‹ Notes sur l'IndeChapitre 20 sur 142 · A LE DT DEAR RAT À RS ESP RE PEER EEE RS · texte numérisé non relu

A LE DT DEAR RAT À RS ESP RE PEER EEE RS

savoir quelle espèce de serpent a mordu ; il

suffit de chercher quel parfum s’exhale de la

morsure pour être renseigné car le serpent laisse à la plaie l'odeur qui lui est propre *. Or, nous avons vu que le naja de caste brahme sent le nénuphar et le mimosa ; que celui de caste Kchatrya sent le jasmin sauvage et le chiendent; que celui de caste vayssia sent le lait, la chèvre et la fleur de bambou; que celui de caste soudra sent la fleur de bassia longifolia: signalons que les vipères sentent le tamarin et que certains petits serpents sonk réputés sentir qui le gingembre, qui le poivre. Au cas où le parfum ne se dégagerait pas assez nettement de la plaie pour être imterprété, il n’y aurait pas d’autre ressource que de faire venir le serpent coupable ; à cet effet, les médecins indigènes qui se sont spécialisés dans le traitement de l’envenimation entre-

1. Les Psylles, peuple de la Lybie, qui passaient autrefois pour jouir contre les serpents de la « vertu des herbes et de la force des enchantements » reconnaissaient le serpent au goût de la morsure;le Psylle, dit Lucain, «suce la plaie livide, aspire le venin, l'exprime avec ses dents, crache la mort et reconnait au goût le serpent qu'il a vaincu ».

40 NOTES SUR L'INDE FR ne PA RC PT RON ne NAN UE RSS PR üennent dans leur jardin les plantes dites en sanscrit Samoulam et Pouvancouroundel ; tous les jours, il faut que le médecin ratisse soigneusement autour de ces plantes, arrose le terrain avoisinant avec de la bouse de vache délayée dans l’eau (ce qui est une mixture sacrée) et fasse, devant ces plantes, au crépuscule du soir, des prières spéciales, sa face étant tournée vers l'Est et son Corps élant recouvert d'un linge mouillé; il faut ensuile que le médecin prenne un bain, se prosterne devant les plantes en prononçant des formules magiques et en demandant aux dieux de donner aux plantes des propriétés merveilleuses. Lorsque le médecin voudra faire venir un serpent coupable d’une morsure, il lui suffira de mettre dans sa bouche des feuilles de samoulam et des racines de pouvancouroundel et de désirer de toute la force de sa volonté que le serpent vienne : et, si la culture des plantes a toujours été faite suivant les rites prescrits, le serpent viendra: mais comme le serpent ne vient jamais, le médecin EE se dispense de l'appeler pour ne pas subir un Li: | humiliant échec devant son client, Pour le cas

où le serpent viendrait, il suffit que le médeein mâche les feuilles et les racines qu'il a dans la bouche pour que le serpent cesse d'avancer et qu'il les crache pour qu'il s’en retourne.

Enfin, pour savoir laquelle des quatre dents venimeuses a mordu ou si plusieurs d’entre elles ont blessé, il suffit que le médecin examine la plaie : la dent dite Æalhi laisse la trace d'une griffe d'oiseau et de la plaie s'écoule une eau limpide; la dent dite Xalahaïtiri laisse une trace triangulaire et 1l s'écoule une eau jaunâtre; la dent dite Yamen laisse une plaie creuse en forme de bassin d’où s'écoule une eau rougeâtre; la dent dite Yamaloudane laisse une trace en forme de croissant et 1l suinte une eau grisâtre, comme l’eau dans laquelle on a lavé du riz.

Les symptômes de l’envenimation tels que les décrivent les Hindous sont les suivants :

1° SyMPTOMES DE DÉBUT : à l'endroit de la morsure : douleur, lourdeur, démangeaisons, sensation de brûlure ; par ailleurs : sensations de faim, de soif, de froid, de faiblesse; mélancolie, sentiment de crainte, affaiblissement de la vue, hallucinations de l'ouïe (voix de rats

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