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qf d’autres personnes; de manger du lait caillé RE acide, ou des mets cuits la veille etréchauffés 1.
Il est bon de manger des bananes vertes et de porter des bijoux en or; ces deux précaune) tions conservent la santé, chassent les cau- | chemars et les pensées érotiques. Il est bon aussi, quand la lune brille, de se placer sous ses rayons de façon à prendre une sorte de bain de lune; ces bains entretiennent la vigueur génitale et rendent les rapports sexuels
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plus agréables.
Si toutes ces prescriptions sont observées,
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si les vieillards, les savants, les médecins, les rois et les faibles sont respectés, si l’on prie les dieux sans distraction? et si les vaches
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sont honorées, la maladie s’enfuira comme fuit le serpent devant l'aigle Garouda.
| ! be 1. Cette précaution vient sans doute de ce que beau- | coup de vases de cuisine sont en cuivre et que l'ingestion de mets cuits, refroidis et réchauffés dans ces vases ont
provoqué l'apparition de troubles toxiques.
2. Certains dévots portent en guise de boucles d'oreilles au bout d'une ficelle qui traverse le lobule, un bouchon pu de bois, taillé pour obturer exactement le conduit auditif. Les bouchons qui, en temps ordinaire, pendent au-dessus des épaules, sont introduits dans les oreilles au moment
des prières.
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L'hygiène conjugale est dominée chez les Hindous par l’idée fixe de la procréation ; car il est écrit dans les textes sacrés que l’homme sans postérité masculine ne sera point admis au paradis et subira d'humiliantes métempsycoses. Manou déclare «qu'un homme n’est complet que par sa femme et par son fils » et que « par les prières de son fils, le père gagne les sphères célestes »; c'est pourquoi fils en sanscrit se dit poultra, de pout qui signifie enfer et de tra qui signifie sauver.
Les familles qui n’ont pas d'enfant mâle passent pour être en mauvais termes avec les dieux et on s’abstient de les fréquenter; le Richi Mericounedou, qui vivait saintement mais ne connaissait pas le bonheur d'être père, reçut un Jour un anachorète qui pas-
1. Ce chapitre a paru à peu près in-exlenso dans les Archives générales de médecine du %5 avril 1905.
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126 NOTES SUR L'INDE te Re PS LS En 4 a Aer sait devant son ermitage et demandait lhospitalité ; mais l’anachorète, s étant aperçu que la maison était sans enfants, en sortit brusquement comme d'un lieu maudit en injuriant le Richi et sa femme.
Les Hindous qui ont écrit sur le mariage insistent beaucoup sur ce que la volupté de l'acte sexuel ne doit pas être considérée comme une fin, mais comme un accessoire; cest d’ailleurs, pour ainsi dire, un accessoire nécessaire, car, au sens hindou, une union dépourvue de volupté serait forcément stérile.
On pense que l'union a d'autant plus de chances d’être féconde qu'elle s'accompagne de sensations plus fortes; c'est pourquoi certains livres lubriques que l'Européen regarde comme d'une ignoble pornographie sont considérés par l'Hindou comme des ouvrages d'une haute valeur scientifique et morale ; Välsiaya, au rr siècle de l'ère chrétienne, publia le Kämashästram (sciences de l'amour) et son élève Kokôga fit dans le même genre une œuvre intitulée ÆXokôgashästram; ces deux auteurs ont déployé des trésors d'imagination à combiner des poses extraordinaires el vo-
L'HYGIÈNE CONJUGALE 127 RE RE EE PR RU RS EE Tr RE RER luplueuses dans un but vertueux; les Hindous ont élé profondément stupéfaits que certaines éditions de ces ouvrages aient été récemment saisies et prohibées par le gouvernement français.
Le Xâmashästram, le Kok6gashästram et les ouvrages similaires disent que la volupté parfaite est obtenue lorsque la femme est jolie, que les vêtements sont beaux, que les bijoux sont riches ; lorsqu'on se sert de bonne nourriture, de tendre bétel, et qu’on verse de doux parfums; lorsqu'il y a des chansons et des fleurs.
Les Hindous se marient très jeunes, bien avant la nubilité ; mais ils ne cohabitent qu à l'adolescence ; Kokôga permet la cohabitation à partir de seize ans pour les femmes et de vingt ans pour les hommes; même, certains auteurs hindous, mettant en relief les inconvénients d'une cohabitation précoce (fatigue des jeunes époux, dangers de la maternité, débihté des produits), conjurent les mariés de ne pas Sunir avant leur vingt et unième année.
Il est recommandé que les époux aient des
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