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Riant, lUneraire des croises

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nombreuses, que, du nom de leurs compagnies, dites « varangues », le chemin de rOrient avait fmi par etre debaptiso et appele vceringavegr « route des varangiens » . Tout comma les mercenaircs de Carthage, ces Normands devenaient vita un danger pour ceux qui avaient achete leur concours. Cast ainsi que Ton trouve dans une chronique russe Jes recits des difficultes que ]e prince slave Vladimir eut avec sa varangue apres Ja prise de Kiev : Les Variagues dirent a Vladimir : « C'est notre ville, nous I'avons prise , nous vouions un tribut do tant par homme. » Et Vladimir leur dit : « Attendaz un mois. » lis attendirant et on ne leur donna rien. Alors les Variagues dirent : « Tu nous as trompes. Indique-nous la chemin de la Grece. » Et Vladimir leur dit : « Allez. » II choisit les hommes vaillants, sages et braves; il leur distribua des villes. Les autres allercnt a Constantinople, en Grece. Et il envoya devant eux des ambassadeurs qui parlerent ainsi a I'Empereur : « Ce sont das Variagues qui vont k toi. Ne les tiens pas dans la ville, car ils te feront du mal comme ils ont fait ici ; mais disperse-les de toutes parts et n'an laisse pas chez toi un saul ^ »

1. Vassilievski, Bevite du ministere de rinstrtiction publiqim russe, novembre 1874. Etat de la qiiestion pour les Varangues hyzantines et les sources pour sa resolution.

NOTES SUR LA NORVfeCE.

II est possible que la taille de celte bande la rcndit menacante meme pour I'empereur. Dans I'ordinaire, c'etaient de petils paquets d'homines, mSme des individus isoles, qui descendaient par la route orientale et qui venaient s'engager dans la| varangue imperiale. Cette garde particuliere, toutc composee d'etrangers, etait jusqu'a un certain point analogue a ces corps de Suisses que las rois de France tenaient a solde. M. Vassilievski » a etabli dans une serie de memoires que I'element slave etait le plus important de tous dans Jes varangues byzantines; mais il y reconnalt la presence, non seuleraent des Scandinaves continentaux, mais des Islandais et, au declin de I'institution, des Anglais. De leur cote, les Sagas signalent des 930 I'entree de Normands dans la garde des empereurs (Thorkell et Eyvindr Thjostarsonar de Heikskala (930), Gris Sffiiningarson (970) K) 11 est certain cependant que les relations politiques et commerciales entre le Nord et Byzance ne commencerent h devenir tres suivies qu'& la fm du x" siecle. Ce fut seulement

1. Je dois la communication de ces renseignements sur les Variagues a la courtoisie de JI. Schlumberger, de I'lnstitut, qui a fait traduire du russe un ouvrage infiniment curieux pour I'histoire de Byzance: Comeil el recitsd'ua grand seigneur byzantin.

2. Voir, sur ces origines de la garde varangue, Safn til Sogu Islands, t. I., page 407.

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apres les attaques successives que, de 860 a 971, les princes scandinaves de Riissie tenterent centre Constantinople, qii'il vint a I'idee des empereurs de composer leurs gardes a limitation des cours militaires de ces princes (Hirdj. C'cst sous le regne de Romain HI Argyr'e (1028-1034) que les chroniqueurs byzantins parlent pour la premiere fois des BapayYoi. II y avait alors a Constantinople un corps exclusivement compose de gens du Nord et command6 par un Scandinave, Bolli Bollason '.

Ces bandes de mercenaires curont, bien entendu, leurs soldats legendaires auxquels les Sagas accrocherent toutes les fortunes et bonnes fortunes des Varangiens. Le plus celebre d'entre eux s'appelait Harald Haaradraad. Son existence historique est etablie par un passage d'un manuscrit inedit, sorte de livre de raison, classo en Russic sous ce titre : Conseils et Recits d'un grand seigneur byzantin. J'y ai releve ces lignes : j Harald vint voir le roi Michel le Paphlagonien. II amenait avec lui cinq cents hommes braves. Le roi le regut comme il convenait et I'envoya en Sicile, car I'armee grecque s'y trouvait et guerroyait dans File. Harald se rendit la et fit de grands exploits. Puis il revint au roi, qui I'honora du rang de manglavite. »

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