‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 11 sur 25 · NAVIGATION · texte numérisé non relu

NAVIGATION

Avec un littoral d'au moins 6,000 kilomètres de longueur, un fleuve comme la Saint- Laurent, les ports spacieux et sûrs que la nature a creusés sur ses côtes, et les plus beaux bois de construction du monde entier, il était naturel que le Canada devînt une grande puissance maritime. -

Cependant beaucoup de personnes ignorent

COMMERCE ET NAVIGATION

le rang que ce pays, encore peu connu, a le droit de prendre parmi les marines marchandes des autres nations, quoique des statistiques inattaquables établissent qu'il y vient en quatrième ordre.

D'après le rapport officiel de la Marine et des Pêcheries publié, en 1874, par le gouvernement du Canada, le nombre des navires de commerce de ce pays est de 6,930, portant collectivement 1,158,507 tonneaux.

En faisant le relevé des marines les plus importantes des deux continents, nous avons établi, pour la même année, les chiffres suivants pour chacune d'elles :

Navires Tonnage Tonnage moyeu

Angleterre .... 20.872 5.865.000 280

États-Unis .... 31.923 4.595.883 144

Suède et Norwége. 11.347 1.535.202 135

Canada ..... 6.930 1.158.567 166

France 15.574 1.068.031 69

Italie :29.556 1.056.513 36

Allemagne. . . . 4.495 1.033.425 229

Afin qu'on ne soit pas tenté de supposer que le Canada usurpe le rang que nous lui avons assigné, en faisant entrer les nombreuses petites barques qui font le service de ses pêcheries, dans les cadres de sa marine, pour les enfler, nous avons cru devoir placer en regard des effectifs maritimes des nations qui

figurent sur le tableau ci-contre, le tonnage moyen des navires de chacune d'ollos.

En outre, plusieurs lignes do paquebots transatlantiques font un service régulier et exclusif entre le Canada et rAngletene, tant pour le transport des passagers que pour celui des marchandises.

Ajoutons, pour terminer, que 41G bâtiments dont 371 à voiles et 45 à vapeur, ont été construits dans les chantiers canadiens, pendant l'année dernière.

Pourtant, la marine canadienne n'a pas dit son dernier mot, car depuis quelques années, le commerce do la colonie anglaise, qui s'était restreint jusque-là à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, semble s'animer au souflie industriel de la grande république, sa voisine, et paraît vouloir embrasser des horizons plus étendus.

POPULATION

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