‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 66 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

En Europe, on se fait généralement une :dée aussi fausse que peu avantageuse du Canada.

Pour beaucoup de personnes, cette importante colonie n’est qu’un pays perdu, couvert de forêts inextricables et de savanes marécageuses, enseveli, pendant sept ou huit mois de l’année, sous une épaisse couche de neige, où on gèle en hiver, où on grille en été, où le colon doit toujours être sur le qui-vive pour défendre sa vie et sa propriété contre les attaques incessantes de tribus sauvages, complètement incivilisées et à moitié anthropophages.

On ignore l’incomparable fertilité de son sol, la salubrité incontestable de son climal, l’accroissement relativement prodigieux de sa population ; en un mot, tout ce qui constitue les nombreuses

et inépuisables ressources que renferme cet immense territoire.

Le Canada, dont la superficie est évaluée à 3,372,290 milles carrés, (5,426,014 kilomètres) est borné : au nord par le territoire de la baie d'Hudson, au 02e degré de latitude * ; à l’est par l’océan Atlantique ; à l’ouest par l'océan Pacifique; au sud par la froniière nord des Etats-Unis. |

Si l’on considère que la superficie de l'Europe ne dépasse pas 3,339,073 milles carrés (5,372.568 kilomètres), on se rend facilement compte de l’importance de ce pays peu peuplé encore, en raison de limmensité de sa surface territoriale, dont plusieurs centaines de millions d’acres, d’un sol exceptionnellcment f:rile, sont encore inexploitées,

Le Canada se compose de sept provinces unies entre eiles par un lien fédératif,

Ce sont :

La province d'Ontario (ancien Haut-Canada) qui contenait, lors du recensement, sur 107,780 milles (173,418 kilomètres) carrés, une population de 1,420,850 âmes, en majorité de race anglo-saxonne;

La province de Québec (Bas-Canada), qui ne comptait, à la même époque, que 1,191,756 habitants, en grande partie d’origine française, sur 193,355 milles carrés (311,108 kilomètres),

Ces deux provinces formaient, à elles seules,

# Tou* dernièrement (1880), le gouvernement impérial a décrété l’annexion au Canada de tous les territoires de l'Amérique du Nord,

a excepté, qui ne fesaient pas partie de la confédéraon.

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[m- Li le Canada avant 1867 ; mais l’Acte de l'Amérique

Britannique du Nord, proclamé le premier juillet > à de la même année, leur a annexé le Nonveauest Brunswick et la Nouvelle-Ecosse. Puis la proad- vince de Manitoba, en 1870, celle de la Colombie an Anglaise en 1871, et l'Ile du Prince-Edouard. en

au ‘à 1873, entrèrent successivement dans la co1fidédi ration canadienne. La population de ces cinq

pe … dernières provinces n’était, en 1871, que de 821,378 568 … âmes et leur superficie territoriale de 321,155 m- L milles carrés (516,738 kilomètres). On peut estibt mer qu’en 1879 la population de la Confédération nt de devait avoir atteint le chiffre de 4,100,000 d’âmes ex- … environ.

vue ï Le territoire du Nord-Ouest plus considérable, 1Es s| à lui seul, que toutes les autres provinces du ï Canada réunies, puisqu'il contient 2,650,000

milles carrés (4,263,850 kilomètres), a été acheté

qui par le gouvernement canadien à la compagnie de les la Baie d'Hudson en 1870. On évaluait le nombre de de ses habitants à environ 85,000, vivant, pour ê la plupart, à l’état sauvage. De cet immense ter. dd ritoire a été détaché Keewatin, contenant 500,000 bi- milles (804,500 kilomètres) carrés, dont la populaes tion ne dépasse pas 10,000 âmes.

es, À l'encontre du Bas-Canada où l'élément franes LA çais et catholique domine, les autres provinces rd, n sont, en grande majorité, anglaises et protestantes ;

ra ‘4 ceux qui y professent le catholicisme et des-

cendent de la race française n’y comptent que pour un quart au plus.

On exagère beaucoup, ordinairement, l’âpreté du climat canadien. Au Canada les hivers sont rigoureux, c’est vrai, et la neige y couvre le sol pendant près de cinq mois de l’année. Mais, en revanche, ces froids secs et vivifiants, que l’on envisage avec tant d'horreur, donnent la force et l'énergie aux populations qui lPhabitent ; cette neige elle-même, si redoutable en apparence, tout en étant le préservaiif le plus efficace des plantes qu’elle garantit contre la gelée, procure aussi, aux habitants des villes et des campagnes, un mode de locomotion des plus rapides et des moins coûtenx. Les étés sont habituellement chauds, c’est incontestable, mais l’atmosphère n'y est jamais lourde et suffocante comme dans les régions de l'Amérique méridionale ou dans certaines contrées du sud de l’Earope, et cette température provoque et soutient une des végétations les plus luxuriantes qu'il y ait au monde.

Si chacun sait qu’à Saint-Petersbourg la température moyenne des trois mois d'hiver est de dix degrés centigrades, beaucoup de personnes ignorent qu’elle ne dépasse jamais huit degrés à Montréal. D’après des rapports météréologiques d’une autorité incontestable, dans cette dernière ville, la moyenne de janvier, le moisle plus rigoureux de l’année, varie entre neuf et dix degrés ceniigrades. Ces mêmes rapports constatent que

la moyenne de juillet, le mois le plus chaud au Canada, varie entre vingt et vingt-deux degrés.

Jamais cependant, ni cette grande chaleur, ni ce froid tant redouté, ne deviennent assez intolérables pour empêcher le cultivateur canadien de vaquer aux travaux d'exploitation de sa ferme,

Les variations considérables que l’on remarque entre les grands froids de l'hiver et les jours les plus chauds de l'été, sont loin d’être aussi préjudiciables à la sauté dès habitants qu’on pourrait se l’imaginer au premier abord. Des statistiques sérieuses ont démontré que, toutes proportions gardées, le chiffre des décès y est plus de moitié moins élevé qu’en France et en Angleterre.

La meilleure preuve à donner de la salubrité du climat, c’est la vitalité tout exceptionnelle de la population du Canada, en général, et le développement vraiment prodigieux de la race française, en particulier. En 1763, le Haut et le Bas-Canada qui comptaient 70,000 âmes, tout au plus possédaient, lors du recensement de 1870, 2,812,367 habitants dont 1,005,200 d’origine française,. Si nous ajoutons à ce dernier nombre environ 500,000 Canadiens-Français disséminés dans les autres provinces de la Confédération et aux Etats-Unis, nous en arrivons à constater que, dans l’espace de cent sept ans, ce petit groupe de Français s’est multiplié près de vingt-deux fois par sa simple force d'expansion et sans le secours de l'émigration étrangère.

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On doit conclure de ces observations, et cela en dépit de toutes les opinions scientifiques émises pour expliquer le peu d'augmentation relative de la population en France, que la race française possède des qualités tout aussi colonisatrices, à ce point de vue, qu'aucune autre au monde. Gtte progression rapide de la population, au Canada, est due un peu, sans doute, à la salubrité du climat et beaucoup, probablement, à la moralité des habitants. Quoi qu'il en soit, si l’accroissement qui s’est manifesté jusqu'ici continue à se maintenir, il y aura, avant la fin du siècle prochain, plus de Français qu’en France même dans les colonies anglaises de l'Amérique du Nord.

Chacune des provinces du Canada possède d’innombrables ressources, pour la plupart inexploitées encore.

Les forêts séculaires qui couvrent une partie considérable de son territoire offrent une variété infinie de bois. fort appréciés, pour la construction et l’ébénisterie. Des centaines de rivières, au cours rapide, peuvent faire mouvoir des milliers d'usines alimentées parles produits naturels du pays; ses chemins de fer, ses canaux, ses lacs, grands comme des mers, son fleuve Saint-Laurent qui, à plus de cent soixante lieues de son embouchure, devant Montréal, a encore une largeur d'au moins deux milles et demie, et une profondeur suffisante pour permettre aux steamers du plus fort ionnage d'y manœuvrer à l'aise, sont au-

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APERÇU GÉNÉRAL 11 tant d'avantages sérieux offerts au développement du commerce et de l’industrie.

Enfin, mettant en ligne de compte un grand nombre de manufactures et d'usines de toutes sortes, une immense quantité de produits minéralogiques enfouis dans le soi, on se fera une idée des richesses inconnues que renferme ce pays inévitablement destiné à jouer, un jour ou l’autre, un rôle important, sinon brillant, parmi les peuples du nouveau monde.

Au point de vue administratif et religieux, le Canada jouit de la liberté la plus étendue. La suzeraineté de l'Angleterre sur cette colonie est toute connnercialé. Les possessions britanniques de l'Amérique du Nord sont un débouché avantageux pour les nombreux articles d'exportation qui sortent des docks de la Grande-Bretagne et inondent leurs marchés, à l'exclusion de presque tous autres produits européens ; c’est tout ce que la métropole leur a demandé jusqu'ici.

La constitution qui régit la Confédération ca. nadienne, tout en étant monarchique parlemen. taire, a beaucoup d’anälogie avec celle des Etats-Unis d'Amérique. Comme dans la grande république américaine, il y a une administration fédérale et des gouvernements provinciaux.

Le gouvernement fédéral siége à Ottawa, capitale du Canada,

Il est administré par :

Un Gouverneur-Général, fonctionnaire du gou-

vernement métropolitain, chargé d'y représenter les intérêts de la couronne britannique, avisé par un conseil composé de treize ministres qui ont la direction des départements qui suivent :

10 Département de la Justice et du Procureur- Général, y compris l'Administration des pénitenciers ;

20 Département des Travaux Publics, comprenant les canaux, les chemins de fer et les édifices publics ;

30 Département de l'Intérieur, comprenant :

a. L'administration des indiens ;

b. Les terres de la Confédération ;

c. Le service géologique ;

& Département du Secrétaire d’État comprenant :

a. La correspondance officielle avec le Gouverneur-Général et les Lieutenants-Gouverneurs des provinces ;

b. L’impression et la publication de la Gazette Officielle ;

c. L'enregistrement de tous les documents publics ;

d. La papeterie du Gouvernement et le bureau de l’Imprimeur de la reine;

€. La police à cheval ;

50 Le Département de la Marine et des Pêcheries comprenant : la construction et l'entretien des phares, la police des rivières, les garde-côtes, la quarantaine, la protection des pécheries et la pisciculture ;

60 Le Département de la Miliceet de ia Défense,

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comprenant : la milice, les fortifications et les écoles militaires ;

7 Le Département des Finances, comprenant :

le Trésor, les Caisses d'épargne du gouvernement ;

80 Le Département des Douanes ;

90 Le Département du Revenu Intérieur, com:prenant : la perception des droits d’accise, les péages des canaux et des glissoirs pour les bois de construction, le paiement des fermages des bacs, et les honoraires pour la coupe des bois de construction (terres de la Puissance), et la mise en exécution des actes ayant trait à l'inspection des denrées alimentaires, du gaz, des poids et mesures, etc., etc. ;

100 Le Département des Postes, comprenant les caisses d'épargne des postes ;

{lo Le Département de l'Agriculture et des Arts, comprenant : le bureau des Brevets, le bureau des Recensements et Statistiques, et aussi l'Immigration ;

Un sénat comnosé de soixante-dix-sept membres nommés à vie par le Gouverneur en conseil ; *

Enfin, une Chambre des Communes, où siégent deux cent six députés élus, tous les cinq ans, au

* Les sénateurs doivent être âgés d'au moins trente ans et poss der une qualification foncière de $4,080 dans la province pour laquelle ils ont été nommés. Le sénat se compose ainsi : Ontario, 24 ; Québec, 24 ; Nouvelle-Ecosse, 10 ; Nouveau-Brunswick, 19 ; Manitoba, 2 ; Colombie Britannique, 3 ; Ile du Prince Edouard, 4.

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scrutin secret, par les habitants des différentes provinces de la Confédération, qui y sont représentées proportionellement à l'importance numérique de la population de chacune d'elles, *

Dans les deux Chambres, la discussion peut avoir lieu, indifféremment, en français ou en anglais, et tous les documents officiels doivent être forcément publiés dans les deux langues.

Par “ l’Acte d'Union,” le gouvernement fédéral exerce son contrôle sur toutes les matières qui ne sont pas spécialement dévolues aux provinces, Il a le pouvoir de faire des lois pour la tranquillité et l'administration du pays. Il règle les questions suivantes :

1o La dette et la propriété publiques ; 20 L'industrie et le commerce ;

30 Les contributions indirectes ;

4o Les emprunts sur le crédit public; 5o Le service postal ;

6o Les recensements et statistiques ; 70 La milice et la défense ;

8 La solde des officiers civils et autres ; 9o Le service des phares ; 100 La navigation ; 110 La quarantaine ;

* La Province de Québec sert de base avec 65 députés. La législature pour les autres provinces se divise comme suit : Ontario, 92; Québec, 65 ; Nouvelle-Ecosse, 18 ; Nouveau-Brunswick, 14; Ile du Prince Edouard, 6 ; Manitoba, 5 ; Colombie Britannique, 6.

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léral ai ne nces., illité tions

is. La t: Qniswick, Britan-

120 Les pêcheries ;

13° Le numéraire et les opérations de banque ;

14 La monnaie légale et le monnayage ;

150 Les poids et mesures ;

169 Les banqueroutes et les faillites ;

17% Les inventions et les découvertes ;

18° Les naturalisations ;

19° Le mariage et .& divorce ;

20° Les pénitenciers ;

21° Les lois criminelles, excepté la constitution des cours de juridiction criminelle et ne comprenant que la procédure en matière criminelle.

Chacune des provinces possède, en outre, un gouvernement particulier dont la constitution est, à peu de chose près, analogue à celle de la législature fédérale et exerce les mêmes pouvoirs sur toutes les questions ayant trait aux intérêts locaux.

Ces administrations se composent :

D'un Lieutenant-Goùverneur, d’un Conseil Législatif dont les membres sont nommés à vie, comme ceux du Sénat, et d’une Assemblée Légis. lative éligible tous les quatre ans.

Ontario, Manitoba et la Colombie différent des autres provinces en ce qu’elles n’ont pas de Conseil Législatif. Ces législatures provinciales sont complètement indépendantes du parlement fédéral pour tout ce qui concerne la législation civile, et ont aussi l'administration exclusive et sans contrôle de toutes les propriétés

du domaine public contenues dans les limites qui leur appartenaient avant la Confédération. Elles nomment aussi les magistrats nécessaires pour l’administration de la justice, excepté les juges.

Elles régissent :

40 L'éducation ;

20 Les asiles, les hôpitaux et les institutions de charité ;

30 Les prisons et les maisons de correction ;

40 Les institutions municipales ;

5o Les magasins, les hôtels et autres lieux autorisés ;

6o Les travaux locaux ;

70 Les mariages ;

80 La propriété et les droits civils ;

9 L'administration de la justice, autant que le comportent la constitution, la conservation et l’organisation des cours provinciales de juridictions civile et criminelle, et les pouvoirs des magistrats et des justices de paix.

L'émigration et l'immigration sont soumises à la législation fédérale et à la législation locale simultanément; mais sur ce point les règlements locaux ne doivent pas se mettre en conflit avec les lois fédérales.

Le droit de veto que le Gouverneur-Général et les Lieutenants-Gouverneurs ont le droit d’exercer, au besoin, au nom du Souverain, est la seule mesure répressive que l'autorité métropolitaine se

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de

soit réservée sur ses colonies de l’Amérique du Nord. Bien rarement, les représentants de la couronne britannique se croient dans le cas d’user d’un privilége que leurs pouvoirs leur confèrent.

La propriété foncière n’est soumise à aucune taxe directe et les impôts perçus sur les marchandises importées et sur différents produits manufacturés dans le pays, ont suffi jusqu'ici aux frais généraux de l’adininistration.

Pour être électeur, il faut, en outre de la possession intégrale de ses droits civils, être pourvu d’une certaine qualification pécuniaire qui varie selon l'importance du mandat à conférer. *

Une des clauses de l’acte de cession de la Nouvelle-France à l’Argleterre assure aux habitants

* Pour être électeur il faut, dans les provinces d’Ontario et de Québec, être principal locataire ou tenancier de propriétés valant : à la ville $300.00, et dans les campagnes $200.00, ou d’un revenu de $30.00 à la ville et de $20.00 dans les campagnes.

A la Nouvelle-Ecvosse l’électeur doit posséder pour $150.00 de propriétés foncières ou $40.00 de propriétés mobilières ; et au Nouveau-Brunswick des propriétés foncières pour $100.00, des valeurs mobilières de $400.00 ou un revenu annuel de $40.00.

Dans l'Ile du Prince-Edouard, tout propriétaire ou locataire de propriétés foncières évaluées à $100.00, après 12 mois de résidence est électeur dans 1e district où il doit donner son vote.

A Manitoba, est électeur tout sujet anglais mâle après 3 mois de résidence dans son district électoral, s’il possède une propriété roncière de $100.00 ou s’il est locataire de bien fonds de la valeur de $200.00 ou payant $20.00 de rente.

Dans la Colombie Anglaise, l’élesteur est seulement tenu d’être sujet anglais et d’avoir résidé 12 mois dans son district électoral.

du pays la libre pratique de la religion catholique et l'exercice des lois civiles alors en usage dans la colonie, Le clergé catholique est respecté de toutes les sectes religieuses et jouit d’une influence considérable parmi les habitants d’origine française.

C’est sur l'interprétation des Coutumes de Paris que les tribunaux appuyèrent toujours la jurisprudence civile du Canada français, jusqu’en 1866» A cette époque, les lois en vigueur dans le Bas- Canada, après avoir été soigneusement condensées par un comité composé de savants légistes, furent publiées sous le titre de Code civil du Bas- Canada. Ce code renferme, à peu de chose près, les dispositions du Code civil français. Devant toutes les cours de justice de la province de Québec, l’avocat comme le plaideur, d’origine française ou anglaise, peuvent faire valoir leur prétentions dans leur langue maternelle. Toutes les autres provinces sont soumises à la jurisprudence civile anglaise.

L’instruction primaire est obligatoire au Canada, en ce sens que chaque père de famille est tenu de payer une certaine contribution annuelle affectée au soutien des écoles de son canton, pour chacun de ses enfants âgés de sept à quatorze ans, qu'ils y assistent ou non,

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Paris juris- 1866»

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