‹ Notes sur la peinture a la cire cauterisee; ou, Procede encaustique, d'apres les laborieuses recherches de Paillot de MontabertChapitre 4 sur 14 · DE L'APPRÊT · texte numérisé non relu

DE L'APPRÊT

Appliquer sur la toile un apprêt composé comme il va être indiqué : faire une colle de pâte avec de la farine de blé 5 cette colle a la propriété de se laisser traverser facilement par la ciré et de ne pas se fendiller ; elle doit être assez solide pour se bien fixer à la toile; à cette colle on associe du blanc de céruse broyé à l'eau, il est en poudre sèche, on le pétrit premièrement dans un peU d'eau pour en former une pâte avant de la délayer dans la colle et faciliter son mélange avec elle : l'apprêt ainsi préparé, on l'étend sur la toile sèche avec un pinceau ; quand l'apprêt est sec, on l'égalise avec une pierre ponce dont on aura dressé un des côtés, et, pour faciliter ce travail, on la trempe dans l'eau et l'on frotte l'apprêt en mouvements circulaires dans un espace de 20 à 2o centimètres ; on continue de proche en proche et on

obtient une surface unie : Je papier de verre peut aussi rendre service pour cette opération.

A l'apprêt que nous venons d'indiquer ajoutons-y encore deux autres modifications qui nous ont paru bonnes; en voici la composition : à la même colle de pâte associer du blanc d'œuf* à peu près un tiers sur deux de colle ; le blanc d'œuf doit être bien divisé en le battant avec un peu d'eau pour qu'il se mêle bien avec elle avant d'y ajouter la pâte de céruse.

Puis encore, à la même colle de pâte joindre moitié de colle de peau pendant qu'elle est chaude et les remuer ensemble jusqu'à refroidissement ; on peut après y mêler la céruse ou, si l'on préfère, du blanc d'Espagne ; mais ce blanc ne couvre pas assez en couches minces, chose nécessaire pour ne pas trop charger la toile, car l'apprêt ne doit avoir d'épaisseur que ce qui est utile pour obtenir une surface unie et très-près du tissu.

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