‹ Notes sur l'IndeChapitre 68 sur 142 · D D EE EM · texte numérisé non relu

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A En RS EE en couches séparées afin que le mari ne risque pas d'absorber par les pores de sa peau la sueur de la femme, ce qui compromettrait sa santé: cette recommandation est d’ailleurs absolument vaine: dans toutes les castes, l'homme et la femme dorment côte à côte; seulément, à l'époque menstruelle, la femme vit à l'écart parce qu'elle est impure et couche seule en un endroit retiré de la maison. Ce serait une imprudence grave que les époux s'unissent à l'époque menstruelle : l'enfant produit serait infirme, idiot ou prédisposé à la folie.

Les rapports conjugaux ne sont permis qu’à cerlains jours; si l'on considère le mois œynécologique, c'est-à-dire le temps qui sépare deux menstruations consécutives, les quatre premiers Jours son impurs : ce sont les jours menstruels. Pendant les seize Jours sulvants, à l'exception toutefois du onzième el du treizième jour, les rapprochements sont permis. Voici ce que dit Manou à ce sujet: « Que le mari s'approche de sa femme dans la saison favorable, à l'exception des jours défendus.….. Seize jours par mois forment la saison nalu-

relle favorable à la conception; le onzième et le treizième sont prohibés car ils sont voués aux esprits... »

En somme, quatorze jours restent propices:

parmi eux les Jours pairs donnent des garçons et les jours impairs donnent des filles. Il ne faut pas oublier non plus que, les dimanches et les Jours d'éclipses, les rapports sont interdits.

L'heure a aussi son importance : pas de rapprochement au réveil ni au crépuscule du soir, n1 dans les quatre heures qui suivent les repas ; 11 serait dangéreux pour la santé des conjoints de transgresser ces lois. Il est recommandé aux époux de s’unir seulement lorsque « leur respiration est plus intense par la narine droite ».

Il faut n'avoir de rapports charnels qu'avec modération : les rapports trop fréquents font dépérir l'organisme et empêchent la procréation : « C'est un fait acquis par l'expérience, dit un ouvrage tamoul, que les femmes publiques s'unissent fréquemment et concoivent rarement; tandis qu’une épouse longtemps séparée de son mari conçoit immédiatement

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