‹ Notes sur la paroisse de St-François de la Beauce [microform]Chapitre 7 sur 19 · L LÉ LS D. D · texte numérisé non relu

L LÉ LS D. D

suivant la parole d’un vieil habitant, il était le conseiller, l’ami, l’écrivain

d’un grand nombre, son portrait con-

servé à St-François nous le montre avec une bonne figure ronde et pleine de vie, des yeux clairs et perçants, une physionomie où l’on trouve ensemble réunis la douceur et la fermeté et un certain air de franchise gauloise qui plait. En le voyant, on se dit involontairement ; voilà le type du curé d'autrefois !

Mr Lamothe était l'homme capable d'entreprendre en 1803, la construction de la première église en pierre et:

d’un presbytère aussi en pierre, et de mener à bonne fin cette double entreprise, au milieu de grandes diff:

cultés et de l’opposition d’un certain nombre d’habitants.

La requête de cent seize tenanciers (formant la majorité) adressée à l’Eyêque de Québec pour la construction

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de la nouvelle église en pierre de

cent pieds de longueur sur quarante

pieds de largeur, avec sacristie én pierre de vingt sept pieds de longueur, est datée du 20 juin 1802.

Elle allègue “ qué l’église bâtie depuis plus de vingt ans, en bois, est devenué dans un état qui ne permet plus de la réparer, attendu que tout le corps du bâtiment menace ruine prochaine, que le dit édifice n’a été préservée depuis environ cinq ans des effets impetueux du vent, que par le moyen des étais qu’on a été obligé de mettre tout autour, sans lesquels ée bâtiment aurait été renversé. .....”

“Les suppliants,continue la requête, desirent done de se procurer une église plus décente, plus solide et plus proportionnée au nombre des paroïissiens qui augmente tous les jours.”

Il pouvait y avoir alors dans la

paroisse 180 familles et le nombre augmentait. Il fallait donc bâtir. On se mit à l’œuvre pour la construction de cette église en pierre, sous la direction de Mr Lamothe. L’œuvre— qui fut loin cependant d’être un chef d'œuvre—s'accomplit par contribution volontaire des gens qui fournireat et transportèrent les matériaux, et firent la plupart des travaux.

Comme à Charlesbourg, suivant ce que raconte l'historien de cette paroisse, à l’occasion de la construction de la première église, les comptes de dépense pour l’église de St-François mentionnent de temps en temps la petite goutte de rhum et la petite lame d'eau-de-vie, le tout destiné à mettre la belle humeur au cœur de l'habitant devenu maçon ou charpentier.

Le carré de l’église était peu élevé avec des fenêtres basses et un grand comble. Elle n’a jamais été complète-

ment terminée : la voûte était à soliveaux et n’a jamais été peinturée. Il y avait 130 bancs. |

Cette église était bâtie au nord-est de l’église actuelle à peu de distance

du chemin royal : il est encore facile

d’en voir les fondations.

La cloche achetée par Mr Lamothe a été bénie par le Rév. Mr François Deguise, curé de Ste-Marie, le 6 août 1788. Le parrain avait été le Sieur Augustin Plante et la marraine Marguerite Renoux, épouse du Sieur Joseph Launière, capitaine au service de Sa Majesté Royale. Cette cloche qui pèse 195 livres se trouve aujourd’'hui—après un siècle d’existence— dans le petit clocher qui couronne le rond-point de l’église actuelle.

Les travaux pour la construction du presbytère en pierre se firent à peu près dans le même temps que ceux de l’église.

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Jetons maintenant, un coup d’œil sur les régistres des premiers temps de St-François : ouvrons le premier volume qui comprend vingt huit années (1783-1811) ; il est intéressant à plus d’un titre, car c’est là que sont les noms des chefs de familles les plus nombreuses à St-François et dans la Beauce en général : les Poulin, les Veilleux, les Bolduc, les Mathieu, les Roi, les Rodrigue, les Dayon, etc.

Grand nombre de ces familles sont originaires de la Côte Beaupré et ont apporté avec elles et communiqué à Jsurs descendants dans la Beauce, cette aptitude naturelle dans la transaction des affaires, ces habitudes du travail, de l’économie poussée quelque fois aux dernières limites, ces goûts d’une vie rude et aimant à se contenter de peu pour arriver plus vite à posséder l’aisance ; caïwtères principaux que-les observateurs ont re-

marqué dans la population de la Côte!

Beaupré.

Les trois-quarts au moins des actes contenus dans ce premier régistre ont | été signés par Mr Lamothe. Il contient—pour vingt-huit ans—169 ma-| riages, 1103 baptêmes et 486 sépultures. Sur ce nombre, il y a plusieurs baptêmes, mariages et sépultures de :

Sauvages À bénaquis. |

Certains noms sont revêtus de À surnoms qui sont seuls restés ou qui | sont aujourd’hui complétement disparus. En voici quelques exemples :

Auclair dit Leclerc

Bonhomme dit Dulac

Cressac dit Toulouse

Dupuis dit Gilbert Esquieret dit Labbé Guérin dit Cotiche Guérin dit St Hilaire Hautbois dit St Julien Lambert dit Champagne

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