitue un crin végétal ; 141 grammes de coque ligneuse qui est uti lisée comme combustible: 44 crammes d'amande fraîche et 250 grammes d’eau ou de lait de coco ; l’amande contient 1 0/0 de sucre eb le lait 1,5 0/0; le lait est utilisé dans les préparations culinaires par les indigènes.
L’amande est consommée crue ou bien séchée pour l'extraction de l'huile : sèche, elle S’appelle copra; elle contient 65 0/0 d'huile ; les indigènes la broient avec une petite quantité de sable dans des moulins en bois qu'actiônnent des bœufs ; le sable rend le broiement plus intime et fait rendre à l’amande presque toute l'huile qu’elle contient, mais il souille le
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tourteau et en diminue la valeur‘ l'huile esl utilisée pour les besoins locaux en huile à manger ou à brûler; le résidu ou tourteau pèse 35 0/0 du copra et serl d'engrais ou de nourriture pour les bestiaux.
L'exploitation des cocotiers pour la sève rapporte au propriétaire deux fois plus que l'exploitation pour les fruits; au début de chaque floraison, on fait une ligature à la base du spadix et, par une incision faite dans ce spadix, la sève s'écoule dans des panelles convenablement placées; si la sève est recueillie pour être livrée telle quelle aux indigènes qui l'utilisent comme boisson au lieu et place de vin, la panelle est intérieurement enduite de chaux, afin que le liquide ne fermente pas; la sève ainsi recueillie s'appelle callou; elle contient 15 0/0 de sucre.
Le callou évaporé donne du sucre qu'on appelle jagre de cocotier et qui est consommé en nature par les indigènes.
Le callou mis en fermentation donne l’arack du cocotier: cette fermentation dure vingt heures, au bout desquelles commence la fer-
mentation acétique qui transforme le callou
RS ge D DSL CRE NN PE CRT en callou cady (vinaigre de callou). Pour empêcher la production de vinaigre, on arrête la fermentation en mettant dans le callou en travail de l'écorce de velvetum patté (acacia leucophloea). Dix litres de callou distillé donnent 75 centilitres d'alcool à 90° : un Cocotier, fournissant 260 litres de callou par an, donne chaque année 20 litres d'alcool à 90°.
La colonie frappe d'un impôt de 49 centimes par an tout palmier livré à l'exploitation du padany et de 3 fr. 25 à 5 francs par an chaque cocoticf Hvré à l'exploitation du callou: les droits sur les palmiers rapportent assez peu ; ceux sur les cocotiers rapportent, par an, 19,000 francs environ. En outre, «la colonie est propriétaire du matériel de distillation des alcools indigènes; elle a le monopole de cette disullation qu'elle fait effectuer par un fermier à qui elle achète l'alcool! à un prix déterminé; elle livre enfin ses produits à la consommation par l'intermédiaire de débitants choisis par elle, et à qui elle impose un prix de vente et une redevance. Par surcroît, elle est importatrice d'arack étranger, dit de
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