Le pandal est une sorte de hangar en feuilles de pal
miers et de cocotiers.
2, Sorte de riz.
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L'HYGIÈNE DE LA GROSSESSE 157 LR A A PAR Or SR NE Tr AN EU
femme enceinte et on y laisse tomber une
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goutte du jus provenant de feuilles magiques préalablement écrasées ; on en laisse aussi tomber une goutte dans sa bouche : alors chacune des parentes les plus proches fait cadeau à
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la femme d’une somme d'argent qui servira à acheter des bijoux à l'enfant attendu. Enfin, un brahme fait un trou en terre pour y placer
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le feu du sacrifice (4omam) auquel 1l procède suivant les rites accoutumés, pendant que les parentes des époux allument le feu pour faire cuire du riz (palchariey ou riz pilé tout cru sans avoir bouilli préalablement) et du lait, dans des pots neufs parés de safran et de fleurs ; quand le riz a suffisamment cuit, on le dispose sur un certain nombre de feuilles de bananier et on feint de l’offrir aux dieux : c'est le sacrifice du pongol; alors la blanchisseuse
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de la maison est introduite et on lui donne le riz en gralification à cause du surcroît de travail qui lui sera imposé pendant les couches.
Souvent, vers le septième mois également, le mari et la femme font le padapoudÿja,
comme au jour du mariage : le père de la
NE ME PE en re AA I LEE EUR femme se tient debout devant sa fille et la mère de la femme devant son gendre ; leurs pieds sont posés dans un plateau de métal ; les époux les lavent avec de l'eau, du lait el du miel et y déposent des fleurs ; moyennant quoi, les parents, en manière de bénédiction, prennent quelques-unes de ces fleurs, les placent sur la tête des époux et murmurent toutes sortes de compliments et de vœux de prospérité; puis ils font cadeau à la Jeune femme d’un bracelet en argent ou en or appelé soullekappou c'est-à-dire bracelet de grossesse.
Toutes les familles ne célèbrent pas le Simandam parce que cest une cérémonie coûteuse ; mais toutes, même les pauvres, font la cérémonie qu’on appelle Poumondittal'; elle a lieu le sixième mois et consiste à orner de fleurs le chignon de la future mère et à lui mettre des bracelets neufs en verre devant une assistance plus où moins nombreuse de parents et d'amis, sans autre pompe.
Il est probable que ces cérémonies, qui
sont actuellement pratiquées uniquement pour
détruire les effets des influences néfastes,
L'HYGIÈNE DE LA GROSSESSE 159 Re Enr nt Ne ni Peine avaient à l’origine pour second but de constituer au fœtus une sorte d'état civil: car autrefois les fonctions de maire et de juge élaient remplies dans chaque village par un Nallamaikaren et toutes les cérémonies de famille se passaient en sa présence.
A | — EE RE RER ES (Al HU pr A pl QUE Li 1e! Lu Mr | | fl f} «ur AT ; + e + AU T A \ DA fl) HYGIÈNE DES COUCHES ET DU PREMIER AGE° | fi :
fi aus Il est admis dans l'Inde que la grossesse [ef dure de neuf à douze mois; on reconnaît FE cependant que les grossesses qui dépassent 15 neuf mois sont rares. Les couches, surtout Ne) les premières, s'effectuent généralement au Ban domicile des parents de la femme et non au
| domicile du mari, Une chambre, autant que il possible propre et bien aérée, est préparée | pour l'accouchement ; dès l'apparition des 1 douleurs, la femme y est introduite; elle n'en | sortira pas pendant neuf Jours; les personnes nécessaires à l'accouchement y ont seules accès; le mari n’y est pas admis et, pour voir sa femme, il doit la regarder de loin, par l'embrasure de la porte et sans lui parler; car l'accouchement est un phénomène impur el
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quiconque communique avec la parturiente
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1. Ce chapitre a été publié par les Archives générales de médecine, le 19 septembre 1905.
est souillé. Le but de la chambre d’accouchement n'est donc pas, comme on pourrait croire, d'isoler la femme de l'ambiance et de la préserver des contaminations, mais d'isoler le monde de la parturiente et de préserver la famille des souillures de l'accouchement.
À côté du lit sur lequel la femme est étendue, on place, en manière de symbole, une mesure pleine de nelly jusqu'au bord; ce qui signifie : la femme est aussi pleine que la mesure, et 1l est impossible qu’elle garde l'enfant plus longtemps dans son ventre; en outre, sur la mesure pleine de nelly, on place un poids lourd qui comprime le grain; ce qui signifie : le contenu de la femme doit être comprimé comme le nelly, c'est-à-dire l’expulsion de l'enfant est devenue indispensable. Ces représentations paraboliques ont pour but d'inciter les dieux à délivrer rapidement la femme enceinte.
Cependant, on a fait chercher la matrone qui doit faire l'accouchement ; la matrone est toujours une vieille; elle a la réputation d’être experte en obstétrique, de pouvoir tirer l’enfant des situations difficiles et de savoir, s’il