Suède
La moyenne par mille du transport des voyageurs sur les chemins de fer canadiens est de un centin sept huitièmes (9| centimes,) et celle du transport des marchandises de un centin un huitième (9f centimes) par tonne.
A l'exception d'une garnison d'environ 2,000 hommes entretenus par le gouvernement impérial, à Halifax, il n'y a pas de troupes régulières au Canada. On y entretient cependant des forces volontaires assez considérables, qui, par leur équipement et les exercices auxquels elles sont soumises, sont appelées à remplacer les corps impériaux qui se sont retirés en 1871.
Tout sujet anglais de 18 à 60 ans peut être appelé sous les armes pour la défense du territoire, mais dans ce cas là seulement.
Les hommes qui, n'ayant aucune cause d'ex-
emption reconnue par la loi, sont passibles du service militaire, se divisent en quatre classes :
1° — Les hommes non mariés ou veufs sans enfants, de 18 à 30 ans ;
2°— Les hommes mariés ou veufs sans enfants, de 30 à 45 ans ;
3° — Les hommes mariés ou veufs avec enfants, de 18 à 45 ans ;
4° — Tous les hommes de 45 à 60 ans.
La milice se divise en deux catégories :
1° — La milice active, qui est de fait l'armée du Canada, se composant des corps réguliers affectés au service des places, de la milice maritime et des compagnies volontaires, donnant collectivement un contingent de 35,000 à 40,000 hommes, officiers et soldats, et se divisant ainsi, le 31 décembre 1881 : cavalerie, 1944— artillerie de campagne, 1440 — artillerie de place 2,431 — ingénieurs militaires, 224— infanterie 31,043— Batteries A et B,
2° — La réserve, qui comprend tous ceux qui ne font pas partie du service actif, dont l'effectif atteint environ 650,000 hommes.
Le commandant en chef de la milice canadienne est un général de l'armée anglaise assisté d'un état-major permanent canadien.
' Le pays est divisé pour les fins militaires en 12
districts militaires, administrés chacun par un sous-adjudant-général qui en a le commandement. Voici comment ces divisions militaires sont réparties dans chacune des provinces : Ontario, 4 ; Québec, 3 ; Nouvelle-Ecosse, 1 ; Nouveau-Brunswick, 1 ; Manitoba, 1 ; lie du Prince-Edouard 1 ; Colombie Britannique, 1.
Il y a deux corps d'artillerie de place, l'un à Québec et l'autre à Kingston ; à chacun de ceuxci est attachée une école d'artillerie. Le commandant de chacune de ces écoles a la direction régimentaire des corps d'artillerie de la province.
Un collège militaire royal pour l'éducation militaire des officiers, dont les cours sont de quatre ans, est établi, depuis 1876 à Kingston. Quatre commissions dans l'armée régulière anglaise sont mises au concours parmi les élèves sortant de cette institution.