ARTICLE CCXXXV
Comment la femme est dite marchande publique.
La femme n’est réputée marchande publique pour débiter la marchandise dont son mari se mêle : Maïs est réputée marchande publique quand elle fait marchandise séparée, et autre que celle de son mari.
ARTICLE CCXXXVI. | La femme marchande publique se peut
obliger sans son mari, ERA le fait et dépendance de la dite marchandise.
ArTicze CCXXXVII.
Comment la veuve peut renoncer à la communauté.
Il est loisible à toute femme noble, ou non. noble de renoncer (si bon lui semble) après le trépas de son mari, à la communauté des biens d’entre elle et son dit mari, la chose étant entière : Et en ce faisant demeurer quitte des dettes mobiliaires dûes par son dit mari au jour de son trépas, en faisant bon et loyal inventaire.
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ArTicLe CCXXX VIII.
Prérogative du survivant des conjoints nobles sans. enfants.
Quand l’un des deux conjoints nobles, demeurant tant en la ville de Paris que dehors, et vivant noblement, va de vie à trépas, il est en la faculié du survivant de. prendre et accepter les meubles étant hors la ville et fauxbourgs de Paris, sans fraude ; auquel cas il est tenu payer les deites mobiliaires, et les obsèques ct funérailles d’icelui trépassé selon sa qualité, pourv& qu’il n'y ait enfans : El s’ü y a enfans, partissent par moitié.
Cet article n’est pas en force. Il est omis dans l’.#bstract. A la cession du pays les privilèges des nobles ont cessés nécessairement,
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