RÉ PAS D RITES ME TRES ER
PR
oo
reçoivent pas de lait; 41 n'y a guère que les enfants des castes hautes qui entrent dans la première catégorie; les enfants de la populaüon basse se partagent entre les deux dernières. Le résultat de cette extraordinaire alimentation est une mortalité infantile très élevée ; les enfants meurent continuellement en grande quantité et, pendant les épidémies de choléra, meurent à foison. Il est très curieux de voir, dans les villages hindous, surle seuil des maisons, jouer des enfants porteurs de ventres énormes, ronds et luisants, comme tendus par quelque importante tumeur ; ces petits, nourris comme des hommes, sont des victimes pour le choléra qui, tous les ans, à l'époque des pluies, fait sa rafle dans l'Inde entière.
Il est recommandé aux nourrices, pour que la coloration noire du mamelon ne déteigne pas sur les lèvres du bébé, d'essuyer soigneusement la bouche après chaque tétée; car c'est un signe de basse origine que d'avoir les lèvres trop foncées.
1. 11 ne faut pas oublier en effet, que les Hindous ne sont pas des nègres ; ils sont le croisement d'une race
HYGIÈNE DES COUCHES ET DU PREMIER AGE 175 PR PS CRD RAR VE SAS A A PA CRT
Les Hindous pensent qu’une nourrice souffrant par le vent, la bile ou le flegme communique à son nourrisson des troubles divers:
ces troubles constituent différentes maladies qu'on réunit sous le nom de {chirarogam ou «maladies du lait »; passent aussi pour rendre les enfants malades les nourrices qui ont l’esprit soucieux ou qui ne mangent pas suffisamment, où qui mangent trop, ou qui sont devenues enceintes. Les enfants atteints d’une maladie du lait digèrent mal ; ils font des selles nauséabondes tantôt liquides et troubles, tantôt solides et de nuances variées:
l'urme est souvent blanche et épaisse; il y a de la fièvre, des vomissements, des éructations, des bâillements, des frissons ; les yeux et le nez répandent une mauvaise odeur ; sur le corps, des verrues apparaissent quelquefois, et, quelquefois, des éruptions rouges, jaunes ou blanches ; sur le compte des maladies de lait, est mise une maladie dite /aloukandaroyam qui est caractérisée, notamment,
mélano-indienne noire, et d’une race indo-afghane légèrement brune. Les Hindous de caste élevée sont souvent très clairs.
2 D 4 Ph ne nt en 26 set. sat 8
par des ulcères de la bouche ; c’est une forme de syphilis des nourrissons assez répandue et dont les nourrices ambulantes sont, sans doute, partiellement responsables.
&n dehors des maladies du lait, l'enfant peut souffrir d’autres affections qui sont d’origine divine. Depuis le premier jour du premier mois de la première année, jusqu au deuxième jour du deuxième mois de la deuxième année, le bébé est sous l'influence de la déesse Talchavacy, dite aussi Devananguy :
cette influence se traduit par les symptômes suivants : l'enfant refuse le sein, vomit et a de la fièvre; ses yeux restent fermés et son corps est luisant; il évacue des selles hquides comme de l’eau; lorsqu'il pleure, il fait mille gœrimaces qui lui donnent Ia physionomie « d’un petit chat miaulant ».
Pour calmer la déesse, il faut lui offrir un sacrifice au Jour propice qui est un dimanche: un dimanche donc, la mère prépare l’effigre de la divinité : une panelle neuve en terre,
sur les côtés de laquelle des olles de palmier
sont roulées en forme d'oreille, dans laquelle
on verse un mélange de lait caillé, de sel et de
SRE
mr
patchariey bouilli,qu’on couvre d'étoffe noire, qu on couronne de fleurs et qu’on pare d’une verroterie bleue qui simule le saphir : voilà l'effigie. On l’arrose avec du sandal, on l’encense el l’on dépose à ses pieds des offrandes : sésame, nelly grillé (pori)?, riz, maïs, blé, cambou* et différentes autres céréales, herbes potagères, viande de mouton. œufs, fruits, bétel, arec et quelque menue monnaie. A ce moment, la mère prononce douze fois : « O vous qui présidez à la vie des enfants, arrêtez la mauvaise influence qui fait dépérir le mien et me remplit d’effroi »; elle prend son pelit, le porte neuf fois tout autour de l'effigie, puis récite cent huit fois la prière suivante : « Par la grâce de la divinité, puisse cet enfant vivre longtemps et jouir d'une meilleure santé. »
L'effigie qui, dès lors, a fini son office, est transportée sur le bord d’un étang où on l’abandonne.
Secondement, en l'honneur du dieu SIVA, on prépare une amulette de la manière sui-