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PRODUITS MINÉRALOGIQUES

Les productions minérales du Canada, bien que cette source de richesse ne soit pas exploitée comme elle pourrait l'être, méritent aussi d’être mentionnées. Dans la province d’Ontario on trouve en assez grande abondance, particulièrement dans l'espace compris entre la baie Georgienne et la rivière Ottawa, du fer, du cuivre, du plomb, de l’'antimoine, du manganèse, du phosphate, du plâtre et une certaine variété de marbre que des géologues n’ont pas craint de comparer à celui

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de Carrare. Les mines de cuivre du lac Huron produisent d’excellent minerai et on exploite, aux environs de la baie du Tonnerre, des gisements d'argent assez riches pour rémunérer amplement le travail des mineurs. Dans l’ouest, trois cents sources jaillissantes et inépuisables d'huile de pétrole en fournissent des milliers de barils par jour. Des salines livrent aussi au commerce un sel d’une pureté remarquable dont un spécimen a obtenu une médaille d’or à l'exposition universelle de Paris, en 1867.

Quoique moins bien partagée, sous ce rapport, que sa voisine, la province de Québec possède néanmoins un assez grand nombre de mines de fer et de cuivre et de magnifiques carrières d’ardoise et de pierres granitiques. Il s’y trouve quelques gisements argentifères, et l’on prétend que les mines d’or de la Beauce seront avant longtemps une source de grande richesse pour le pays.

Le Nouveau-Brunswick produit de la houille, du fer, du cuivre, de l’antimoine et du manganèse.

La Nouvelle-Ecosse est celle de toutes les provinces de la confédération canadienne qui retire le plus de profits de l'exploitation de ses mines. Outre quelques gisements aurifères, argentifères et des mines de cuivre, de plomb, de soufre et de mercure de plus on moins grande importance, on y trouve du fer d'une qualité supérieure qui vaut celui de provenance anglaise, et on y ex-

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ploite des houillières dont les produits rivalisent avantageusement avec ceux d'aucun autre pays du monde.

Voisin des Etats-Unis dont il a toujours eu à craindre la concurrence redoutable, le Canada ne peut encore être classé parmi les pays industriels. Cependant la facilité avec laquelle on peut s’y procurer la matière première, qu'elle soit produite ou non par le pays, unie aux nombreux cours d’eau qui le sillonnent et peuvent être employés comme force motrice, forme une réunion d'avantages tellement incontestables, qu’il est fa. cile de lui prédire, à première vue, un grand avenir industriel.

Déjà, sont en pleine activité un assez grand nombre de fabriques de tissus de laine et de coton, des manufactures de chaussures, de meubles, de clous, etc., donnant, pour la plupart, d'assez beaux bénéfices aux compagnies ou aux individus qui les exploitent, des papeteries qui, au nombre de trente, produisent collectivement cinquantedeux tonnes par jour de papier de différentes qualités.

On s'attend aussi à ce que, grâce à la subvention offerte par le gouvernement de Québec, l'industrie du sucre de betteraves deviendra avant

peu une source de richesses agricoles et commerciales pour cette province.

En sus des produits provenant de fabriques ou de manufactures plus ou moins considérables, il faut tenir compte de ceux fournis par une foule de petites industries indigènes, telles que le tissage des étoffes de laine et de lin auxquelles la femme du cultivateur canadien travaille à domicile, et dont une bonne partie est affectée à l’usage de la famille ; la fabrication des chapeaux de paille, tressés pendant les longues veillées d'hiver et exportés par milliers vers le sud des Etats-Unis ; le sucre, provenant de la sève de l’érable,qui ne coûte rien à celui qui le fabrique lui-même ; enfin, une foule d’autres productions plus ou moins rémunératrices, que le cultivateur industrieux sait toujours ajouter aux produits naturels de sa ferme.

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