‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 37 sur 66 · AS · texte numérisé non relu

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Académies, —Les académies se divisent en académies mixtes, académies de garçons et académies de filles.

On compte:

29 académies mixtes fréquentées par 954 gar-

çons et 993 filles;

47 académies de garçons avec 9,698.élèves ;

128 académies de filles dont la plupart sont dirigées par des religieuses et qui ont 16,832 élèves.

Les académies mixtes et les académies de garçons comptent collectivement 184 professeurs, savoir: 79 instituteurs ecclésiastiques et religieux et 57 laïques, et 40 institutrices laïques et 8 r2ligieuses.

Les académies de filles sont dirigées par 638 religieuses, 27 institutrices laïques et un professeur.

Parmi ces institutions nous devons citer comme venant en première ligne l’Académie commerciale du Plateau, à Montréal, connue aussi sous le nom d’Ecole polytechinique, dont le Surintendant de l'instruction publique a cru devoir faire une mention spéciale dans le discours dont nous avons déjà reproduit quelques extraits.

La construction de cette maison d'éducation à laquelle est attachée une école des Sc'ences appliquées aux arts a coûté 884.279, Elle est sous l'habile direction de M. E. U. Archambault, qui a représenté avec tant d'intelligence le départe-

ment de Pinstruction publique de la province de Québec à la dernière Exposition universelle de Paris, et de 14 professeurs. En 1879 elle comptait 280 élèves. Cette maison et plusieurs autres bâties depuis quelque temps par les commissaires d'écoles catholiques de Montréal, sont d’élégantes et riches constructions qui dénotent autant de bon goût que de zèle pour la cause de l'instruction publique, de la part de ceux qui la dirigent dans cette grande cité.

Ecoles spéciales.—Les écoles spéciales comprennent :

Deux écoles des sciences appliquées aux arts; l’une dépendant de l’Académie commerciale du Plateau, et l’antre de l’Université McGill, ayant à elles deux 88 élèves ;

Douze écoies des arts et manufactures, sous le contrôle du Conseil des arts et manufactures, comptant 1,352 élèves ;

Un institut des aveugles, fondé par le révérend M. Rousselot, curé de Notre-Dame de Montréal, et placé sous les soins des Sœurs de Charité, avec 54 élèves;

Deux instituts de Sourds-muets établis à Montréal : l’un pour les garçons et l’autre pour les filles ; le premier dirigé par les Frères de St. Viateur, et le second par les Sœurs de la Providence, Ils comptent 274 élèves ;

Un institut de Sourds muets protestants établis par M. McKay, à Montréal, comptant au moins 15 élèves, |

ablis 18 15

Ecoles primaires.—-Les écoles primaires se divisent en deux sections : les écoles primaires supérieures et les écoles élémentaires.

La première section comprend les écoles modèles de garçons et de filles, et les écoles modèles dissidentes et indépendantes ; et la seconde les écoles élémentaires sous contrôle des commissaires, dissidentes et indépendantes.

Les écoles primaires supérieures sont au nombre de 365 et sont dirigées par 900 instituteurs ou institutrices, savoir : 220 professeurs ou instituteurs dont 100 sont ecclésiastiques ou appartiennent à différents ordres religieux, et 120 sont laïques, et par 680 institutrices dont 460 religieuses et 220 laïques.

Quant aux élèves, au nombre de 34,730 qui fréquentent ces différentes écoles, ils se répartissent comme suit, dans chacune d'elles :

Total de tr “| Gar- | piles, | des écoles sh: ves.

Ecoles modèles de garçons..| 75 | 6,422 |...... 6,422 “6 ‘6 filles. 1 M APERERS 3,258| 3,253 LL «6 mixtes..| 151 | 5,652 | 5,920! 11,572 Ecoles modèles dissidentes catholiques .-......... N'est 286| 286 Ecoles inodèles dianidoutes protestantes. .......... | 12 | 392 283| 680

» modèles indépeudantes| 83 | 4,665 | 7,847 12,512

La plupart de ces écoles reçoivent une allocation sur le fonds de l’éducatiorr supérieure.

Les écoles élémentaires sorft au nambre de 4,159 fréquentées par 167,964 élèves dont la division se fait comme ci-dessous :

Nombre G | Total des AT- | Filles. | dee écoles. | $0n8- éièves.

Ecoles sous contrôle des cominissaires ..,-.. 3,836] 77,690,75,5121153162 ‘ dissidentes catholiques 60! 1,292! 1,083) 2,375 «6 ‘ protestautes| 110] 1,605! 1,357| 2,962

LS

‘ indépendantes .....| 153] 4,425] 5,040] 9,465 4,159) 84,972] 82,992 /167964

Instituteurs.—Les personnes des deux sexes qui, dans la province de Québec, se vouerit à l'enseignement sont au nombre de 6.917, mais les instituteurs et les institutrices propremenÿ dits ne comptent que pour 5,994, savoir ; 1,004 instituteurs. et 4930 institutrices,

Parmi les instituteurs, 486 appartiennent à des ordres religieux, et parmi les laïques 541 ont des diplômes de differents dégrés et 37 n’en ont pas.

Il y a 959, institutrices religieuses 3,769 laïques diplomées et 202 non diplomées.

La répartition s’en fait comme suit dans les villes et les campagnes :

sexes ert à is les its ne iteurs.

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aiques

S villes

VILLES. CAMPAGNHS.

Instituteurs. | Institutrices. !| In:tituteurs, | Institutrices. Relig. | Laïq. |Relig. | Laïq. ||Relig. | Laïq. |Relig.”! Laïq. 246 173 | 333 | 278 || 240 405 | 426 | 3,693

Le corps enseignant est peu rémunéré dans la province de Québec; aussi trouvons-nous que sur les 645 instituteurs de la campagne 332 ont un salaire de moins de deux cents piastres par an et que sur les 4,119 institutrices 1,999 n’en ont pas cent ; 152 seulement reçoivent plus de deux cents piastres.

Quoique dans les villes les traitements des instituteurs et des institutrices soient nécessairement un peu plus élevés, nous ne croyons pas qu’ils soient suffisants, en règle générale, pour reconnaître les services que rend à la société ce groupe de personnes dév.'ées dont le Surintendant parlait dans les termes suivants, dans le discours que nous avons déjà eu plusieurs fois occasion de citer :

“Je ne pourrais terminer le court résumé que je viens de faire de notre système scolaire, —disait:il, —sans appeler votre attention sur celui qui en est la cheville ouvrière : l’instituteur dont le rôle effacé n’est pas toujours, tant sans faut, apprécié à sa juste valeur. On tient généralement peu compte de la somme considérable de dévouement que doivent posséder les instituteurs et les institutrices qui se consacrent à l'instruction de nos enfants. On oublie trop souvent que les per-

sounes qui se livrent à l’enseignement exercent une sorte de sacerdoce et ne font pas un métier. On ne se rappelle pas assez que leurs fonctions sont tout intellectuelles et morales, et qu’elles sont responsables visà-vis de la société des enfants qui leur sont confiés et dont elles peuvent si facilement fausser le cœur et le caractère, si elles ne possèdent pas la vocation de l’apostolat auquel elles se sont vouées. Gar, si instruction fait des savants, l'éducation morale et chrétienne seule fait de bons citoyens. Et que donne-t-on à linstituteur en échange de tant de dévouement, du sacrifice des plus belles années de sa jeunesse, et souvent de sa vie entière? Rien ou à peu près rien. Le plus souvent une vieillesse nécessiteuse attend ceux qui se sont dévoués à l’accomplissement de leurs devoirs difficiles.”

Depuis que ces paroles ont été prononcées, outre que des personnes dévouées à la cause de l'éducation s'occupent de faire établir un minimum de traitement pour les instituteurs et les institutrices, la législature de Québec à voté pendant la session de 1880 une loi de pension de retraite pour les instituteurs *, qui devra avoir pour effet d'améliorer le sort de la classe enseignante et mettra ses membres à l'abri de la misère pour leurs vieux jours.

% Moyennant deux pour cent payés sur le montant de 80 1 traitement annuel, tout instituteur ou institutrice aura droit à une pension de retraite,

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Etat gsnéral do l'instruction Publique.—Le tableau suivant donne pour l’année scolaire 1878-79 le chiffre exact des maisons d'éducation ou écoles, des professeurs, instituteurs ou institutrices qui les dirigent et des élèves qui les fréquentent de chacune des grandes divisions qui constituent le système scolaire de la province de Québec :

No. INSTITUTIONS, Ecoles. Etre Elèves, 1 | Universités... 3 87 807 2 | Ecoles secondaires. .........| 244 | 1,343 |36,787 3 | Ecoles normales. ........... 3 51 327 4 | Ecoles spéciales............| 17 80 | 1,768 5 | Ecoles prinaires............|4,524 5,353 [202694

En admettant que la population de la province de Québec soit actuellement de 1,256,000 âmes, chiffre quenous avons établi en tenant compte pour les dix dernières années de la progression qui s’est effectuée pendant les dix années qui ont précédé le recensement de 1870, nous trouvons un élève par 5.5 habitants, environ.

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