SI
Ecoles spéciales.— Les écoles spéciales comprennent :
Une école polytechnique et deux écoles des sciences appliquées aux arts; les deux premières dépendant de l'établissement du Plateau, et l'autre de l'Université McGill.
Douze écoles des arts et manufactures, sous le contrôle du Conseil des arts et manufactures.
Un institut des aveugles, fondé par le révérend M. Eousselot, curé de Notre-Dame de Montréal, et placé sous les soins des soeurs de Charité.
Deux instituts de sourds-muets, établis à Mont-
152 r-s INSTRUCTION PUBLIQUE (QUÉBEC)
réal : l'un pour les garçons et l'autre pour les filles ; le premier dirigé par les frères de St-Viateur, et le-second par les sœurs de la Providence.
Un institut de sourds-muets protestants établi par M. McKay, à Montréal.
Ecoles normales. Les écoles normales, établies en 1857, sont au nombre de trois : l'école normale Laval, à Québec, et les écoles normales Jacques Cartier et McGill, à Montréal. Les deux premières sont catholiques et françaises, et la troisième anglaise et protestante, sans distinction de secte.
Les écoles normales Laval et Jacques Cartier ont de3 pensionnats où le prix d'admission est très minime et pour lesquels on accorde, au concours, un certain nombre de bourses et de demi bourses tous les ans. Les jeunes gens qui se font admettre dans ces institutions s'engagent à enseigner au moins pendant trois ans après leur sortie de l'école, sous peine d'une amende de $40.00 et du remboursement du surplus du prix de la pension dont ils auront ainsi profité, en cas d'inexécution de leur engagement. Les brevets qu'elles donnent aux élèves sortants sont divisés en trois catégories : Académie, école modèle et école élémentaire.
L'école normale Laval comprend deux pensionnats, l'un pour les garçons, l'autre pour les filles. Le premier est sous la direction immédiate de M.
l'abbé Lagacé,* principal de l'Ecole normale, et le second est confié aux soins des religieuses Ursulines. A chacun de ces pensionnats est attachée une école modèle annexe.
Pendant l'année scolaire 1880-81, l'école normale des garçons avait 10 professeurs, dont 8 laïques et 2 ecclésiastiques, et 52 élèves, dont 10 externes, sur lesquels 35 ont obtenu des brevets de capacité. L'école normale de filles, qui comptait 60 élèves, toutes internes, dont 44 ont eu des diplômes, était dirigée par 16 professeurs sur lesquels il y avait 1 2 religieuses, dont quelques-unes font la classe aux enfants de l'école modèle annexe au nombre de 317 élèves : 115 garçons et 202 filles.
L'école normale Jacques Cartier, dirigée depuis un grand nombre d'années par M. l'abbé Yerreau, t a les mêmes règlements que l'école normale Laval de Québec. En 1880-81 elle comptait 9 professeurs, dont 2 ecclésiastiques, et 76 élèves, dont 14 externes. Vingt-neuf diplômes y furent décernés,
* M. L'abbé Lagacé, avantageusement connu dans les sciences et les lettres a publié des livres de lecture très pratiques et fort appréciés de tous ceux qui se livrent à l'enseignement.
t M. Verreau. principal de l'école normale Jacques Cartier depuis sa fondation, est un érudit et un chercheur infatigable qui a enrichi nos archives historiques d'un grand nombre de documents ignorés. H a condenbédans deux volumes intitulés " Invasion du Canada en 1775 " une foule de notes précieuses et inédites. H fut un des fondateurs de la Société historique de Montréal, en 1858, et c'est un de ceux qui a le plus contribué au succès de cette institution.
7 d'académie, 8 d'école modèle et quatorze d'école élémentaire.
L'Ecole normale McGill dépend de l'université de ce nom. Elle est mixte et les cours y sont de trois ans. Pendant l'année scolaire 1880-81, il y avait 9 professeurs et 127 élèves, — 12 garçons et 115 filles, — dont 81 ont obtenu des diplômes. A l'école modèle de filles qui y est attachée, il y avait 330 élèves, — 165 garçons et 165 filles.
A l'école normale comme à l'école modèle, tous les élèves sont externes.
Toutes les écoles normales avaient collectivement 44 professeurs des deux sexes et 315 élèves. Elles ont accordé 189 (Mplomes pendant l'année scolaire 1880-81.
Ces institutions ont servi jusqu'ici de pépinières à la partie laïque du corps enseignant. Les personnes recommandables qui sont à la tête de ces établissements, sont une sécurité pour ceux qui pourraient craindre les effets de l'éducation laïque, elle qu'elle est entendue dans certains pays. Aussi, les instituteurs et les institutrices qui en sortent, donnent-ils des garanties aussi complètes que possible tant pour la science pédagogique que poui les principes de saine morale qu'on leur y a inculqués. '>
Le tableau ci-après donne le nombre et la qualité des diplômes qui ont été accordés aux élèves i es trois écoles depuis leur fondation :
"IVJ.OX ONVH-0
,- oo oo H «O -C3
cl Si *r
ce
•S30i.un}T}snj seAOjsj) ojqmo^
o cl i
■saridîtiîijsnj saAaj^p ajqmoj^
i— 1 i-H LC O — Ci Cl LC CO
"es
•TYXOJ,
ao •>*
•»»ou;rni}suj saAOjg;
•sana^niiîsnj k9aoj3
ia <** ^ g c* o *^ et c<
McGill.
"JTXOX
Ci Ci 00 O ÎO CO
•saoi.iîrnjîsnj saAa[2T
-, tri OB
Cf
•sane^nîjîsaj saAajg
ic n< o
*r oo "*
ce
•s.m8}rr}r}str[ S9a^[3
vs — '
Si 1 !i
c vn £
Ai
Instituteurs.— Les personnes des deux sexes qui, dans la province de Québec, se vouent à l'enseignement sont au nombre de 6,906, mais les instituteurs et les institutrices proprement dits ne comptent que pour 6,436, savoir : 1,077 instituteurs et 5,359 institutrices.
Parmi les instituteurs, 569 appartiennent à desordres religieux, et parmi les laïques 479 ont des diplômes de différents degrés, et 29 n'en ont pas.
Il y a 1,297 institutrices religieuses, 3,858 laïques diplômées et 204 non diplômées.
La répartition s'en fait comme suit dans les villes
et les campagnes :
Villes. Campagnks.
Instituteurs. Institutrices. Il Instituteurs. Institutrices.
Reliç. I Laïq Relii*. I Laïq.l Relig. I Liïq Relig. ! Laïq. 336 I 140 I 639 | 322 || 233 | 363 658 | 3,740
Le corps enseignant est peu rémunéré dans la province de Québec ; aussi trouvons-nous que sur les 60 1 instituteura de la campagne, 318 ont un salaire de moins de deux cents piastres par an, de même que sur les 4,398 institutrices, 2,268 n'ei ont pas cent; 109 seulement reçoivent plus de deux cents piastres.
Quoique dans les villes les traitements des instituteurs et des institutrices soient nécessairement ui peu plus élevés, il n'est pas suffisant, en règle gé
ûérale, pour reconnaître les services que rend à la société ce groupe de personnes dévouées, dont le Surintendant parlait dans les termes suivants, dans le discours que nous avons déjà eu plusieurs foi3 occasion de citer .
" Je ne pourrais terminer le court résumé que je viens de faire de notre système scolaire, — disait-il, — sans appeler votre attention sur celui qui en est la cheville ouvrière : l'instituteur dont le rôle effacé n'est pas toujours, tant s'en faut, apprécié à sa juste valeur. On tient généralement peu compte de la somme considérable de dévouement que doivent posséder les instituteurs et les institutrices qui se consacrent à l'instruction de nos •enfants. On oublie trop souvent que les personnes qui se livrent à l'enseignement, exercent une sorte de sacerdoce et ne font pas un métier. On ne se rappelle pas assez que leurs fonctions sont tout intellectuelles et morales, et qu'elles sont responsables vis-à-vis de la société des enfants qui leur sont confiés et dont elles peuvent si facilement fausser le cœui et le caractère, si elles ne possèdent pas la vocation de l'apostolat auquel elles se sont vouées. Car, si ] 'instruction fait des savants, l'éducation morale et chrétienne seule fait de bons citoyens. Et que donne-t-on à l'instituteur en échange de tant de dévouement, du sa-
crifice des plus belles années de sa jeunesse, et souvent de sa vie entière ? llien ou à peu près rien. Le plus souvent une vieillesse nécessiteuse attend ceux qui se sont dévoués à l'accomplissement de leurs devoirs difficiles."
Depuis que ces paroles ont été prononcées, outre que des personnes dévouées à la cause de l'éducation s'occupent de faire établir un minimum de traitement pour les instituteurs et les institutrices, la législature de Québec leur a voté, pendant la session de 1880, une loi de retraite. Aujourd'hui, moyennant deux pour cent, payés sur le montant de leur traitement annuel, les instituteurs et institutrices ont droit à une pension en rapport avec le nombre d'années passées dans l'enseignement.
Coût de l'instruction publique. Le montant payé tant paT le gouvernement que par les contribuables pour les fins de l'éducation, pendant l'année scolaire 1880-81, a été de $2,354,390.26, dont $357,254 ont été fournies par le gouvernement. Sur cette somme $2,152,529.62 ont été affectées aux écoles communes seulement.
Etat général de l'instruction publique. Le tableau suivant donne pour l'année scolaire 1880-81 le chiffre exact des maisons d'éducation et écoles, des professeurs, instituteurs et institutrices qui les
dirigent, et des élèves qui les fréquentent, de chacune Ho= rU-. -ioiuns qui constituent le système scolaire de la province de Québec:
Institutions.
Nombre.
Professeurs
Elèves.
Uuiversités
La population de la province de Québec étant, d'après le dernier recensement, de 1,359,027 âmes, il y aurait ainsi, en moyenne un- élève par moins de six habitants.
160 INSTRUCTION PUBLIQUE - (ONTAEIO)
O KT ARIO
Dispositions générales. Bien que dans la province d'Ontario de3 écoles de grammaire aient été établies dans huit districts, dès l'année 1807, la première loi de l'Instruction publique n'y date que de 1816, et la nomination d'un surintendant ainsi que l'organisation d'un système scolaire, de 1844.
L'instruction publique est gratuite et obligatoire. De sept à douze ans les enfants sont tenus d'aller à l'école, au moins pendant quatre mois de l'année. Dans le cas contraire, les parents ou tuteurs sont passibles d'une amende de $5.00, qui est portée jusqu'à $10.00, en cas de récidive. Cependant les enfants ne sont pas obligés de fréquenter une école d'une dénomination religieuse autre que celle à laquelle ils appartiennent.
Système scolaire. Le système scolaire d'Ontaric a subi d'importants changements en 1876 :
t INSTRUCTION PUBLIQUE (ONTARIO) 161
L'instruction publique, qui était avant cette époque sous la direction d'un surintendant et d'un conseil, est actuellement sous le contrôle exclusif d'un comité du conseil exécutif, présidé par le Ministre de l'Instruction publique.
Ainsi constitué, le Département de l'Instruction publique administre les maisons d'éducation supérieure, les écoles normales et leurs écoles modèles annexes et les écoles primaires,
Higli schools et instituts classiques. Ildoit y avoir au moins un high school dans chaque comté ou union de comté. On y enseigne la physique, la chimie, l'histoire naturelle, et les mathématiques. L'étude du latin, du grec, du français et de l'allemand est facultative.
Dans les instituts classiques, l'enseignement du latin et du grec est obligatoire.
Voici quel était l'état de ces institutions pour Tannée scolaire 1880-81 :
Nombre des institutions ~».. 104
Nombre des professeurs, -~ 335
Nombre des élèves 12,910
Montant payé pour traitement des
professeurs „ -.. $247,894,63
Montant affecté aux dépenses des
high schools .~i...M 413,929,75
Ecoles normales. Il y a deux écoles normales : celle de Toronto, ouverte' en 1847, et celle d'Ottawa, de fondation plus récente (1876). A chacune d'elles sont attachées deux écoles modèles annexes, l'une pour les garçons et l'autre pour lus filles.
Le cours est d'une année partagée en deux termes, l'un du 8 janvier au 15 juin, et l'autre du 8 août au 22 décembre.
Le programme des études se compose, en outre des matières enseignées dans les écoles élémentaires, de la pédagogie, des lois scolaires, de la géographie, des histoires ancienne, moderne et du Canada, de la physique, de la chimie, de l'histoire naturelle, des mathématiques, de la littérature anglaise, du dessin et de la musique vocale.
Voici le nombre des élèves qui ont suivi les cours des écoles normales pendant l'année 1881.
m (garçons , 99
Toronto j gUes 61
Total - 160
ruà ( garçons 97
Ottawa |gUek .. 77
Total 174
Les écoles modèles annexes étaient fréquentées par 566 élèves. *%.
Ecoles publiques. — Les écoles publiques se divisent : 1° en Ecoles communes, 2° en Ecoles séparé'??:.
La direction de ces écoles-pour chaque district eat confiée à trois syndics élus par les contribuables. Les syndics sont nommés pour trois ans, un d'eux sortant de charge tous les ans.
Chacune de ces écoles peut être divisée en six classes. On y enseigne :
Pans la lie — La lecture, l'épellation, l'arithmétique, la géographie, le dessin et la musique.
Dans la 2e — On commence à étudier la grammaire et la composition.
Dans la 3e — La chimie et la botanique.
Dans la 4e — L'histoire générale, la littérature; l'histoire naturelle et la physiologie.
Dans les 5e et 6e — La physique, l'algèbre, la géométrie, le mesurage et la tenue des livres.
Le tableau suivant donne un état des élèves qui fréquentaient les 4,941 écoles publiques de la province d'Ontario et des instituteurs qui y enseignaient dans le cours de l'année scolaire 1880-81.
Garçons ^ 255,677
Filles „ 227,368
Total 483,045
Instituteurs 3,264
Institutrices 3,483
Total 6,747
Inspecteurs d'écoles. — Pour assurer le bon fonctionnement du système scolaire, il y a trois inspecteurs de lycée et soixante-dix-huit inspecteurs pour les écoles communes. Les écoles séparées ont des inspecteurs catholiques parmi lesquels on compte un certain nombre d'ecclésiastiques
La moyenne des émoluments des inspecteurs d'écoles est de $1,143 par an.
Instituteurs — Une somme de $2,113,180 a été affectée en 1880-81 au paiement du traitement des instituteurs et institutrices des écoles publiques. Les chiffres qui suivent donnent la moyenne, le maximum et le minimum de leurs traitements.
Instituteurs.
Institutrices.
Ecoles de Comtés. ■
Ecoles de Villes.
Ecoles de Cités.
Moy.
Max.
Min.
Moy.
Max.
Min.
Moy.
Max.
Mi».
Moyennant une retenue de $4,00 par an sur leur traitement, les instituteurs et institutrices ont droit à une retraite. Une somme de $49,129.43 a ainsi été répartie, en 1881, entre 399 instituteurs
et institutrices retirés de l'enseignement. La moyenne de ces pensions est de $100 à $125.
Ecoles catholiques dissidentes.— Cinq chefs de famille catholiques, propriétaires de biens-fonds et tenant feu et lieu, peuvent réclamer une école séparée et élire trois syndics qui ont les mêmes pouvoirs que ceux nommés pour les autres écoles communes. Les dissidents se trouvant tenus de contribuer à l'entretien d'une école séparée sont exempts de toutes autres taxes scolaires.
En 1880-81 les dissidents catholiques romains comptaient :
Ecoles 196
Elèves 25,311
Instituteurs 100
Institutrices .» 244
Traitement des instituteurs et institutrices $77,285.25
Montant total affecté à ces écoles..., $128,463.15
Progrès graduel de l'instruction — Le tableau suivant indique le progrès qui s'est opéré dans les écoles sous contrôle du département de l'Education, à Ontario depuis sa fondation.
166 INSTRUCTION PUBLIQUE (OXTAEIO)
Années.
Uijrli-schopls et in-| slituts classiques.'
Ecoles publiques.
Ecoles catholiques romaines sépaiées
Ko.
Elèves.
No.
Elèves.
No.
Elèves.
Institutions indépendantes protestantes.— En
outre des institutions qui font partie du système scolaire, il y a aussi les maisons d'éducation qui en sont indépendantes.
Il y a treize universités et collèges.
En première ligne se trouve l' uni vei site de Toronto, dont la charte date de 1827, mais qui ne fut de fait ouverte qu'en 1843 et à laquelle se trouvent affiliées la plupart des autres maisons d'éducation supérieure indépendantes dont plusieurs ont des facultés de droit et de médecine et qui sont au nombre de 16, parmi lesquelles on compte :
Le " Queen's €ollege " de Kingston, qui possède des facultés de théologie et des arts (presbytérien.)
Le " Trinity Collège " de Toronto, université anglicane, ouverte le 15 janvier 1852.
L'université méthodiste " Victoria " à Cobourçr. L'université " Albert " à Belleville.
Le " Huron Collège, " London.
Le " Knox Collège, " institution théologique presbytérienne.
Ces différentes institutions ont des succursales pour les jeunes filles, entre autres le " Bishop Strachan's School, :' à Toronto, qui dépend de Trinity Collège.
" L'Alexandra Collège " de Belleville, qui est une annexe de l'université Albert.
Le " Helmuth Ladies Collège, " à London. Maisons d'éducation indépendantes catholiques.— Il y a aussi les maisons d'éducation catholiques romaines, telles que le Grand Séminaire, et le collège St-Joseph qui a été érigé en université
en 1866, toutes deux dirigées par les pères Oblats.
Le collège St-Michel, à Toronto, et le collège de l'Assomption, à Sandwich, sous la direction des frères de l'ordre de St-Bas.ile.
Les frères de la Doctrine Chrétienne ont des écoles très fréquentées à Toronto, Kingston, Ottawa et plusieurs autres villes
Les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame possèdent des établissements florissants dans les diocèses d'Ottawa et de Kingston, et les religieuses
de Lorette et de S t- Joseph, dans ceux de Toronto et d'Hamilton.
Enfin, les dames du Sacré-Cœur, à London les Ursulines, à Chatham, et les sœurs de Jésus- Marie, à Windsor, dirigent des pensionnats où l'éducation ne laisse rien à désirer.
Ecoles du dimanche.— Dans cette nomenclature scolaire on nu doit pas oublier les " Ecoles du dimanche" qui sont aux Protestants ce que les catéchismes sont aux Catholiques, et qui, au nombre de 3,500 ne comptent pas moins de 197,000 élèves; et les "Instituts d'Artisans," établissements subventionnés par le gouvernement, où, dans des cours du soir, on enseigne gratuitement .aux ouvriers adultes la grammaire, l'arithmétique, la calligraphie, la tenue des livres, le dessin et, en un mot, tout ce qui peut être nécessaire à l'éducation d'un artisan.
Bibliothèques publiques.— Les bibliothèques publiques sont, y compris celles des écoles du dimanche, au nombre de 4,318, et contiennent environ 1,400,000 volumes.
Etat général — En 1880-81 le nombre des institutions scolaires de toutes sortes de la province d'Ontario était de 5,245.
Ces institutions étaient fréquentées par 496,855
INSTRUCTION ITBLIQUE (ONTARIO) 169
élèves. Le montant total de leurs dépenses a été de $3,414,267.
La proportion de 1 élève par moins de quatre habitants que l'on trouve à Ontario prouve combien on a à cœur le développement de l'éducation dans cette province.