ONTARIO
Dispositions générales. Bien que dans la province d'Ontario des écoles de grammaire aient été établies dans huit distriéts, dès l’année 1807, la première loi de l'instruction publique n’y date que de 1816, et la nomination d’un surintendant ainsi que l’organisation d’un système scolaire, de 1844. | L’instruction publique est gratuite et obligatoire. De sept à douze ans les enfants sont tenus d’aller à l’école au moins pendant quatre mois de l’année. Dansle cas contraire, les parents ou tuteurs sont passibles d’une amende de $5.00 qui est portée jusqu’à $10.00 en eas de récidive. Cependant les enfants ne sont pas obligés de fréquenter une école d’une dénominationreligieuse autre que celle à laquelle ils appartiennent,
Système scolalire.—Le système scolaire d'Ontario a subi d'importants changements en 1876 :
L'Instruction publique, qui était avant cette époque sous la direction d’un surintendant et d’un conseil, est actuellement sous le contrôle exclusif d'un comité du conseil exécutif présidé par le Ministre de l'Instruction publique.
Ainsi constitué, le département de l’'Instruction publique administre les maisons d'éducation supérieure, les écoles normales et leurs écoles modèles annexes et les écoles primaires.
High Schools et institits classiques.—Il doit y avoir au moins un High School dans chaque comté ou union de comtés. On y enseigne la
Fe physique la chimie, l’histoire natirelle, et les JT, la mathématiques. L'étude du latin, du grec, du data français et de l'allemand est facultative. dant | Dans les instituts classiques, l’enseignement du e, de latin et du grec est obligatoire.
| Voici quel était l’état de ces institutions pour toire. l’année scolaire 1878-79 :
Îler à Nombre des institutions .................. 104 Es Nombre des professeurs... 298 ces NOMDre des ÉLÈVE sus sresnsonessosees 10,574 HER Montant payé pour traitement des profesnt les SOUL Br sscssissodesssbssssséesse secs capooedes D22D, OLD te Montant affecté aux dépenses des insti-
LUTIONG sers orne ssnenenneseres 96,010
Écoles normales et écoles modèles annexes.— Il y a deux écoles normales : celle de Toronto
ouverte en 1847 et celle d'Ottawa de fondation toute récente (1876), A chacune d'elles sont attachées deux écoles modèles annexes, l’une pour les garçons et l’autre pour les filles,
Le cours est d’une année partagée en deux termes, l’un du 8 janvier au 15 juin, et l’autre du 8 août au 22 décembre.
Le programme des études se compose, en outre des matières enseignées dans les écoles élémentaires, de la pédagogie, des lois scolaires, de la géographie, des histoires ancienne, moderne et du Canada, de la physique, de la chimie, de l’his. toire naturelle, des mathématiques, de la littéra. ture anglaise, du dessin et de la musique vocale,
A la fin de l’année 1878-79 l’école normale de Toronto avait déjà fourni 56 termes et celle d'Ottawa 3 seulement.
Voici le nombre des élèves admis dans ces écoles et leurs annexes depuis leur fondation jusqu’à l’année 1878 79 :
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Elèves qui ont suivi les cours pendant l’an-
>S.— née 1878-79, )nto garçons 89 x o s 00000 000000000000 0000000.0..e L da- Toronto M na 50 sont ; jour LE à OT NE T TeUel 139 ni P F garçons 0000000000 00000000000 00000. 41 Ottawa ET 000000000000 0000000000000000006e 24 leux utre Total 000000 on00000000.00.0. 05 s Ecoles primaires.—Les écoles primaires se di. nitro visent : 1° en Ecoles communes, 2 en Ecoles en- séparées. | de la La direction de ces écoles pour chaque district le et est confiée à trois syndics élus par les contri- ‘his. buables. Les Syndics sont nommés pour trois ans, téra- un d’eux sortant de charge tous les ans. ale, Chacune de ces écoles peut être divisée en six le de classes. On y enseigne:
celle Dans la 1re—La lecture, l'épellation, l’arithmétique, la géographie, le dessin et la musique. que, Là S603Tapllie, q sôles Dans la 2e—On commence à étudieg la gram- ART maire et la composition.
qu à I Dans la 3e--La chimie et la botanique.
3.928 Dans la 4—L’histoire générale, la littérature, Li é ° . . .
3 955 l’histoire naturelle et la ph vsiologie. Ù pay 8 483 Dans les 5e et 6e—La physique, l'algèbre, la géo- ' métrie, le mesurage et la tenue des livres. 4 Le tableau suivant donne un état des élèves
qui fréquentaient les 4,990 écoles publiques de la
province d'Ontario et des instituteurs qui y enseignaient dans le cours de l’année scolaire 1878-79,
M 260.400 Filles... 000000000000 0000000000000 vouvooove 228.615
Total... 489.015
A! Instituteurs.........., sers 3.060 LÉ BR EUIPICES ses cecconecessesseseuese … 3.413
Total... 6.473
Parmi ces 6,473 instituteurs 789 professent la religion catholique; sur ce nombre 456 sont em ployés dans les écoles communes, et les 333 autres enseignent dans les écoles séparées.
Ecoles catholiques dissidentes.—Cinq chefs de famille catholiques, propriétaires de biens-fonds et tenant feu et lieu, peuvent réclamer une école séparée et élire trois syndics qui ont les mêmes po: voirs que ceux nommés pour les autres écoles communes. Les dissidents se trouvant tenus de contribuer à l'entretien d’une école séparée sont exempts de toutes autres taxes scolaires.
En 1878-79 les dissidents catholiques romains comptaient :
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Instituteurs. ss soocee o sssooooe 104
Institutrices. ee » sesosooes o oovosoos 229 Traitement des instituteurs et institutrices $70.301 Montant total affecté à ces écoles ......$8127,549.
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sont
nains
inspecteurs d'éco'es.—Pour assurer le bon fonctionnement du système scolaire, il y a trois inspecteurs de lycées et soixante-dix-huit inspecteurs pour les écoleé communes. Les écoles séparées ont des inspecteurs catholiques parmi lesquels on compte un certain nombre d’ecclésiastiques,.
Institutaurs.— Une somme de 82.011.207 a été affectée en 1878-79 au paiement du traitement des instituteurs.
Les chiffres qui suivent donnent la moyenne, le maximum et le minimum des traitements des instituteurs.
Ecoles de Comtés. || Ecoles de Villes. || Ecoles de Cités.
Moy. Max. Min. || Moy. Max. Min. ||Moy. [Max.|Min.
Institu-
ours. || 282! 800! 125! 57711200! 200!| 7301000! 500 Institu- |
is LOL | o7al. |. | as. |.
Moyennant une retenue de #4.00 par an sur leur traitement, les instituteurs et institutrices ont droit à une pension de retraite. Une somme de $41,192.85 à ainsi été répartie en 1878 entre 497 instituteurs et 36 institutrices retirées de l’enseignement. La moyenne de ces pensions est de $100 à $125.
Progrès graduel de l'instruction. —Le tableau suivant indique le progrès qui s’est opéré dans
l'instruction publique depuis la création du département de l'Education, à Ontario.
Années, Aigh-sohoohain- Écoles communes.|| Ecoles catholiques stituts classiques romaines séparées
| No. | Elèves. || No. | Elèves. || No. | Elèves.
PR
Tes La Lip thé . 111,721 65,978].....1....... 1852 | 60 | 2,343 112,992 179,587] 18 |....... 1862 | 91 |4,982 |13,995 | 329,033] 109 | 14,700 1872 |104 |7,968 |4,490 | 433,256) 171 | 21,406
Les dépenses générales des écoles publiques se sont élevées, pour l’année scolaire 1878-79, à la somme de $2,339,347.
Bibliothèques publiques. — Les bibliothèques publiques sont, y compris celles des écoles du dimanche, au nombre de 4,318 et contiennent 1,351,720 volumes. Elles ont coûté en 1878.79 65,183 dont le gouvernement n'a payé que la moitié, le reste ayant été fourni par des contributions locales.
Institutions indépendantes protestantes. — En outre des institutions qui font partie du système scolaire, il y à aussi les maisons d'éducation qui en sont indépendantes.
Il y a treize universités et colléges.
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— En tème n qui
En première ligne se trouve l’Université de
: Toronto dont la charte date de 1827, maïs qui ne
fut de fait ouverte qu’en 1843 et à laquelle se trouvent affiliées la plupart des autres maisons d'éducation supérieure indépendantes dont plusieurs ont des facultés de droit et de médecine et qui sont au nombre de 16, parmi lesquelles on compte : ;
Le ‘‘ Queen's College” de Kingston, qui possède des facultés de théolegie et des arts (presbytérivn),
Le “Trinity College” de Toronto, université anglicane ouverte le 15 janvier 1852.
L'université méthodiste ‘“ Victoria ” à Cobourg.
L'université ‘‘ Albert ” à Belleville.
Le ‘“ Huron College,” London.
Le ‘“ Knox College,” institution théologique presbytérienne.
Ces différentes institutions ont des succursales pour les jeunes filles, entre autres, le “ Bishop Strachan’s School,” à Toronto, qui dépend de Trinity College.
& L’Alexandra College ” de Belleville, qui est un annexe de l’Université Albert.
Le “ Helmuth Ladies Collége,” à London.
Maisons d'éducation indépendantes catholiques.—[l y a aussi les maisons d'éducation catholiques romaines, telles que ie “ Grand Séminaire et le Collège St. Joseph qui a été érigé en Uni-
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versité en 1866, toutes deux dirigées par les Pères Oblats ;
Le collège St. Michel, à Toronto, et le collège ae l’'Assomption, à Sandwich, sous la direction des Frères.de l'Ordre St. Basile.
Les Frères de la Doctrine Chrétienne ont des écoles très fréquentées à Toronto, Kingston, Ottawa et plusieurs autres villes.
Les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame possèdent des établissements florissants dans les diocèses d'Ottawa et de Kingston, et les religieuses de Lorette et de St. Joseph dans ceux de Toronto et d'Hamilton.
Enfin, les Dames du Sacré-Cœur, à London, les Ursulines, à Chatham, et les Sœurs de Jésus-Marie à Windsor, dirigent des pensionnats où l’éducation ne laisse rien à désirer.
Ecoles du dimanche. —Dans cette nomenclature scolaire on ne doit pas oublier Les £coles du dimanche qui sont aux Protestants ce que les catéchismes sont aux Catholiques et qui, au nombre de 3,500 ne comptent pas moins de 197,000 élèves et les “ Jnstituts d’Artisans,” établissements subventionnés par le gouvernement, où dans des cours du soir, on enseigne gratuitement aux ouvriers adultes la grammaire, l’arithmétique, la calligraphie, la tenue des livres, le dessin et, en un mot, tout ce qui peut être nécessaire à l'éducation d’un artisan.
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Etat général. —En 1873-79 le nombre des institutions scolaires de toutes sortes, de la Province d'Ontario était de 5,098.
Ces institutions étaient fréquentées par 500,189
élèves. Le montant total de leurs dépenses a été de $3,520,841.
… La proportion de 1 élève par environ trois habitants et demi que l’on trouve à Ontario prouve combien on a à cœur le développement de l’Education dans cette province.
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