PREMIÈRE PARTIE
La seigneurie de Rigaud-Vaudreuil, — Ses ressources agricoles et minières. — La famille De Léry. — Les censitaires.
L'histoire de la paroisse de St- François, “ en la Nouvelle-Beauce,” n'est autre que l’histoire de la seigneurie de Rigaud-Vaudreuil. Cette paroisse, en effet, a compris pendant
seigneurie ; c’est ce que déclare l’érec- $ ; q
tion canonique de cette paroisse, le 9 octobre 1835, et c'es; ce que confirme l'érection civile,le : novembre 1850. | Ce n’est qu’en 1871, qu’une certaine | lisière de terrain, assez peu considérable, mesurant 21 arpents de front
sur 125 arpents de profondeur, en &
été détachée et annexée à St-Victor
de Tring.
La seigneurie d? Rigaud-Vaudreuil comprend une étendue de terre d’en- À viron neuf milles de front, de chaque | côté de la rivière Chaudière, sur environ douze milles de profondeur ; | bornée au nord-est, partie par le É | canton de Cranbourne ; au nord-ouest par la seigneurie de Fieury ou de St- EN Joseph ; au sud-ouest par le canton ; de Tring, et au sud-est, partie par la seigneurie d’Aubert Gallion et partie par la seigneurie d’Aubin de Lille dans St-George,
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Comme on le voit, la grande et belle rivière Chaudière qui sort du lac Mégantic et va se jeter dans le fleuve St-Laurent, un peu en haut de Québec, après avoir parcouru une distance de 110 milles, traverse, sur une longueur de neuf milles, la seigneurie de Rigaud-Vaudreuil ou la paroisse de St-François. Paisible en général pendant l'été, terrible et menaçante quelquefois au printemps lors de la débâcle des glaces, elle y enserre dans son sein, dix-neuf belles îles dont les unes sont d’une grande valeur, et à environ un mille au dessus de l’église, elle se trouve rétrécie par les élévations des rives qui ne lui laissent qu'ur. passage assez étroit sur un roc
‘ Crevassé par des chocs volcaniques,”
et connu depuis longtemps sous le nom de “ Æapide du diable’ À droite
coulent les rivières du Bras et du Moulin, et à gauche, les rivières des Plantes et Gilbert, célèbres, surtout les trois dernières, par la découverte des parcellés d’or dont elles émaillaient leur fond cristallin, sans compter grand nombre de ruisseaux plus ou moins importants des deux côtés de le rivière. N'oublions pas aussi de mentionner, sur les hauteurs, plusieurs beaux lacs qui servent de réservoirs Aux rivières, et dans lesquels se meut le poisson, entre autres Les lacs Ü Rond, Raquette, Volet, etc.
Les terres contenues dans les douze lieues superficielles de la seigneurie sont de deux espèces : les terres de fonds sur les bords de la rivière Chaudière et lesterres des hauteurs. Il y a,
il est vrai, certains endroits assez
montagneux, mais en général on peut dire que la terre. est cultivable sur tous les points de la seigneurie.
C'est ce que l'observateur attentif pourra voir facilement en parcourant les vingt huit rangs ou concessions de la paroisse. Ces terres dont grand nombre cependant sont loin d’être
cultivées suivant les règles de l’art
moderne, ont déjà produit, en certaines années, 80,000 minots de grains, tels qué l’avoine, le blé, le sarrasin, l’orge et les pois. L’élévage des bêtes à cornes, des chevaux, des moutons y est en grand honneur.
La fabrication du beurre et du fromage rapporte de beaux profits ; il en est de même de l’élévage des porcs, des volailles, des dindes, etc. Les habitants y fabriquent aussi beaucoup de sucre d'érable ; mais c’est en
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grande partie dans des érablières qu’ils possèdent en dehors de la seigneurie,
Il est une autre source de richesse propre à tenter l'imagination d’un grand nombre, c’est l'exploitation des minéraux, de l'or surtout ; exploitation qui a fait fureur il y a quelques années et qui, aujourd’hui considérablement ralentie, devra reprendre avec vigueur, si les capitaux arrivent, les capitaux, ce nerf de la guerre et de bien d’autre chose !
Un rapport publié en 1885 par le département d'agriculture à Ottawa, mentionne à St-François, une couche de minerai granulaire (fer) de 45 pds.
de large, une veine de minerai de plomb qui a donné 37 04. d'argent par
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tonne ; il parie du Sulfure arsénique de fer qui contient environ 457 d’arsenic bien cristallisé de galène argentifère dans un filon de quartz ; mais il parle surtout de l’or qui se trouve sur les terrains d’alluvions des rivières (übert et des Plantes, au Rapide du diable sur la Chaudière, etc., et qui existe aussi en quantité considérable dans le quartz.
D’après M. W. Chapman qui a publié en 1881 une brochure sur “ Les mines d'or de la Beauce ”’ la découverte de l’or remonte à 1846. C’est une jeune fille nommée Clotilde Gilbert qui ramassa sur le sable de la rivière Gilbert le premier morceau d’or, une pépite (nugget) qui était de la grosseur d’un œuf de pigeon.
‘ Mon père, dit-elle plus tard à M.
Chapmaa lui-même, m'avait envoyé un dimanche matin chercher un che-
EN ét ia Va A Le es D A RE Sa ET 0 cle 22 2e
val au champ pour aller à la messe, et en voulant traverser la rivière, j'ai aperçu sur le borä üe l’eau quelque chose qui brillait. Je l’ai ramassé pour le montrer à papa. Je ne croyais pas que ce caïillon jaune ferait faire tant de tapage.”
Ce n’est qu’en 1862 que l’expleitation commença à se faire sur une grande échelle par les compagnies qui se formèrent.
Il est difficile de donner exactement le chiffre total du rendement aurifère dans cette partie de la division dé la Chaudière, vû que les rapports sont incomplets ; voici cependant pour quelques années, certains montants de rendement annuel qui pourront en donner quelque idée :
En 1867:.........$31,000 “ 1868.......... 25,000 ‘6 1 +. 9 À SERRE EEE 12,057
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85e, ère, puel- \a886 yals faire
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actement divis rapepentains 1] qui e :
En 1881.......... 56,661 & 1884.,........ 8,720 6 1886.......... 3,981
On croit généralement que la récolte générale de l’or de la Beauce, qui vaut à peu près $17.50 l’once, a deparsé un million pendant vingt cinq ans. |
Que dire maintenant de l’ardeur
avec laquelle on se mit à la recherche
de l’or, surtout lorsque l’expérience démontra la richesse du sol ? Ici nous laisserons un: spirituel touriste nous dire cela.
‘ C’est vraiment frappant, dit-il, de votr l'impulsion que la découverte et l'exploitation du précieux métal ont communiqué à St-François. L'on ne voit que résidence de mineurs, auberges de mineurs ; la voie publique est creusée sous vos pas, tunellée en différents endroits par les
MNT ENNE Trota:
; La 7e PUS © i } Cas ne EE ES es rormidéetbtl,
chercheurs d’or. Vous roulez, Dieu sait, sur combien de millions : poussière d’or, or en lingots, or dans le quartz : à vos côtés, là haut sur la montagne, sous vos piede, de l’or par- :
tout. Votre œil tente-t-1l de mesurer les profondeurs d’un ravin tout bouleversé comme par l'effet d’un tremblement de terre ? Qu'est-ce que celà ?
Vous demandez à votre charretier .— Des excavations de mines, monsieur, dit-il.—Bientôt vous remarquez de vastes travaux dans le lit de la rivière même. Qu'est-ce, dites vous ?
Des excavations de mines, monsieur.
Ici c’est un petit château en pierre | sur la rive ; — la résidence des direc- À teurs de la compagnie, vous dit-on. :
Là c’est un vaste moulin à broyer le quartz. Plus tard, vous franchissez successivement les deux rivières au- a rifères ; la rivière Gilbert d’abord et É un peu plus loin la rivière Fumine.
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Heureux coquins de la Beauce qui possédez ces deux Pactole dont l’onde abrite des lingots valant jusqu’à $410.00 !” (Album du Touriste, page 168 et 169).
Lors de la fureur de Tor, on écrivait au Curé de St-Francçois, — devenu l’Eldorado du Canada, — pour lui demander si c'était vrzi que l’on y ramasgait l’or avec une pelle. Il aurait pu répondre. “Oui, c’est ce qu’on fait certains mineurs improvi:
sés, — des cultivateurs — qui avec la pelle et le plat de fer blanc pour laver le gravier, ramassèrent, dans une seule ‘journée, 72 onces d’or et durant l’espace de huit semaines, réalisèrent la somme de $7550.00.
Mais pour l’exploitation en grand des terrains aurifères situés quelquefois à 80 pieds de profondeur, s’il faut
la pelle pour creuser les puits (Shaîfts),
1] faut aussi des pompes pour enlever l’eau et d'autres instruments souvent
très-dispendieux. Et si l’or est em-
magasiné dans le quartz, il faut de puissantes machines pour le broyer.
Depuis quelques années, les travaux pour la recherche de l'or ne sont point considérables. Le broyage du quartz, qui a toujours été considéré par les mineurs comme donnant les rendements plus certains et même plus profitables, a été arrêté. Il ne se fait qu’un peu de lavage de l’or sur la rivière Gilbert et sur la rivière du Moulin. Sur cette dernière rivière, a environ un mille de l’église St- François, la société McArthur et Coupak a frappé un filan qui prometterait de beaux revenus, s’il était exploité sur une échelle un peu considérable,
On croit toujours qu'avant longtemps, les capitaux aidant, un nouveau réveil se fera, et que l’exploita-
lever vent L emit de yer.”
tra- JT ne )yage idéré it les même Il ne e l’or ivière vière, le St- Couterait ploité rable,
longnoubloita-
tion de l’or dans ce sol de St-François qui en contient des millions (la preuve a été faite !) reprendra sur une base plus sûre et aussi plus durable.
Disons quelques mots, comme il le convient, de ceux qui ont occupé la seigneurie de Rigaud - Vaudreuil comme propriétaires depuis le commencement ; c’est là certainement l’une des parties les plus importantes dans l’histoire de St-François de la Beauce. |
La seigneurie de Rigaud-V audreuil a été concédée, le 28 septembre 1736 par le gouvernement français, au Sieur Fleury de la Gorgendière, agent de la compagnie des Indes, a titre de fief et seigneurie avec huute, moyenne et basse justice, droit de pesche et de traite avec les sauvages, et le 8 décembre 1737, le Sieur Fleury de la
Gorgendière l’échangea pour celle de St-Joseph avec son beau-frère le Sieur Pierre Rigaud de Vaudreuil, capitaine d’une compagnie d’infanterie, lequel avait aussi, à la date du =" septembre 1736, reçu en fief la susdite seigneurie de St-Joseph. Le Sieur Pierre Rigaud de Vaudreuil x devint donc acquéreur et possesseur de cette seigneurie de St-François de la Beauce et dès lors cette seigneurie porta le nom de Rigaud- Vaudreuil. Il devait cependant, pour mieux dire, la posséder en compagnie de son frère Pierre François Rigaud de Vaudreuil, gouverneur de Montréal, parceque, dès 1739, on voit des actes de concession de terre faite par le Sieur François Rigaud de Vaudreuil.
La famille Chartier de Lotbinière posséda la seizneurie aepuis 1763 jusqu’au 11 mars 1772, et alors, à cette date, la dite seigneurie de
le de e le euil, antee du ef la . Le lreuil sseur ançols e sei- - Vaupour agn1e aud de itréal, actes ar Île lreuil.
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Rigaud-V audreuil passa, pour y rester, entre les mains de l’une de nos plus célèbres. familles canadiennes, la famille de Léry, dans la personne du Sieur Joseph Gaspard Chaussegros de Léry, fils de Gaspard Chaassegros de Léry, écuyer, chevalier de l’ordre ilitaire et royal de St-Louis, ingéeur en chef de la Nouvelle-France et de Dame Marie ie Cardeur de Beauvais. Entré de bonne neure dans le génie, Joseph Gaspard de Léry égala, si même il ne surpassa pas son père. ‘“ Homme de science et de main, dit Bibaud, il fut à la fois ingénieur, savant et intrépide guerrier. ” Né le 20 juillet 1721, il se maria, le 24 septembre 1753, avec Delle Marie- Louise Madelaine de Brouage, dont la beauté est restée célèbre. Il mourut à Québec, le 11 décembre 1797.
Sur ses dix - huit enfants dont onze moururent en bas âge, Charles-
Etienne fut celui qui devint seigneur de Rigaud-Vaudreuil, né à Québec le 80 septembre 1774, il épousa en 1799 Delle Marie-Josephte Fraser, fille de l'honorable Fraser, l’un des Juges du Banc du Roi, à Montréal. Dans la guerre de 1812, il prit une part active à la défense de son pays et plus tard il parvint aux premières charges. Il mourut le 17 février 1842. |
De son mariage avec Delle Marie- Josephte Fraser il avait eu sept enfants dont quatre moururent assez jeunes. |
Charles-Joseph et Alexandre-René occupèrent successivement la seigneurie de Rigaud- Vaudreuil.
Charles-Joseph (Monsieur-Charles, comme l’on dit encore à St-François), né à Québec, le 3 septembre 1800, étuit dans sa 63ième année, lorsque la mort l’enleva, le 4 février 1864, à
-René
| gneu-
harles, açois),
1800, 0 rsque
l'affection de sa famille et de ses nombreux amis. Il a été inhumé dans l’église de St-François. Au delà de 3000 personnes étaient accourues pour lui rendre un dernier tribat d'affection et d’estime. ‘ Après avoir passé avec honneur et succès, la première et la plus longue partie de son existence au service de son pays dans la même carrière que celle parcourue par son père, il abandonna la vie publique, pour aller résider dans sa seigneurie, afin d'en favoriser l'avancement et la colonisatian. ....
Mr de Léry fut à plusieurs reprises sollicité de rentrer dans la vie pu-
blique, mais jamais il ne voulut y
consentir. Il préféra consacrer ses loisirs à obliger ses censitaires qui le respectaient comme un ère, et al-
PA aient toujours soumettre à son arbi<
trage les petites difficultés qui séle-
ivaient entr'eux. Sa fortune, ses
connaissances étendues et variées, mais surtout son urbanité, son affabilité lui rendaient cette tâche facile et agréable, et tous ceux qui venaient le consulter et lui soumettre leurs différents,retournaient chez eux satisfaits de ses décisions. Il ne put néanmoins toujours résister à la volonté respectueuse de ses concitoyens qui deux fois, malgré lui, l’élirent maire de St-François et préfet du Comté de Beauce, poste qu’il occupait lors de son décès....?‘ Journal de Québec”, fév. 1864.
Il fut remplacé ‘dans la seigneurie par son frère Alexandre-René Chaussegros de Léry, avocat, qui était né le 28 mars 1818, et qui en 1844 avait E épousé Delle Catherine - Charlotte Couillard fille de l’honorable Antoine } Gaspard Couillard, écuyer, médecin, | membre du Conseil Législatif, et des- À cendant de l’illustre Guillaume Couil-
1riées, , affafacile naient , leurs x satis- & néanvolonté ns qui t maire »mté de lors de juébec”,
igneurie 6 Chausétait né 44 avait barlotte Antoine
médecin, | if, et des- |
me Couil-
lard, l’un des premiers pionniers de la colonie française à Québec.
L’honorable Alexandre - Réné Chaussegros de Léry avait été membre du sénat à Ottawa, et à sa mort arrivée le 19 décembre 1880, il était Conseiller Législatif depuis piusieurs années. ‘À un physique imposant et à des manières distinguées on reconnaissait en lui un rejeton de l’ancienne noblesse. Doué d’un excellent cœur, Mr de Léry était sans ostentation le bienfaiteur des pauvres tant à la ville que dans ses seigneuries où sa charité se manifestait si abondamment.”” Non-seulement son cœur était généreux, mais il était aussi droit et sincère. “ La sincérité de cœur, d'actions et de paroles était regardée par Mr de Léry comme un devoir rigoureux et pour l’accomplir dans toute son étendue, il ne se permettait jamais un mot qui n’expri-
mât la vérité Un sens droit, des expressions simples, tel était son langage.” (Le Courrier du Canada, déc, 1880).
Sa digne épouse s’est éteinte à Québec, le 28 novembre 1888, à l’âge de 70 ans, et ses funérailles ont eu lieu à St François, le 6 décembre suivant ‘La population entière s’étaït rendue, comme un jour de dimanche, pour former le cortège funèbre, et accompagner à sa dernière demeure, celle qui, par ses délicates vertus, son désintéressement et sa générosité, avait su gagner l'estime et l'affection de tous.
‘“ Depuis la mort de son mari, madame de Léry,en sa qualité d’usufruitière, avait la jouissance et l’administration des biens de la famille ; elle a donc eu à continuer en son nom, ces relations diverses depuis si longtempsexistantesavecles citoyens
t, des n lana, déc,
inte à à l’âge ont eu re suis'était anche, bre, et meure, vertus, érosité, fection
mari, d’usut l’admille ; en son:
puis si toyens
de St-François et elle a su les continuer aussi complètes et aussi amicales que ses devanciers. Longtemps aussi St-François gardera le souvenir de cette grande et vénérable dame, rejeton d’une noble race qui # su si bien à la fois maintenir la dignité de sa position et de son titre de chef de famille, et conserver au nom des de Léry sa grande réputation de bonté et de générosité. On se rappellera longtemps aussi que cette femme du grand monde, sous des dehors froids et sévères, cachait un cœur de Sœur de Charité et que les pauvres l’appelaient leur mère...
‘“ Le vaste temple de St-François était tout drapé de noir, semblant, pour ainsi dire, porter le deuil de sa généreuse bienfaitrice” (L’ Electeur, 19 déc. 1888).
Un an avant sa mort, Madame de Léry avait fait présent à l’église de
St-François d’un splendide ostensoir d’une valeur d'au delà de $150.00.
Et quelque temps auprès sa mort, la Fabrique de St-François, en considération des services rendus et des dons faits à l’église de cette paroïsse par la famille de Léry, a déclaré vouloir laisser, sans aucune charge quelconque, à la dite famille, tant qu’elle demeurerait propriétaire de la seigneurie de Rigaud-Vaudreuil, l'usage du banc cecupé dans l’église par la dite Dame de Léry, en même temps qu'elle adressait aux héritiers ses plus sincères condoléances, à l’occasion du décès de celle qui était considérée comme bienfaitrice insigne de cette église.
Les enfants de l’honorable Alexandre-René Chaussescros de Léry sont au nombre de sept, dont quatre sont
décédés :