On remarquera dans ce dessin et dans le suivant
l'abondance des tridents ; le trident, en effet, est par excellence l'arme du dieu Siva.
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Enfin, on attache la plaque de cuivre autour du bras droit de l'enfant avec trois fils de couleurs différentes.
À partir du deuxième jour du deuxième mois de la deuxième année, jusqu’au troisième Jour du troisième mois de la troisième année, l'enfant est sous l'influence de ourga qui est une des formes de Parvatti, femme de Siva; cette influence se traduit par les symptômes suivants : le ventre est ballonné; il ya de la diarrhée, des vomissements et de la fièvre; les yeux sont rouges, le corps est couvert de sueur; l'enfant tressaille à chaque instant comme sil avait peur; il sanglote; il n’a pas la force de tenir sa tête droite sur ses épaules : il devient « plus maigre qu’une quenouille ».
Pour calmer la déesse, il faut, un lundi, lui offrir un sacrifice; on prépare une effigie comme 1} a été dit plus haut mais en mettant dans la panelle du lait de chèvre mélangé à un Curry fait avec du riz et des feuilles de phlomis indica et d’acalypha indica; on allume des lampes, on brûle de l’encens et l’on dépose au pied de l'effigie, outre les offrandes précédemment énumérées, du pain,
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des cigares, du callou et des boissons enivrantes. La mère prononce douze fois : « O vous qui présidez à la vie des enfants, arrêtez la mauvaise influence qui fait dépérir le mien et me remplit d'effroi »; avec son petit sur les
bras elle fait onze fois le tour de l'effigie puis
récile cent huit fois : « Par la grâce de la divinilé, puisse cet enfant vivre longtemps et jouir d’une meilleure santé. » L’effigie est ensuite transportée et abandonnée près d’un temple dédié à Vairava! qui est une manifestation inférieure de Siva.
1. Vaïrava est la forme sous laquelle Siva trancha une des têtes du dieu Brahma ; Brahma avait cinq têtes; mais,
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Alors, au centre d'une plaque de cuivre sur laquelle est gravé le dessin ci-dessus, on place un pied de cleome pentaphylla, entortillé dans un filenduit de safran; à cette amulette sivaique on rend hommage, comme il a été dit précédemment, et devant elle, on récite cent huit fois une formule magique qui doit détruire les mauvaises influences. Enfin, l'amulette est attachée au bras droit de l'enfant, dans le
rituel accoutumé.
s'étant un jour permis de violenter Parvatti, femme de Siva, celui-ci, pour venger l'honneur de son épouse, fit sauter une des têtes du dieu; depuis cette époque, 3rahma n'est plus représenté qu'avec quatre têtes.
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Le brahmanisme prescrit aux Hindous de faire deux repas par jour : l’un vers dix heures et demie du matin, l’autre vers neuf heures du soir ; toutefois les pénitents et les veuves doivent se contenter du repas matinal. Il serait impie et dangereux de changer l'heure des repas : la nourriture ne serait pas convenablement digérée et l'organisme deviendrait la proie des maladies ; un repas pris à trois heures et demie de l'après-midi ferait dépérir l'individu ; un repas pris à six heures et demie du soir entraînerait la mort.
En sus des deux repas réglementaires, il est permis à ceux qui ont un fort appétit de manger de grand matin, dans les quatre-vingtdix minutes qui suivent le lever du soleil: ce repas sera sommaire : un peu de cange? ou
1. Ce chapitre a été publié à peu près in extlenso par les Archives générales de Médecine, le 3 octobre 1905.
2. Le Cange est du riz broyé très fin : on le donne volontiers aux malades parce que la digestion en est facile.
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de bouillie, un peu de riz cuit de la veille ou
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quelques menus grains (maïs, sorgo, millet, etc.). Ilest de toute nécessité que l'Hindou ait
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satisfait aux besoins naturels avant de déjJeuner.
Les deux repas principaux devront être servis d’abord aux enfants, aux femmes enceintes et aux vieillards ; il ne faut pas que les enfants, sous prétexte qu'ils sont frêles et sans défense, soient sacrifiés ; à celui qui mange avant ses petits, la nourriture ne profitera pas plus que des excréments, disent les textes sacrés.
Avant le repas, a lieu le poudja, c’est-à-dire les dévotions à la divinité domestique; celleci est un dieu quelconque du panthéon hindou, représenté en bronze ou en terre glaise — suivant [a fortune de la famille — et situé sur un autel. Le poudja est fait par le chef de
la famille ; 1l comporte plusieurs temps : on
évoque la divinité, on lui offre un siège pour
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s'asseoir, On lui demande si elle est fatiguée: on lui donne de l’eau pour ses pieds, de l’eau pour son visage, de l’eau pour se baigner et de
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