‹ Notes sur le Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 13 sur 25 · cVnfs · texte numérisé non relu

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On obtient aussi pour Tannée 1870, à peu de choses prè<, les mêmes résultats, Im population étant alors: f

Pour les Ûtals-Unis, do 38.513.0o5 Ames. l>our lo Canada, do . 2.822.307 —

Si l'on considèro maintenant, comme il est facile de le prouver par les rapports du bureau d'émigration do Washington , que (9,005,920) neuf millions six cent soixante-cinq mille neuf cent vingt Européens sont venus, depuis 1820, s'établir aux États-Unis, et que, pendant le même laps de temps, l'émigration n'a donné au Canada que (300,000) trois cent

POPULATION

mille habitants tout au plus, on arrivera à la conclusion que, dans la population de la grande république, il est entré directement plus d'un quart d'élé/nents étrangers qui no figurent quo pour un neuvième environ dans celle des provinces canadiennes.

A rencontre des États-Unis, dont la population s'est recrutée chez toutes le« nations du globe, le Canada n'est peuplé que par les représentants de deux grandes nationalités. La multiplication desCanadiens d'origine fru.içaiso qui, lors de la oes^ion du Canada à l'Angloterro, ne cOii ptaient guère que (60,000) soixante mille membres, tient réellement du prodige.

En face de telles preuves, viendra-t-on dire encore, comme quelques écrivains l'ont prétendu, que la race française est impropre à la colonij^ation^

Le recensement de 1871, le seul qui ait été fait depuis la proclamation de la Confédération, a donné le résultat suivant pour toutes les provinces qui en font partie;

Proviuccs.

Ontario ■Haut-Canada) .

Quôl)L'c I Bas-Canada) .

Nuuvollc-Lcosse . . .

Kouveuu-Urunswick . .

llu du Piincc-Édouard.

Columbio briluuniquo ,

Population.

Provinces.

Population.

Manitoba 11.963

Territoire du iNord-Ouest. . . 85.000

Total.

Si nous nous on sommes tenu à établir la progression qui s'est effectuée dans la population du Haut et du Bas-Canada, depuis la découverte de la Nouvelle-France jusqu'à nos jours, sans tenir compte du mouvement, trèsaccentué aussi, qui s'est manifesté dans celles des autres provinces qui faisaient partie de l'ancienne colonie française, c'est que, dans ces deux-là seulement, des dénombrements réguliers nous ont permis de le faire d'une manière exacte. Du reste, nous crovons en avoir dit assez pour donner un aperçu de la marche progressive de la population au Canada.

On peut évaluer à environ 1,525,0001e nombre des catholiques et à 1,085,000 les membres de la race française répandus actuellement sur tout le territoire de la confédération canadienne. Le reste de la population totale appartient à différentes origines et à diverses religions.

La race anglo-saxonne et le protestantisme représenté par un assez grand nombre de sectes dominent cependant. On peut compter ,w,020,000 protestants et pas moins de

POPULATION

2,120,000 urnes de nationalités anglaise, écossaise et irlandaise. »

Le Bas-Canada est presque tout français et catholique, donnant 930,000 habitants d'origine française et 1,020,000 catholiques. La population irlandaise et catholique, qui y vil", explique la différence que Ton constate entre ces deux chiffres.

Par contre, la nationalité britannique et le protestantisme sont en grande majorité dans le Haut-Canada, où il n'y a guère que 75,000 habitants d'origine française et 275,000 personnes environ professant le catholicisme.

ABORIGENES

La race indigène sauvage qui, il y a à peine trois siècles, peuplait, à l'exclusion de toute autre, les vastes territoires de l'Amérique du Nopd, disparait tous les jour$ avec une rapidité remarquable.

Ces fières tribus d'Aîgonquins, d'Iroquois, do Natchez, de Hurons, de Sioux cl autres, seuls maîtres de ces contrées, quand Jacques Cartier

NOTES Srii LE CANADA

vint planter sur les rives du Saint-Laurent le drapeau de la civilisation européenne, n'existeront bientôt plus que par le souvenir.

À proprement parler, il n'y a plus guère de sauvages aujourd'hui dans les possessions britanniques de l'Amérique du Nord, si ce n'est dans la Colombie anglaise, Manitoba et le pays de la baie d'Hudson où on en compte encore 9G,128 éparpillés sur une superficie territoriale de 8,180,711 kilomètres carrés.

Le dernier rapport du ministre de l'intérieur, au Canada, constate qu'il n'y a déjà plus dans les provinces d'Ontario, do Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse que 29,827 sauvages répartis, comme suit, entre chacune d'elles :

On'.ario (IIaut-G;inada) Québec (Has-Ganada) ^ouvello-hcosso . . .

Nouveau- lirunsNvick .

Ile du Prince-Edouard

Uni i

il ,

Total 29.827

La population de ces cinq provinces étant collectivement de 3,571),7()2 âmes, l'élément indigène ne s'y trouve plus aujourd'hui que dans les proportions d'un sauvage contre cent vingt descendants des autres origines.

POPULATION

Les relations qui traitent des premiers temps de la colonisation de la Nouvelle-France, évaluent au moins à 190,0001e nombre des aborigènes qui la peuplaient, quand les Français prirent possession du pays. La plupart des tribus qui l'occupaient alors se faisaient la guerre entre elles. Les Iroquois, les plus belliqueux de tous les indigènes de cette partie de l'Amérique, avaient, depuis plusieurs années déjà, entrepris une guerre d'extermination contre les Hurons, leurs voisins, qui habitaient comme eux les contrées qui se trouvent au sud du lac Ontario, et avaient même remporté déjà contre leurs ennemis des avantages signalés. Cliamplain, qui venait de jeter les fondements de Québec, en 1G08, décida de prendre fait et cause pour les Hurons contre les Iroquois. Ces derniers, le plus souvent aidés et poussés par les agents de l'Angleterre, devinrent dès lors les ennemis irréconciliables et acharnés des Français, et mirent plusieurs fois la colonie naissante à deux doigts de sa perte.

Si on considère que lors de la fondation de Montréal, qui eut lieu en 1042, c'est-à-dire <'nviron cinquante ans après la première tentative un peu sérieuse de colonisation du Canada par la France, il n'y avait encore que deux cents colons européens, on se rend aisément

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compte de tous les dangers qu'eurent à courir les premiers occupants de cette colonie délaissée de la mère-patrie, toujours en lutte avec une nation guerrière et cruelle, vivant continuellement sur le qui-vive, la charrue d'une main et le fusil de l'autre.

Mais il V a déjà longtemps que ces farouches guerriers d'autrefois sont réduits à l'impuissance, et quoique, depuis plus de deux siècles, ils aient enterré la hache de guerre et vivent à l'ombre des traités, chaque jour leur race décroît et tend à disparaître.

Que doit-on conclure de cette dégénérescence singulière, qui produira avant longtemps, graduellement mais fatalement , l'annihilation complète d'une race puissante et vivace jadis, dans un pays où les descendants des races européennes qui y ont été transplantées, se multiplient d'une manière aussi surprenante.

Les Peaux-Rouges du Canada n'ont pas eu à se plaindre pourtant, depuis bien des années, des vexations ou des privations auxquelles on a pu attribuer leur disparition en d'autres pays. Les derniers débris de leurs tribus vivent, sous la direction de leurs chefs, sur des territoires dont la propriété leur est garantie par les traités et sauvegardée par des privilèges spéciaux qui les mettent à l'abri de dépréda-

POPULATION

tiens injustes de la part du gouvernement ou des particuliers. Ils ne peuvent pas non plus se plaindre d'être trop à l'étroit, disséminés, comme ils le sont, par tribus de quelques cents âmes, sur un territoire de 912,578 kilomètres carrés, qui ne contient pas trois millions et demi d'habitants, et dont une grande partie, encore inexploitée, leur est ouverte pour la chasse et la pêche.

Cependant au Canada, comme partout du reste où ils vivent en contact avec la civilisation moderne, sans cause apparente, ces robustes enfants de la nature s'étiolent et dé périssent.

Le fait est indiscutable ; mais où doit-on chercher la véritable cause de ce phénomène physiologique?

EDUCATION

mi 'tu

Dans un rapport fort intéressant que M. Levasseur présentait, dans le cours de l'été 1875, à rAcadériiic des sciences morales et politiqi es, SG trouve un résumé statistique de l'instruction primaire de différents pays.

Nous avouerons que nous avons été quoique peu étonné de voir la province d'Ontario (Haut- Ganada) figurer en têtede la liste, car, d'après M. Levasscur, 23 0/0 de la population totale fréquentent les écoles dans cette province.

Nous n'avons pas été le seul à éprouver cette surprise, si nous tenons compte du point d'interrogation majuscule qu'un journal, reproduisant ces statistiques, mettait en regard du chiffre proportionnel donné, pour cette province, par le savant académicien. Aussi avons-nous tenu à vérifier, sur des documents inattaquables, cet avancé qui a dû paraître un tant soit peu paradoxal à bien des gens. Mais en compul-

KDUCATION

santavecsoin les derniers rapports du ministre de rinstniction publique du Canada, nous avons acquis la certitude que ces chiffres n'étaient nullement exagérés.

Les recherches que nous avons du faire pour établir la véracité d^ cet avancé nous ont conduit à d'autres découvertes, pour le moins aussi curieuses.

Nous en sommes arrivé à la conclusion que, non-seulement le nombre des enfants fréquentant les écoles était, dans la province d'Ontario, de 23.41 0/0, mais que la moyenne, pour toutes les provinces de la Confédération, dépassait 19 0/0.

Si on considère qu'aux Etats-Unis lamoyenne de la population fréquentant l'école n'est que de 17 0/0 ; en Prusse et en Suisse, dont on a tant vanté le système scolaire, de 15 0/0, et en France de 13 0/0 seulement, on comprend aisément l'immense intérêt que le gouvernement canadien porte à l'instruction populaire.

Dans un excellent ouvrage que M. Chauvoau, ancien ministre de l'instruction publique au Canada, publiait l'année dernière, sous le titre de Prccis historique et statistique sur V instruction publique au Canada, nous trouvons de précieux renseignements sur les développements de l'éducation en général dans ce

pays, et sur celle du Canada français en particulier.

Nous le suivrons dans l'historique qu'il fait du développement de l'éducation dans la province française.

M. Chauveau fait remonter à l'année IGIG les premiers essais d'instruction tentés dans la Nouvelle-France. Les premiers, les récollets, essayèrent d'inculquer les éléments de l'instruction aux populations indigènes. A cette époque, mentionnent les relations du temps, le Frère Pacifique Duplessis faisait l'école aux enfants sauvages des ïrois-Rivières,leur enseignant la lecture et l'écriture, en même temps que le catéchisme.

Dès 1637, un collège se construisait à Québec. Deux ans après, Mme de la Peltrie et la Mère de l'Incarnation fondaient dans la même ville le couvent des Ursulines, la première école de filles de la Nouvelle-France. D'un autre côté, M. de Maisonneuve, gouverneur de Montréal, faisait venir, en 1653, la sœur Marguerite Bourgeois, fondatrice, dans le nouveau monde, de l'ordre de la Congrégation de Notre-Dame, qui, vers 1747, comptait déjà douze maisons d'éducation établies dans les principales paroisses de la colonie. En 1663, Mgr de Laval, évêque de Québec, fondait aussi dans sa ville

EDUCATION

métropolitaine un grand séminaire, auquel il adjoignit cinq ans plus tard le petit séminaire qui existe encore aujourd'hui.

Pendant assez longtemps, les progrès de l'instruction, ceux de l'instruction élémentaire surtout, furent lents dans le Bas-Canada. En raison des difficultés qu'éprouvaient les promoteurs de l'œuvre à obtenir les subsides suffisants pour la soutenir, à cause surtout de la mauvaise organisation du système luimême, le clergé catholique avait dû s'emparer de l'initiative et marchait, la plupart du temps, avec ses propres ressources.

En 1836, le nombre des écoles primaires en activité était seulement de 1,321, et celui des élèves des deux sexes qui les fréquentaient de 36,000 environ. Néanmoins, M. Garneau, l'historien national du Canada, porte à 57,000 le nombre total des élèves des maisons d'éducation de tous genres à cette époque, ajoutant à ceux des écoles primaires ceux des écoles indépendantes des collèges et des couvents.

Dans cet entre-temps, plusieurs collèges devenus depuis de grandes maisons d'éducation supérieure furent érigés, grâce aux efforts et au zèle des membres du clergé et d'un certain nombre de laïques qui s'étaient dévoués au succès de cette noble cause. Le collège de

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NOTKS SrU I.K CANADA

NicoU^t, dans lo diocèse deTrois-Iiiviôres, était fondé on 1801 ; un second à Saint-IIyacinthe, en LSI 2 ; un troisième à Sainte-Thérèse, en 1824 ; puis ceux de Sainte-Anne et de l'Assomption, le premier en 1827, le second en 18ÎJ2. Les protestants avaient aussi à Québec une école do ^n'ammairc d'où sont sortis un bon nombre de sujets distingués.

Pendant la session de 1835-30, on s'occupa quelque peu de régulariser le système d'éducation très-défectueux encore. Le Parlement vota même, pour être appliquée à ces fins, une allocation do sept mille six cent vingt livres sterling (190,500 fr. environ). On décréta aussi l'établissement d'écoles normales à Montréal et à Québec, mais cette dernière loi n'eut pas d'eflets immédiats.

Après l'union du Haut et du Bas-Canada, quelques réformes faites dans l'administration de l'instruction publique eurent pour effet de donner un nouvel essor à l'éducation dans la province française; ainsi, tandis que le nombre dos écoles primaires était, en 1847, de 1,613^ ayant 63,281 élèves, un rapport fixe à 1,817 le nombre des écoles, et à C8,;994 celui des élèves en 1849. Les années suivantes, l'augmentation qui se manifeste devient encore plus sensible, car, en 1854, le

i: Dr CATION

nombre des institutions scolaires 0!?t déjà de 2,795, et celui des élèves de 119,7137.

Dès 1S57, trois écoles iiurnialcs furent créées : deux catholiques et une protestante. Ce fut aussi dans le cours de la :nènie année que fut fondé le Journal de l'/nulnuliou puhliijuct publié dans les langues frarraise et anglaise. Une bibliothèque qui contint bientôt quinze à seize mille volumes fut aussi installée dans les bureaux de l'instruction publique, à Montréal.

Depuis cette époque, l'instruction au Canada a fait des progrès rapides.

Les chiffres suivants, tiré;? du recensement de 1871 , donneront une idée approximativement exacte de l'état de l'instruction primaire dans les provinces d'Ontario et de Québec, les doux plus importantes de la confédération canadienne et celles qui formaient, à elles seules, le Canada avant LSG7.

PROVINCE d'oNTARIO (uaUT-C.S.>'AI)A).

Allant à l'école,

Population totalo: 1.020.851

((inrçons. . . 190.284 fFilles. . . . 183.302

Moyeiino sur la population do 23.11 0/0.

Habitants Ag(^s do plus de \IIoinint-s. . . 375.531 21 ans ^Femmes. . . 350.035

Habitants do plus do 21 ans sachant liro

Hommes . . 340.125 Fommos. . . 322.002

Habitants do plus de 21 ans Hlommes . capables d'écrire fFemmos. .

PROVINCE DE QUKBEC (bAS-CANADA).

Population totale : 1.191.510

Allant à l'école Si^!!î'ǰ"^- • *

fl'illes. . . .

Moyenne sur la population : 15.55 0/0.

iiok:i«.>.« a • ^ 1 j rti (Hommes . . 205.249 Habitants âges de plus de 21 ans |p^^^^^^ ^ ^ 208.049

KDUCATION

llabilan»!' iV^és (lo |)luâ (lo 21 Oloinnus . . 157. Ki? uns sachant liro CKoininos. . . 184. 5Cy

llabilanls A^ôs do plus (le 21 ^Hommes . . 111.323 ans capables dVcri 0 fFomnios. . . 147.844

Ces chiffres, de la plus exacte aullienticité, prouvent d'abord le cas que les Canadiens font de l'instruction qu'ils obtiennent, en dépit des difficultés considérables qu'ils ont souvent à surmonter pour l'acquérir ; ils démontrent ensuite jusqu'à quel point le gouvernement du Canada tient à ce que l'éducation se propage dans ce pays, et quels sacrifices pécuniaires il doit faire pour obtenir des résultats aussi satisfaisants parmi une population qui, au premier abord, ne semble pas renfermer, à ce point de vue, tous les éléments de succès que l'on trouve chez la plupart des nations européennes.

L'instruction supérieure, quoique n'ayant pas atteint encore, dans un grand nombre de maisons d'éducation canadiennes, le degré de perfection auquel sont parvenus beaucoup de

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1, il ;

collégos en Europe, n'en a pas moins fait au Canada, depuis quelques années surtout, des progrès réels et efficaces.

Ainsi, la province d'Ontario compte seize collèges et universités et trente-trois pensionnats pour les jeunes filles, et celle de Québec possède cent soixante-six maisons d'éducation supérieure dont quarante-quatre pour l'instruction des jeunes gens et cent vingt pour celle des jeunes filles.

Le nombre et le sexe des élèves des maisons? d'éducation secondaire, de l'une et l'autre de ces deux provinces, se répartissent ainsi :

Province d'Ontario. . . j^^unes gens. . . .

r Jeunes filles. . . .

^ . ^ ^ -u (Jeunes gens. . . . 3.720

Province de Québec . . (j^^„^^ |„^g ^ ^ ^ ^^3^^

Si l'instruction primaire est un tant soit peu plus répandue dans la province d'Ontario que

KDUCATION

dans celle de Québec, il n'en est pas de même, comme un le voit, en ce qui regarde l'éducation supérieure.

Cette disproportion anormale qui existe entre les deux provinces, et qui est tout à l'avantage du Bas-Cannda, provient uniquement de la facilité qu'ont eue les collég-os fondés sous les auspices du clergé à s'établir et à se développer dans l'ancienne colonie française, dont la majeure partie de la population est restée catholique.

Le mouvement imprimé à l'instruction, au Canada, ne s'est point ralenti depuis 1<S71. Il a, au contraire, suivi une voie progressive très-accentuée et des plus rassurantes, comme il est facile de s'en rc^ndro com])te en jetant un coup d'œil sur les deux tableaux suivants que nous empruntons à l'ouvrage de M. Chauveau. que nous avons cité plus haut. Cet état, en d')nnant un aperçu exact de l'importance qu'avait atteinte en 1875 l'instruction dans les provinces de la Confédt'ratiou canadienne, permettra, en outre, d'établir des termes de comparaison entre chacune d'elles.

NOTES SUR LK CANADA

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