‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 66 · NOUVEAU-BRUNSWICK · texte numérisé non relu

NOUVEAU-BRUNSWICK

Dispositions générales. — Quoique les catholiques comptent pour environ un tiers dans la population du Nouveau-Brunswick, la loi d’éducation de 1872 leur a enlevé le privilège d’avoir des écoles séparées comme dans les autres provinces.

En vertu de cette loi, tout enseignement religieux est aboli dans les écoles soumises au contrôle du gouvernement, par les clauses suivantes :

‘€ Toutes les écoles seront non-confessionnelles € (non-sectarian).” |

Aucuns symboles ou ermblèmes particuliers à aucune société nationale ou à aucune organisation religieuse ne seront montrés ou employés “ dans l’école, soit dans l'installation de l’école ‘ ou dans les leçons qui y seront donnéss, soit sur “ la personne d'aucun instituteur ou élève.”

thos la 'éduvoir pro-

reliconites :

elles

liers ganiloyés école it sur

EE

Afin de suppiéer jusqu’à un certain point au défaut d'enseignement religieux dans les écoles, les instituteurs sont tenus de donner à leurs élèves des leçons de morale et de leur faire des dissertations sur les vertus et les vices.

Néanmoins, depuis la mise en vigueur de la nouvelle loi scolaire, les catholiques font tous leurs efforts pour entretenir des écoles indépen-

dantes.

Système scolaire. — Le département de l’ins-

truction publique se compose d’un surintendant et d’un conseil d'éducation dont font partie le Lieutenant Gouverneur, les membres du Conseil exécutif, le président de “ L'Université du Nouveau-Brunswick,” et le surintendant qui en est le secrétaire.

La distribution des pouvoirs respectifs du Conseil d'éducation et du Surintendant est, à peu de chose près, la même que dans les provinces d'Ontario et de Québec, si ce n’est que l'initiative de ce dernier y est plus limitée.

La province est divisée en districts scolaires qui doivent contenir au moins cinquante enfants en âge de fréquenter l’école.

Les écoles sont sous la direction de syndics élus pour chaque district ; elles sont gratuites et entretenues par une subvention du gouvernementet des cotisations locales perçues, les unes sur tout le comté, et les autres sur le district scolaire seulement,

162 INSTRUCTION PUBLIQUE (NOUVEAU-BRUNSWiCK )

ms

L'année scolaire se partage en deux termes :

le terme d'hiver et le terme d'été ; chacun d'eux représentant un certain nombre de jours d'école déterminés par le Conseil d'éducation.

‘€ Université du Nouveau-Brunsw:ck.”—L'{Université du Nouveau-Brunswick.” établie en 1800 par charte provinciale, sous le nom de Collège du Nouveau-Brunswick,” etplus tard, en 1823, par charte royale, sous le nom de “ King's College,” est la maison de haute éducation la plus importante du Nouveau Brunswick. On y délivre des degrés de maitre-es-arts, de bachelierès-sciences, de bachelier, de docteur.ès loi et de docteur en philosophie. Gette institution, qui est considérée aussi comme école de grammaire du comté d’York, est dirigée par un bureau d’adininistration composé de douze membres.

Ecoles publiques.—Les écoles sous le contrôle du Gouvernement sont les écoles de grammaire, les écoles primaires supérieures et les écoles éiémentaires..

Ecoles de grammaire. —Il y a une école de grarnmaire par comté. Elles sont au nombre de [L4. On y étudie l’histoire universelle, l’histoire du Canada et l'histoire d'Angleterre, la composition anglaise, le latin, le grec, le français, l'algèbre, la géométrie, la chimie, le dessin industriel etc.

Il y avait 742 élèves pendant le terme d’été 1578 et 786 pendant le terme d'hiver 1879.

Page 1