Riant, Premières relations avec la Terre-Sainte
Il servait sans cloute sous Harald Haaradraad, co Dromund dont les Sagas ont accroché l'histoire en post-scriptum des poèmes consacrés au « glorieux prince varangien ». Dromund avait quitté la Norvège pour venir chercher à Constantinople un certain Angiil qui avait tué son frère. Les deux hommes, qui ne se connaissaient pas, se retrouvèrent un jour, côte à côte, dans une revue de la garde. Dromund fendit le crâne de son compagnon d'armes. Arrêté et conduit en prison, il fut condamné à mort. Pour se distraire et pour soutenir le courage d'un compagnon normand, détenu avec lui, il chantait « sans ménager sa voix ». Une dame byzantine, qui passait par là avec sa suite, entendit cette basse magnifique. Jugeant qu'il serait bien fâcheux de laisser mourir un homme si bien doué, elle paya rançon pour sa vie. Le sort voulut que cette dame, qui était de bonne naissance, fût mariée à un marchand grec qu'elle dédaignait. Elle reçut fréquemment Dromund chez elle et lui prouva qu'elle l'eslimail. Elle ménageait si peu sa fortune que le mari conçut de graves soupçons. 11 s'en ouvrit à l'évoque, (pii engagea la femme à démontrer son innocence en venant rendre dans la cathédrale un « serment de purga • lion ». Le jour où la dame byzantine devait aller à l'église, la pluie avait changé les chemins en lacs de bouc. A une place où l'eau s'étendait comme un